Qu'avez-vous lus récemment ?

Page 28 sur 28 Précédent  1 ... 15 ... 26, 27, 28

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Re: Qu'avez-vous lus récemment ?

Message  deadpool_az le Dim 23 Fév 2014 - 13:49

Bon après 1 an de patience pour enfin acheter tous les Before Watchmen en kiosque, je les ai enfin lu et en ai pondu un petit article :


Before Watchmen

http://www.comicszone.fr/dc/before-watchmen

_________________
avatar
deadpool_az
Ganache Admin
Ganache Admin

Messages : 3249
Date d'inscription : 09/05/2008
Age : 30

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Qu'avez-vous lus récemment ?

Message  deadpool_az le Lun 7 Avr 2014 - 19:18


Walking Dead t.19

http://www.comicszone.fr/image/walking-dead/t19-ezechiel


Grant Morrison présente Batman t.5

http://www.comicszone.fr/dc/batman/grant-morrison-batman/t5-le-retour-de-bruce-wayne


Grant Morrison présente Batman t.6

http://www.comicszone.fr/dc/933-t6-batman-contre-robin


Rhââ Lovely t.1 à 3

Intégrale des 3 « Rhââ Lovely », qui forment un dyptique avec les 2 « Rhââ GnaGna ». Rien à redire, Gotlib est intemporel. Des sketchs bien barrés, drôles, bavards, souvent introspectifs/philosophiques et énormément portés sur le sexe, et surtout sans aucun tabou. Quelques morceaux franchement cultes à l’intérieur (dont le sketch avec le Surfer d’Argent, éternel plaintif incompris, ou encore l’exorcisme d’un jeune garçon, ou encore encore le combat entre Bruce Lee et Super Dupont), et puis l’ensemble vaut encore plus le coup d’œil pour le trait parfait de Gotlib, dynamique, expressif, détaillé et exagéré, qui maîtrise son art comme pas grand monde.


DC Legacies t.1 et 2

Un peu à la manière de Marvels pour l’univers Marvel, DC Legacies va nous raconter l’histoire de l’univers DC au travers des yeux d’un simple citoyen, ici un brave flic qui va tomber en admiration devant ces héros. On va ainsi, de son point de vue, assister aux principaux événements qui ont fait l’univers DC : l’âge d’or avec les premiers héros dont la JSA, l’âge d’argent et l’arrivée de Superman et Batman, Infinite Crisis, la période sombre avec la mort de Superman et Batman se faisant briser la colonne par Bane et remplacé par Azraël, Green Lantern devenant Parallax, Identity Crisis et ce jusqu’au projet OMAC. Le tout est agrémenté de petites saynètes mettant l’accent sur un personnage en particulier (Sgt Rock, la période Camelot 3000…). Bon même si les passages avec l’observateur/fil conducteur sont convenus au possible, la narration est plutôt bien fait et on se plait à redécouvrir l’univers DC, dans l’ordre pour une fois. Néanmoins sur la durée l’ensemble s’essouffle, mais je pense que c’est aussi dû aux événements secouant l’univers qui augmentent à un rythme exponentiel, un peu comme pour Marvel, et donc tout est forcément plus dense et complexe sur la fin. Mis à part ça, la partie graphique est de haute volée : Andy et Joe Kubert, Bill Sienkiewicz, Brian Bolland, Dan Jurgens, Dave Gibbons, George Perez, J.G.Jones, J.H.Williams III, Gary Frank, Walter Simonson et Frank Quitely, rien que ça !


La Guerre des Mondes

Préquelle au très bon Scarlet Traces (j’en parle ici : http://www.comicszone.fr/dark-horse/scarlet-traces), qui se déroulait 10 ans après les événements qu’H.G. Wells raconte dans La Guerre des Mondes. On a donc droit à un préquelle d’un récit se déroulant à partir d’un roman connu, et donc forcément à la retranscription graphique de ce roman. Vraiment bien fichu encore une fois, surtout avec le trait un peu gras et naïf de D’Israeli, et les couleurs profondes qui font ressortir certaines planches apocalyptiques comme il se doit. Le scénario est plus convenu, forcément comme l’histoire est déjà connue il y a moins de surprises, et on regrette que tout cela aille si vite vu comme l’ensemble est bien conté, mais bon 100 petites pages c’est peu.

_________________
avatar
deadpool_az
Ganache Admin
Ganache Admin

Messages : 3249
Date d'inscription : 09/05/2008
Age : 30

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Qu'avez-vous lus récemment ?

Message  deadpool_az le Lun 19 Mai 2014 - 19:25


Blacksad t.2 à 5

J’avais lu le 1er tome il y a quelques années, et là j’ai enfin fini de lire ce qui compose pour le moment l’intégralité de cette série franco-belge culte (réalisée par des espagnols ^^). Se passant dans les années 50, cette série dotés d’animaux anthropomorphes est un vrai hommage aux polars, et propose des scénarios bien ficelés et surtout avec une ambiance à chaque fois particulière et palpable (chaque récit se passe dans un lieu différent et propose des thématiques à chaque fois propre à l’album). Les personnages sont crédibles bien que Blacksad ne soit malheureusement seulement qu’esquissé, mais on en apprend plus sur sa vie au fur et à mesure, donc le personnage se creuse au fur et à mesure. Mais mis à part ces scénarios de Juan Diaz Canales franchement bien fichus, c’est surtout le dessin de Juanjo Guarnido qui en met plein les yeux. Autant sur les personnages (les expressions des personnages sont étonnantes de vérité) que sur les décors, ses planches sont de véritables fresques et sont merveilleusement peintes, notamment au niveau des couleurs et des ombres. Une claque à chaque case.


Locke & Key t.6

http://www.comicszone.fr/idw/locke-a-key/t6-alpha-a-omega


Daytripper, au jour le jour

Au Brésil, un aspirant écrivain remplissant des rubriques nécrologiques pour un grand journal va décéder subitement. Puis encore une fois. Et ainsi de suite, tout au long des 10 épisodes que compose l’album. A chaque épisode, une mort. A chaque décision prise, le champ des possibles qui s’élargit, et une nouvelle vie, donc une nouvelle mort, qui apparait. Les frères jumeaux Gabriel Bà et Fàbio Moon nous conte l’histoire d’une vie et de ses multiples variables, où chaque vie/épisode va venir nourrir la vie/l’épisode suivant. Un procédé original et franchement intéressant, qui va permettre aux auteurs de réaliser une belle fable réaliste sur la vie, ses joies, ses peines, le tout dans une atmosphère mélancolique tour à tour désespérée et solaire. Par contre, peut-être dû à mes attentes hautes (tout le monde m’en disait beaucoup de bien), je n’ai pas accroché complétement aux épisodes : ça dépendait des histoires, en fait. Et je pense qu’on y gagne à lire le livre d’une traite, au calme, pour être bien dans l’ambiance, et pas en plusieurs fois comme je l’ai fait. Pour les dessins, c’est de l’indé plutôt correct, une sorte de sous-Craig Thompson avec une belle mise en couleur, volontairement terne mais plutôt juste. Reste quand même une œuvre très originale et profonde à découvrir.


Superman : For All Seasons

4 maxi-épisodes correspondant à 4 saisons, toutes contées par un narrateur diffèrent et illustrant les débuts de Superman : son enfance à Smallville, son arrivée à Métropolis et sa confrontation avec Lex Luthor. Le scénario est plutôt convenu mais arrive à nous faire accrocher de plus en plus à cette histoire qu’on connait pourtant par cœur. L’économie de mots renforce la justesse de l’histoire et des personnages. Mais c’est surtout sur les dessins que ça va valoir le coup, du grand Tim Sale comme on aime, sobre et pourtant d’une puissance folle, qui dessine à Superman qu’on aura rarement vu aussi iconique, avec en plus plein de splash pages pour nous en mettre plein la vue.


Concrete t.1-2

Ron Lithgow a été enlevé par des extraterrestres, qui ont échangé son cerveau avec l’un des leurs, si bien qu’il se retrouve dans une sorte de corps de pierre. Il arrive à s’échapper malgré tout, et devient rapidement célèbre. Malgré ce postulat qui fait très série B, Paul Chadwick va vite prendre un pli très réaliste en nous contant la vie de cet homme, attraction publique qui peine pourtant à payer ses dettes, et ses relations avec ses amis, patrons ou encore une scientifique à qui il fait de l’œil sans résultat. Les personnages sonnent justes, les situations aussi, et les histoires de Chadwick sont vraiment bien contées et profondes, avec pas mal de sujets divers et variés (sur l’isolement, l’écologie, les médias, la politique). En ce sens le personnage ressemble beaucoup au Swamp Thing d’Alan Moore, mis à part que celui-ci s’était mis à adhérer complétement à sa situation d’homme-plante. A part ça, le fait que chaque album soit une mini-série à part renforce la qualité de l’œuvre, puisque chaque histoire a pu être clairement composée sans une quelconque contrainte temporelle (en tout cas, c’est ce que l’on ressent). Pour les dessins, même s’ils sont très « 80s » (notamment l’immonde colorisation), ils restent très bon, notamment quand Chadwick s’essaye à différents types de mise en page très savoureux. Une excellente surprise, qui me donne envie de me procurer la suite en vo (les Semic Books comprennent uniquement les #1-5 et #6-10).


Superman : Kryptonite

Point de Smallville ici mais une mini-série se plaçant directement à Métropolis, pendant la romance de Superman et de Loïs Lane, et tandis que le bras de fer entre l’homme d’acier et Lux Luthor se dessine. Et un riche homme d’affaire véreux arrive et fait parler de lui, alors qu’au même moment est également arrivé une entité omnisciente prisonnière d’un bloc de kryptonite : Superman va donc enfin faire la douloureuse expérience de la perte de pouvoir, voire de la mort qui s’approche. Les 2 premiers tiers de l’album sont plutôt sympathiques, Darwyn Cooke s’y connaissant dans le style old school réactualisé un peu naïf mais lucide, et puis la bifurcation vers de la science-fiction pure prend assez mal sur la fin, même si c’est la conclusion qui réserve son lot de plus beaux moments. En tous les cas un scénario pas inoubliable mais plutôt sympathique. Sur les dessins c’est assez intéressant de lire coup sur coup – et par hasard – du Tim Sale à 10 ans d’intervalle, et sur le personnage de Superman en plus, qui est pour le coup plus fin et moins « bonhomme ». Et pour les dessins, ben c’est toujours autant la classe du Tim Sale, qui semble ici pour le coup beaucoup plus rugueux, instinctif, avec parfois un petit côté Franck Miller. Dommage juste que la fin soit un peu bâclée, je n’attendais pas trop ça de la part de Sale. Mais en gros, un récit sans prétention de Superman plutôt sympa et bien fichu.


Stormwatch : Team Achilles t.1

Suite officieuse de Stormwatch ayant durée 23 épisodes et se déroulant après le massacre du groupe originel ayant conduit à la création de The Authority. Ici Stormwatch est dirigé par l’ONU et ses membres, bien que sans super-pouvoirs, sont chargés de régler les conflits causés par les super-héros. Micah Ian Wright propose un scénario dense, ambitieux, faisant se combiner géopolitique, personnages badass et affrontements violents. Bon même si on sent qu’il y met de la bonne volonté, l’ensemble manque vraiment de fluidité et de fun et est massacré par les dessins de Whilce Portacio. Déjà qu’au début des 90s il peinait à se démarquer de la vague émergente des dessinateurs estampillés « Image » (Jim Lee, Todd McFarlane, Greg Capullo), son trait rigide, ses personnages crispés, sa profusion de petits traits qui ne servent à rien dans tous les sens… achèvent le lecteur. Bref un rendez-vous manqué, on sent qu’il y a du potentiel mais malheureusement on est loin d’un produit potable… N’empêche que j’aurai bien acheté la suite pour quelques euros si elle était sortie en vf.

_________________
avatar
deadpool_az
Ganache Admin
Ganache Admin

Messages : 3249
Date d'inscription : 09/05/2008
Age : 30

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Qu'avez-vous lus récemment ?

Message  deadpool_az le Dim 13 Juil 2014 - 12:10


Nexus t.1

Pour le 1er tome de leur série Nexus (qui n’aura duré qu’un tome), Semic prend le risque de commencer avec des épisodes récents, à savoir le one-shot The Origin (#81 tout de même) et la saga Executioner’s Song (#89-92). On commence donc avec les origines du personnage, extra-terrestre doté d’un pouvoir quasi divin et qui va faire régner la justice dans la galaxie en exterminant les vilains, puis après une sorte de grosse ellipse (tu m’étonne, on découvre à peine la série) on découvre plus en profondeur Nexus et son difficile héritage. De l’excellente série de science-fiction, naïve sur la forme (qui rappelle les comics des années 50 à la Flash Gordon) et pourtant très profonde et sombre sur le fond (avec des régimes planétaires fascistes, des références au nazisme…), et avec en plus un côté fou/absurde et un rythme trépidant. Les dessins très élégants et purs de Steve Rude y sont pour beaucoup, tout comme ses compositions de pages alambiquées et très bien pensées. Vraiment, rien à jeter dans cette excellente série qui donne envie de très vite se procurer les tpb vo pour découvrir tout cet univers intéressant.


X-Men : Days of Future Past

Je profite de la sortie du film pour découvrir avant la saga qui l’a inspiré. Première surprise : l’histoire ne tient que sur deux épisodes, les #141 et 142 de la série The Uncanny X-Men. Mais bon, l’ensemble est bien chargé puisqu’à l’époque on faisait plutôt dans le chargé que dans la décompression. Au niveau du scénario, un jeu de retour dans le temps assez savoureux, avec en plus un futur très sombre à la clé (dont on aurait aimé avoir encore plus d’informations ou de séquences, mais bon ça sera développé par la suite dans l’univers des mutants). Après au-delà de l’intrigue le reste est plutôt classique, surtout les combats entre les X-Men et les Mauvais mutants : un 1er combat où les X-Men se font éclater (#141), puis un second où ils gagnent largement (#142), original. Scénario plutôt classique et sympathique donc, et puis surtout excellents dessins de John Byrne, qui sait dessiner les super-héros avec un style comic-book des plus savoureux.


Leave it to Chance t.1

Dans la ville d’Echo du Diable, cité urbaine où la magie règne et est tolérée, et où des goblins vivent dans les égouts, la jeune Chance, héritière de la famille Falconer, les plus puissants magiciens, va désobéir à son père et déjouer un complot lors des élections municipales, le tout avec son dragon StGeorge. Un récit d’aventure tout public où le côté imaginaire/réaliste rappelle Fables ou encore Courtney Crumrin. Sauf que cette série a été écrite bien avant (1996). On a droit ici au 4 premiers épisodes, et l’ensemble en comptera au total 13, mais Semic n’a jamais publié la suite. C’est plutôt sympathique, bon enfant et avec un univers intéressant. Dommage que tout soit surligné et que le scénario soit peu attrayant, alors que les dialogues et le monde sont à l’inverse vraiment immersifs. Le dessin quant à lui vaut vraiment le coup d’œil : du Paul Smith un peu cartoony et surtout vraiment léché, c’est beau et propre. Plutôt sympathique sans être exceptionnel (malgré les Eisner et Harvey awards remportés), qui souffre de la comparaison avec d’autres sagas du même genre beaucoup plus récentes.


JLA : Légendes

Voulant relancer la machine qui commençait à s’essouffler après le maxi-event Crisis on Infinite Earth, DC propose avec l’event Legends le lancement de plusieurs nouvelles séries, dont le nouveau Flash Bart Allen, la JLA de Giffen et DeMatteis et Captain Marvel / Shazam. Et pour cela, rien de plus simple qu’un gros even ou Darkseid fait en sorte que la population terrienne ne croit plus en ses héros, et se mette même à les détester ! Un déroulement classique (plan du méchant, défaites des héros puis bouleversement/victoire) mais bien fichu : c’est prenant, bien écrit (même si ça reste assez naïf, surtout au niveau d’un Darkseid largement moins crédible qu’un Thanos), et puis surtout il y a l’excellent et classique John Byrne aux dessins. Très recommandable.


Hellspawn

Série dérivée de Spawn (mais centrée malgré tout sur Al Simmons), qui aura durée en tout 16 épisodes. Seuls les deux derniers Semic Books sur les 3 sortis à l’époque son trouvables, et encore ça n’allait que jusqu’au #12. Donc début en vo, milieu en vf et fin en vo. J’avais vraiment envie de les lire parce qu’on commence avec Brian Bendis au scénario pendant sa bonne époque, et le peintre australien Ashley Wood aux dessins. Et si ce dernier assure et rend vraiment un Spawn magnifique, Bendis est confus au possible. Ok c’est du Spawn, donc c’est noir, glauque, etc., mais pas la peine d’essayer de faire dans le plus sordide possible et de nous embrouiller avec une narration éclatée. Si encore on avait eu affaire à un dessinateur « clair », pourquoi pas, mais les planches d’Ashley Wood est parfois ardues à bien comprendre. C’est le spécialiste de l’horreur Steve Niles qui prend la suite de Bendis, et l’alter ego de Wood, Ben Templesmith, qui officie sur les dessins. Je suis fan de Templesmith donc c’est forcément ma came – un peu plus sombre que Wood, même si on sent qu’il a pris la relève un peu dans l’urgence. Pour le scénario, c’est plus carré et compréhensible, et le coup du Spawn roi d’un nouveau monde était assez sympathique même si ça traînait en longueur. Bilan plutôt moyen donc.


Spawn : The Undead

9 épisodes pour cette série composée uniquement d’histoires courtes sur les derniers instants d’individus, et le rôle de Spawn dans tout ça. On assiste donc à des morceaux de vie, sombres forcément, avec un peu d’espoir parfois. C’est Paul Jenkins qui se charge plutôt habilement du scénario, ça casse pas des briques mais c’est fluide et plutôt prenants. Quant à Dwayne Turner, son style très inspiré par McFarlane ou Cappullo reste très correct, avec quelques jolies planches. Une série anecdotique mais de qualité plutôt correcte. Bon j’ai lu beaucoup de séries dérivées de Spawn uniquement pour les scénaristes (Neil Gaiman, Alan Moore, Brian Bendis, Paul Jenkins), il faudrait peut-être que je me mette à la série principale, au moins pour découvrir.


The King

Il semble qu’Elvis soit réapparu : il donne des concerts dans un hôtel à Las Vegas, son nombre de fan(-atiques) s’accroit et il a convoqué un journaliste afin qu’il écrive un article sur ce retour. On assiste donc, par les yeux de ce journaliste, à la rencontre avec le King (où ce qui semble être le King, puisqu’il garde un masque) et son cercle privé où il fait office de quasi-gourou. Et par le biais d’interviews avec le monsieur et son entourage intime, le simple reportage va devenir enquête puis thriller. Un récit plutôt bien ficelé, au scénario quand même attendu et sans réels surprises, mais qui joue bien du mystère et du fait de croire ou de ne pas croire, ou de ne pas vouloir croire. C’est original, sympathique et ça se lit plutôt bien. Le dessin est maîtrisé, un peu trop exagéré parfois mais c’est assez joli et le storytelling est sans faille. Une découverte plutôt sympathique donc, et si vous le trouvez comme moi à 2€50 en magasin de déstockage n’hésitez pas.


Dreamwar

Crossover entre l’univers DC et l’univers Wildstorm. A lire déjà bien armé parce que le bouquin comprend vraiment les univers dans leur ensemble, même les groupes les moins connus (genre la Légion des Super-Héros pour DC, je connaissais quasiment pas, et tous les groupes Wildstorm : WildC.A.T.S., The Authority, Stormwatch, Gen 13). A part ça c’est du crossover classique, à savoir que les deux équipes s’affrontent au début, puis réalisent qu’elles se trompent, unissent leur force et puis voilà. Plutôt bien géré même si je trouve que l’affrontement entre les deux équipes au début traînait un peu en longueur, surtout que la plupart des personnages sont loin d’être idiots et là on a l’impression qu’ils cherchaient uniquement à se taper dessus. Mais bon, globalement un crossover plus qu’honnête, autant pour le scénario classique mais efficace que pour le dessin très correct.


Trois jours en Europe

Un couple bât de l’aile. Pour leur anniversaire de rencontre, lui décide de l’inviter passer un week-end à Londres, elle de l’inviter passer un week-end à Paris (ou inversement, me souviens plus bien). Et les deux vont chacun débarquer dans une capitale, et vivre des aventures rocambolesques avant de se retrouver. Bon ça se lit sans s’ennuyer mais franchement, tout est d’un convenu et d’une médiocrité… C’est fade, sans personnalité. Bof.

A venir : chronique du dernier Walking Dead

_________________
avatar
deadpool_az
Ganache Admin
Ganache Admin

Messages : 3249
Date d'inscription : 09/05/2008
Age : 30

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Qu'avez-vous lus récemment ?

Message  deadpool_az le Jeu 7 Aoû 2014 - 22:23


Walking Dead t.20

http://www.comicszone.fr/image/walking-dead/t20-sur-le-sentier-de-la-guerre


Doktor Sleepless t.1 et 2

Du Warren Ellis bien barré, où dans une ville futuriste un peu steampunk à la Transmetropolitan, le Doktor revient (a priori il a eu auparavant quelques démêlés avec la justice et aurait disparu de la circulation un bon moment) et décide de révolutionner le monde ! Il faut bien s’accrocher avec cette narration très dense, ces idées bien délirantes et portnawak et ces personnages hauts en couleurs dont ce Doktor à la fois intriguant, inquiétant, bon et mauvais, le tout fortement inspiré du concept de Transmet’. Bon comme on n’a que les 8 épisodes ici sur les 13 sortis aux Etats-Unis, pas mal de zones d’ombres subsistent et ce qui aurait pu être du Ellis de bon niveau retombe à cause des dessins assez catastrophiques d’Ivan Rodriguez, chargés et confus. Comme pour pas mal d’autres travaux d’Ellis, on se rêve à imaginer ce que ça aurait donné avec un bon dessinateur. Y a rien à faire, des auteurs barrés comme Ellis, Morrison ou Milligan nécessitent un dessinateur de qualité pour mettre en image leurs scénarii WTF. Dommage donc.


Scarlet

J’avoue que je l’ai retardée, cette lecture de Scarlet de Bendis. J’étais fan du scénariste il y a un paquet d’années (j’adore toujours autant d’ailleurs ses premières productions) mais maintenant j’ai vraiment du mal avec ses tics scénaristiques. Et là pourtant, très bonne surprise dans ce polar où on suit une jeune femme, victime d’une exaction policière (son copain a été tué sans raison), qui va décider de se venger et de foutre un peu le bordel dans les hautes sphères de la loi. Déjà la narration est bien fichue, avec ce personnage principal qui s’adresse directement au lecteur, et puis même si l’ensemble n’est pas très original ça reste bien rythmé, les dialogues sont très bons et Alex Maleev est toujours aussi bon avec son style si particulier, un peu plus clair qu’à l’accoutumé.


Ex Machina t.6

A cause d’une coupure d’électricité générale à New York, notre président n’a plus ses pouvoirs. Et en plus, un visiteur du futur arrive pour le tuer… Bon difficile d’apprécier ce tome sans avoir la suite puisqu’on finit vraiment sur un clifhanger en bonne et due forme. Mis à part ça c’est plutôt bien géré, et à la différence d’Y the last man j’ai l’impression que la série ne cherche pas à combler de vide, que rien n’est vraiment de trop. Alors même si je préfère pour le moment Y, j’aimerai bien lire Ex Machina dans son intégralité pour me faire un peu une idée, parce que c’est vraiment de la série politico/science-fiction très originale. Et puis même si Tony Harris fait parfois un peu trop figé ou photo-réaliste, il a un style assez unique qui me plait bien.


Powers t.8

On apprend qu’après les événements de Powers 7, les super-pouvoirs sont désormais interdits dans tous les Etats-Unis. Les flics de Chicago, notamment le tandem Christian Walker – Deena Pilgrim se retrouvent donc bien démunis quand tous les super-vilains, se moquant de la loi, décident de n’en faire qu’à leur tête. Encore un excellent tome pour une des meilleures séries méta-super-héroïques et policière du moment. Les dialogues, les rebondissements, les personnages, l’analyse qu’il y a derrière tout ça, avec en plus les dessins carrés et cartoony ultra-maîtrisés de Michael Avon Oeming… C’est la grande classe. Dernier tome pour l’instant en vf, et oui car la série ne marche malheureusement pas en France, donc pour le reste va falloir passer en vo :/


Mortis Jr t.1 et 2

Version comics d’un jeu vidéo apparemment assez mauvais (Death Jr), alors que le comics a reçu de bonnes critiques. Et c’est vrai que c’est plutôt une bonne surprise, alors que je m’attendais à un banal truc goth pour gamin… On suit Death Jr (ou Mortis Jr dans la vf), enfant de la Mort (qui est un gentil papounet avec son bambin), et qui va débuter ses classes, en rentrant dans la bande des « freaks ». Il va aussi réveiller un démon ancestral, et là c’est moins drôle. Une petite série sans prétention et vraiment bien gérée, sans trop de références, et surtout bien dosée au niveau de l’humour, de l’action, des rebondissements, avec aussi ce fameux passage de flambeau/passage à l’âge adulte entre la Mort et son fils. L’ensemble de la série comprend deux tomes, donc tout est sorti en vf, et le second tome avec le fiston qui fait son premier job d’été dans l’entreprise de son père est vraiment drôle, sans être gavé de références (et pourtant des récits/films Burton-like, on en a eu jusqu’à l’overdose). Et puis sur les dessins, c’est l’éclate. 1ère fois que je vois Ted Naifeh colorisé (Courtney Crumrin, GloomCookie, même Polly et les Pirates sont en noir et blanc) et la couleur assez claire et légère rend vraiment bien, et puis on sent que Naifeh s’éclate sur les dessins, notamment pour les scènes d’action ou encore pour le rendu de Mortis Jr, qui a la méga-classe avec sa faux. Très bon !


JSA t.1 et 2

Ces deux Big Books sont tout ce qu’on a eu en vf de la série JSA de 1999, soit un peu plus de 25 épisodes, et donc une cinquantaine qui n’ont jamais été publiés en France. Et c’est bien dommage, tant cette série old-school sur la toute première équipe de super-héros de comic-book, après des débuts laborieux (l’introduction par le grand James Robinson est une catastrophe), comprend tout ce qui fait l’essence d’une bonne série de comic-book classique : un amour du genre, pas de second degré, des personnages bien étoffés, des scènes d’actions alternant avec des scènes plus intimistes, des vilains qui sont vilains… Et puis en plus avec une gamme de héros ultra-iconiques : le 1er Green Lantern, le 1er Flash, Hawkman, Dr Fate, Dr Mid-Nite, Wildcat, Black Canary. Pour les dessins, là encore du très classique, plutôt convenable et correct sans être exceptionnel. Bref un bon moment passé avec cette équipe, suite en vo obligée !


Anna Mercury t.1

Encore une des nombreuses séries d’Ellis pour Avatar, c’est-à-dire : un immense scénariste qui fait du travail juste honnête, accaparé d’un mauvais dessinateur et que l’éditeur sort avec de nombreuses et jolies variant covers pour appâter le chaland. Bon par contre ici on est plutôt dans du sympathique (à des lieux donc d’Ignition City). On suit Anna Mercury (bon c’est un nom de code bien évidemment), agent secret en mission sur une des 9 planètes invisibles gravitant autour de la Terre, qu’on peut visiter uniquement en étant sur la bonne fréquence dimensionnelle et juste pour un petit moment. Les 6 épisodes se lisent très vite, alternant action déjantée (du fait de son statut hors de l’espace, Anna peut jouer avec la gravité) et explications complexes et barrées, avec en plus un contexte géopolitique entre les planètes déjà bien posé. Mais Ellis se débrouille bien : c’est à la fois dense et assez limpide à lire. Par contre on le sent encore roublard : certes l’univers est original, intéressant et bien fouillé, mais l’écriture est en mode pilote automatique et les nombreuses scènes d’actions qui jonchent l’album (même si elles sont nécessaires et plutôt bien amenées) sentent quand même assez le remplissage. Et encore une fois, l’ensemble aurait pu être très bon avec un dessinateur de talent. Ce Facundo Percio se débrouille plutôt bien mais il peine parfois à être lisible devant les visions grandiloquentes de l’auteur. Seuls deux autres épisodes sont sortis aux Etats-Unis, à mon avis on va attendre un bon moment avant d’avoir un deuxième album. Pas exceptionnel donc, mais une bonne surprise.


Shockrockets

Il y a plusieurs dizaines d’années, des extra-terrestres ont voulu conquérir la Terre. Menés par un général fougueux, les Terriens ont réussis tant bien que mal à leur capturer des vaisseaux et à les retourner contre eux-mêmes. Seulement, une fois ceux-ci partis, le général prenant la grosse tête va réclamer un pays, et partir en croisade contre différents Etats de la planète. Il va être aidé pour cela d’armes extra-terrestres qui ont été capturées. Mais heureusement, la Terre possède une escadrille de Shockrockets, des pilotes hors pair chevauchant des avions de chasse extra-terrestre. Et le jeune Cruz, venant d’une famille pauvre, va faire partie de ce groupe de pilotes chevronnés un peu malgré lui… Je résume juste un peu l’histoire pour expliciter cette excellente surprise, autant au niveau du scénario très dense de Kurt Busiek, alternant action, contexte géopolitique et scènes intimistes dans un superbe récit de science-fiction bien mené et regorgeant de personnages profonds et d’énormément de surprises, que sur les dessins avec un Stuart Immonen un peu moins minimaliste qu’actuellement mais toujours aussi bon au niveau du storytelling et de son approche à la fois réaliste et « comic-book », avec en plus un côté manga pour les vaisseaux. On voit qu’il se fait plaisir dans les nombreuses escarmouches aériennes qui parsèment l’album, et les 6 épisodes sont un pur plaisir qui m’a pas mal fait penser, dans l’esprit (une escouade d’élite contre une menace, l’ambiance héroïque et aventureuse, le côté science-fiction), à Pacific Rim. Rien que ça.


Mister Sixties

Album thématique comprenant des histoires de Crumb centrées sur les sixties : flower power, mouvements de libération de la femme et compagnie. Et bien évidemment, alors qu’on a associé à son insu l’artiste underground dans ce mouvement contestataire, celui-ci n’en a pas une vision franchement joviale et nous assène des sketchs vraiment excellents, tout en sarcasme et en humour acerbe et contenu, autant sur les hippies que sur les personnes contre le mouvement. C’est extrêmement bien dessiné (son style est vraiment unique : noir, nerveux, à fleur de peau et incroyablement détaillé), les dialogues sont profonds et drôles, c’est très adulte (autant dans l’humour que dans les innombrables scènes de sexes libertines et crues qui jonchent l’album), bref toujours excellent, un des meilleurs Crumb de l’anthologie Cornélius je trouve.


Superman : Superfiction t.1 et 2

En fait ces deux tomes de Superman : Superfiction ne correspondent pas à une maxi-série mais à 13 épisodes de run de Joe Casey sur la série régulière Adventures of Superman. C’est fait un peu bizarre au début de lire ça dans en album alors que ça aurait plus ça place en kiosque, mais globalement la qualité est plutôt bonne, c’est juste que ça ne forme pas un « tout », un ensemble qui se suffit à lui-même. Sur le scénario Casey se fait plaisir en proposant pas mal d’idées astucieuses et de variations autour du l’idée de l’homme d’acier, du surhomme, comme il avait fait avec Mr Majestic dans l’univers de Wildstorm : c’est plutôt sympa, ça se lit bien même si on est loin d’atteindre des sommets, mais globalement ça reste de la lecture de bonne qualité, qui flirte un peu avec les concepts déjantés de Grant Morrison. Derek Aucoin assure les dessins de façon très convenable, je ne suis pas forcément sensible au style de cet auteur mais au moins il y a de la personnalité. Charlie Adlard est présent également sur 2 épisodes, et c’est la 1ère fois que je le vois sur du dessin de super-héros. Et comme pour Walking Dead, Codeflesh ou encore Corps de Pierre, il se débrouille très bien.


Superman / Madman : Hullabaloo !

La rencontre entre Superman et Madman, la créature culte de Mike Allred. Un crossover malheureusement sans grande originalité, et un peu lourd narrativement puisque chaque scène se répète entre l’univers de Clark Kent et celui de Frank Einstein. Mais bon, reste ce grain de folie propre au monde de Madman, quelques scènes déjantées et surtout le dessin et le design d’Allred, véritable concentré de pop-culture qui fait le bonheur des mirettes. Dommage que l’édition d’Indeez soit si foncée et parfois un peu flou (mais c’est peut-être une constante sur la colorisation d’Allred, je me souviens qu’X-Statix presents : Dead Girl était bien sombre et assez flou aussi (c’est flou ça quand même !)). Bref, sympathique sans plus.


Miracleman t.1

Après plus de 15 ans bloqués pour des problèmes de droits et de sous, la série culte d’Alan Moore débarque enfin en édition remasterisée ! (la colorisation et les variants covers sont superbes). Pour l’histoire, Alan Moore a repris en 1982 la série Miracleman, créée dans les années 50, et va remettre tout à plat et commencer à disséquer et déconstruire le mythe du super-héros, avec des histoires profondes, réalistes et à plusieurs niveaux de lecture. Ce sont les débuts du scénariste et pourtant on commence déjà à apercevoir les bribes de ce que seront Supreme, Top Ten ou encore Watchmen. Du grand art autant pour les histoires (même si la narration 80s à tendance à toujours tout alourdir), l’écriture comme pour l’analyse du genre, notamment avec cet amour du golden age des comic-books. Et puis sur les dessins c’est l’énorme claque : Gary Leach, dessinateur réaliste et ultra-minutieux, emporte tout sur son passage. Il est parfois remplacé par Alan Davis, qui s’en sort également très bien, avec un trait un peu plus détaillé et moins lisse que maintenant : du coup la transition entre les deux dessinateurs passe toute seule. Bref, une bande-dessinée culte qui n’a pas volée sa renommée, alors vivement la suite ! Dommage juste que Panini ai opté pour la couv’ de Quesada, une des moins bonnes de la réédition de ce chef d’œuvre par Marvel (y avait quand même du Cassaday, du Young, du Jones, du Yu, Davis, Adams, Hitch, etc etc.)


Chimichanga

Petit conte signé Eric Powell (l’excellentissime série The Goon), où Luna, petite fille à barbe vivant avec sa famille dans un cirque itinérant / foire aux monstres, va rencontrer une espèce de troll débile mais attachant, un peu comme un gros toutou ultra-puissant quoi. Ce troll va permettre au cirque de se refaire un peu de sous, mais divers éléments perturbateurs vont faire se séparer la petite Luna du monstre, qu’elle a baptisé Chimichanga. Vraiment une petite merveille que ce bouquin, alors que je n’en attendais pas énormément. Un joli petit conte pour petits et grands, émouvant et très drôle, bien raconté et surtout très juste et pudique, avec en plus un univers semi-horrifique et très « freaks », à la Tim Burton. Et puis comme pour The Goon, les dessins emportent tout sur leur passage. Mélange de réalisme et de cartoon, l’ensemble confère un aspect à la fois déjanté, nostalgique et mortifère à l’album. Puis le tout est rehaussé par l’excellente colorisation de Dave Stewart (Hellboy), qui fait ressembler chaque planche à des fresques peintes. Rien à redire donc, un excellent bouquin." />" />

_________________
avatar
deadpool_az
Ganache Admin
Ganache Admin

Messages : 3249
Date d'inscription : 09/05/2008
Age : 30

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Qu'avez-vous lus récemment ?

Message  deadpool_az le Lun 15 Sep 2014 - 20:04


Marvels – L’Oeil de l’Objectif

Suite du chef d’oeuvre Marvels de Busiek et Ross, on ne retrouve malheureusement pas pour l’occasion le merveilleux peintre, remplacé par un dessinateur plutôt correct mais sans grande personnalité. Pour le scénario, Busiek prend le partie cette fois non pas de dépeindre l’avènement des super-héros dans les années 60, mais surtout le changement de l’aire du temps des années 70-80, avec des héros plus durs et sombres, des héros ambigües, des civils qui ne croient plus en eux ou se plaisent à les détester, toujours par le regard du même photographe/écrivain que pour le 1er Marvels. Sans être à la hauteur de l’œuvre originale, cette pseudo-suite ce lit plutôt bien, et le propos est pertinent même si on sent que Busiek s’est un peu forcé à écrire une suite. Sympathique, sans plus.


La Brigade Chimérique – Intégrale

Après la 1ère Guerre Mondiale, la découverte du radium par Marie Curie a permis l’avènement des super-héros sur la planète, ce qui ne va pas empêcher les tensions croissantes entre les pays se dirigeant tout droit vers une seconde guerre ouverte… Un habile récit fantastique et géopolitique qui se permet en plus d’analyser le medium super-héroïque, avec un ton classieux et élégant très « début du XXème ». Les personnages sont vraiment intéressants, et l’ensemble est un excellent croisement entre Hellboy et La Ligue des Gentlemen Extraordinaires, avec un dessinateur qui rappelle un peu Mignola. Du très bon comic-book franco-belge.


Fantastic Four – 4

1er arc (4 petits épisodes) du run de Robert Aguirre-Sacasa qui date de quand même quasiment 10 ans, où l’entreprise familiale des Fantastic Four se retrouve en liquidation judiciaire suite à l’incompétence de leurs financiers. Pas de grande menace donc, pas de Fatalis ou de Galactus pour le coup, mais juste un récit intimiste où chacun va devoir changer drastiquement ses habitudes. C’est plutôt sympathique, même si ce scénario novateur n’empêche pas le manque de surprise… Mais bon, ça se laisse plutôt bien lire et McNiven – de son style si particulier, pur et maîtrisé – gère comme il se doit la partie graphique.


Thor –Roi des Orages

Mini-série où nous est contée, par le biais de récits de vikings, une ancienne aventure du Thor, qui en était alors à ses débuts de jeune guerrier fougueux. Kurt Busiek revient aux sources avec ce récit mythique et grandiose rendant hommage aux œuvres de Stan Lee et Jack Kirby, qui insistaient bien sur la dualité entre le dieu Thor et son côté humain et intimiste. Et pour le coup c’est l’excellent Steve Rude aux dessins, qui arrive sans mal à nous plonger dans les années 60 avec son trait d’une pureté sans pareil, et toutes ces excellentes références aux fresques de Kirby. Malgré un scénario parfois un peu chargé et pompeux, l’ensemble est vraiment très bon.


X-Men Universe t.7 : X-Factor #241-246

On commence tranquillement à se diriger vers la conclusion de l’excellente série X-Factor, qui se démarque largement des séries classiques de super-héros : ici, 6 épisodes mais aucun super-vilain, aucune baston, juste des interactions entre des personnages fouillés et que Peter David développe à merveille (j’adore ce qu’il a fait du personnage de Shatterstar). Du rire et des larmes, et toujours des dialogues qui sonnent juste. Du coup ça me donne encore plus envie de trouver les albums que j’avais loupés pour tout lire d’un coup, parce qu’X-Factor est vraiment une des meilleures séries mainstream du moment.


Marvel Universe t.6 : Rocket Raccoon

La 1ère mini-série mettant en scène le personnage de Rocket Raccoon, et développant son univers complétement barré : une terre où ont été déposés des humains aliénés, et où des robots sont conçus par des animaux intelligents créés pour divertir ces humains… Oo C’est vraiment loufoque, TRES original, bien WTF et ça se lit plutôt bien même si la narration (années 80 oblige) assez lourde ne permet pas de lire l’ensemble des 4 épisodes d’une traite. Mais malgré ça les dialogues sont assez savoureux, et c’est surtout l’occasion de voir Mike Mignola sur les dessins, bien avant qu’ils ne trouvent son style minimaliste si particulier avec Hellboy (style qui commencera à arriver chez DC avec le graphic novel Cosmic Odyssey). Mais malgré ça, c’est déjà franchement beau.


Logicomix

Un comics qui a pour but de nous raconter une partie de l’histoire des mathématiques, et plus particulièrement la période entre la fin du XIXème siècle jusqu’à la 2nde guerre mondiale, quand des logiciens essayaient de rendre cohérent et « logique » la science des mathématiques, leurs fondements, jusqu’à essayer de trouver des règles régissant autant les mathématique que la vie et les personnes elles-mêmes, notamment par les mécanismes de la raison. C’est donc toute cette histoire qui nous est contés, de découvertes en découvertes, et aussi de désillusions en désillusions. Le tout se déroule sur plusieurs plans : on assiste d’abord aux auteurs du livre et à leurs travaux pour créer la bande dessinée, puis à Bertrand Russell dans son vieil âge, philosophe et mathématicien, qui va lui-même nous parler de sa vie et de sa quête inaboutie. Un comics sur plusieurs niveaux de lecture donc, et au scénario très complexe mais pourtant d’une limpidité éblouissante. C’est clair, passionnant, et l’idée des auteurs de nous montrer que chacune des figures marquantes de cette « quête des fondements » cache en lui des traumas profonds expliquant son acharnement est également très intéressante. C’est donc autant un livre sur la recherche en mathématiques que sur l’humain, le tout plongé dans un contexte historique très bien rendu et avec un dessin pur et aéré. Un véritable tour de force très impressionnant, et un des meilleurs graphic novel que j’ai pu lire.


Neonomicon

Alan Moore s’intéresse aux récits de Lovecraft en deux parties : la 1ère avec un policier enquêtant sur des meurtres ayant trait à une divinité (Cthulu) et devenant progressivement fou, que j’avais déjà lu en vo il y a plusieurs années sous le titre « The Courtyard » : un court récit, glauque et soutenu, plutôt bien fichu. Ensuite vient une mini-série en 4 épisodes, où un duo de policiers sont dépêchés pour enquêter sur ce qui est arrivé à ce policier ayant commis des meurtres affreux après son enquête. Inspiré plus particulièrement de « Dagon », cette plongée dans la folie avec un groupuscule d’illuminés s’adonnant à des pratiques extrêmes est également très glauque, mais beaucoup moins prenant que le court récit qui précédait. On sent que Moore est un féru des récits de Lovecraft mais il n’arrive qu’à moitié à rendre palpable ce qui émanait des œuvres de l’écrivain. Peut-être est-ce dû au dessinateur Jacen Burrows ? Son trait clair et limpide est agréable, et il n’épargne rien au lecteur (c’est plutôt trash), mais un dessinateur plus sombre aurait peut-être ajouté à l’atmosphère mortifère du bouquin. Moyen.


Marvel Classic t.15 : Les Gardiens de la Galaxie

Un tome de Marvel Classic reprenant quelques vieilles histoires des 1er Gardiens de la Galaxie, avant donc l’équipe que tout le monde connait. Bon ça sonne très années 70 mais le tout n’est pas naïf comme on aurait pu s’y attendre, grâce à de bons scénaristes (Bill Mantlo, Mark Gruenwald, Len Wein), et puis la partie graphique est également de très bonne facture (l’excellent Sal Buscema, le très pointilleux Bob McLeod). Dommage que les dernières histoires, qui nous proviennent de la série Marvel Two-In-One, soient trop centrées sur le personnage de La Chose parfois au détriment des Gardiens de la Galaxie.

_________________
avatar
deadpool_az
Ganache Admin
Ganache Admin

Messages : 3249
Date d'inscription : 09/05/2008
Age : 30

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Qu'avez-vous lus récemment ?

Message  deadpool_az le Ven 10 Oct 2014 - 19:26


Deadpool MAX t.3

Fin de la série DeadpoolMAX par les deux siphonnés David Lapham et Kyle Baker, qui malgré deux premiers tomes complétement déjantés et plein d’imagination arrivent encore à nous surprendre. C’est barré, drôle, grave parfois, et surtout toujours inattendu et plein de surprises. David Lapham se fait vraiment plaisir (ça doit lui changer des glauques Crossed), et Kyle Baker est un artiste vraiment unique, avec ses compositions réalisées sur ordinateur et mêlant couleurs pastel, patchworks d’images en tous genre, toujours avec son style slapstick exigeant mais furieusement maîtrisé. Excellent, vivement la suite ! (Ah non, y a plus. Bouh.)


Ka-Zar

Série Marvel datant de la fin des années 90, lancée par Andy Kubert qui avait quand même choisi de quitter la série X-Men afin de réaliser cette série qui lui tenait à cœur ! Il va pour l’occasion s’adjoindre les services de Mark Waid, qui débutait alors et va nous proposer un scénario vraiment comic-book dans l’esprit : des gentils et des méchants, de l’action, des émotions faciles. Mais bon ça reste fun et le trait ultra-dynamique d’Andy Kubert vaut vraiment le coup d’œil. L’album contient en plus un annual qui revient sur les origines de cet habitant de la Terre sauvage, qui n’a aucun intérêt au niveau du scénario (c’est vraiment mauvais) mais marque les 1ers pas de John Cassaday (Planetary, Astonishing X-Men), et c’est donc trèèès joli.


Mister Nostalgia

Voilà peut-être LE bouquin à faire lire aux détracteurs de Robert Crumb, ceux qui pensent que l’auteur n’est que vulgarité sans rien derrière. Ici il nous fait part de divers récits sur la musique blues américaine des origines, avant qu’elle ne soit récupérée dans les années 30-40 pour satisfaire le public blanc. Et en plus de contenir des histoires auto-suffisantes et très bien contées, l’album dans son ensemble est une réflexion sur le temps qui passe, sur la musique, sur les mœurs de l’époque, sur la ségrégation ou encore sur l’urbanisation. Oui, rien que ça. Et comme il s’agit pour la plupart des travaux les plus récents de Crumb, sont dessin est parfait de bout en bout : de véritables gravures, profondes, avec son trait tremblant et nerveux et son sens du détail hallucinant. Non vraiment rien à redire, un petit bijou.


Le Playboy

Bon j’étais loin de me douter de ce que j’allais lire : je pensais qu’il s’agissait d’un ouvrage de Chester Brown sur un dragueur, un « playboy », et en fait non : il s’agit des confessions de l’auteur sur ses premiers émois amoureux d’adolescent, grâce au magazine Playboy ! Avec tout ce que cela implique de honte, de sentiment de culpabilité, etc. L’auteur se livre vraiment sans fards dans ce portrait d’un adolescent a priori comme les autres, bien pensé et bien écrit. Très sympa, même si cela se lit très vite (petit format et 2 cases par page).


NonNonBâ

L’histoire de Shigeru, jeune garçon vivant dans les années 30 dans une province japonaise, et de sa relation avec Nonnonbâ, vieille femme qui va devenir pendant un temps l’intendante de la famille. 400 pages de pure magie : c’est drôle, touchant, pudique, très juste, avec un plus un portrait fin et pertinent du Japon d’autrefois, la fin des traditions, la cellule familiale, l’arrivée proche de la Seconde Guerre Mondiale. Et puis toute l’histoire est bercée par des contes de Yôkais, créatures surnaturelles japonaises, qui confère une aura mystique à l’album. Ajoutez à cela un portrait magnifique de la jeunesse, quelques scènes très touchantes, et un dessin expressif et un peu enfantin (avec à l’opposé des décors photo-réalistes), et ce NonNonBâ est un petit bijou dans la production indépendante actuelle… Enfin, c’est ce que je pensais jusqu’à ce que je voie que Shigeru Mizuki a réalisé cette œuvre en 1977 ! Chef d’œuvre, y a rien à redire. Hâte de me procurer d’autres œuvres de ce grand monsieur.


Les Mystères du Meurtre

L’adaptation par Philip Craig Russell d’une nouvelle de Neil Gaiman. Craig Russell doit vraiment être un amoureux du travail de Gaiman puisqu’on lui doit aussi l’adaptation de Coraline et des épisodes de Sandman. Et ici on assiste à l’élucidation d’un meurtre chez les anges, pendant que ceux-ci ne s’affairent rien de moins qu’à la création de l’univers. Du Gaiman pur jus, plein de poésie et avec un univers merveilleux à la fois grandiloquent, incroyable et pourtant logique et cohérent. Et outre ce monde poétique superbement dessiné par Craig Russell, l’intrigue est également très bien ficelé et vraiment prenante. Bref je n’en attendais rien mais vraiment un excellent récit, qui trouverait parfaitement sa place comme appendice à Sandman, puisqu’il y est question entre autre de Lucifer et Azazel, bien avant qu’ils ne soient destitués et envoyés en Enfer.


Soldat Inconnu t.2, 3 et 4

Suite et fin des aventures du Dr Moses, devenu le Soldat Inconnu suite à un drame personnel et luttant contre un gourou sanguinaire, dans un Ouganda dévasté par le terrorisme et l’embrigadement d’enfants. Et bien c’est franchement excellent, de la lecture haut de gamme. Autant dans la description juste et sans concession des troubles vécus par le pays que dans le parcours et la psyché saccagée de cet homme qui ne sait plus vraiment où il en est. Ajoutez à cela un récit rude, nerveux, des histoires toutes différentes (parfois polar, guerre, parfois presque horrifique…), des intrigues secondaires prenantes, un contexte géopolitique parfait, une culture africaine riche et bien mise en avant, des dessins de Ponticelli parfaits (les paysages, la nervosité, son trait sec)… Vraiment, vraiment excellent. Et en plus le récit se targue de rentrer dans la continuité du Soldat Inconnu originel (créé par Robert Kanigher et Joe Kubert en 1966) et des comic-books dans le dernier tome ! Parfait.


Dicks t.1 et 2

Mettant en scène deux cas sociaux de Belfast s’improvisant détective, Dicks est un travail de jeunesse de Garth Ennis. Et ça se voit. Les 4 1ers épisodes ont été réalisés en 1997, les 4 suivants en 2002 puis ensuite deux épisodes spéciaux ont vu le jour en 2003 et 2005. Et comme on pouvait s’y attendre, c’est de mieux en mieux. Mais ça ne commence pas bien haut : de l’humour lourdingue et potache, certes sans aucune limite ni tabou, mais qui peine à faire sourire. Ca s’améliore au fur et à mesure, allant de plus en plus loin dans le WTF et le no limit, et la fin est plutôt correct mais ça n’est vraiment pas une série d’Ennis à conseiller, si ce n’est pour son amour de l’Irlande, plus particulièrement de Belfast et son désarroi devant tous les conflits qui secouent la capitale, ici dénoncés avec un humour corrosif (il en parle dans Punisher, Cassidy de Preacher est Irlandais…). Et le reste, c’est un mélange trash et « drôle » alternant sexe et pipi-caca. Et puis McCrea est égal à lui-même, c’est nerveux, ça part dans tous les sens, ça n’est pas réaliste du tout, mais ça convient parfaitement au ton de la série.


Happy!

Il y a des fois où il ne vaut mieux pas se focaliser sur les noms écrits sur la couverture… Si Robertson est toujours aussi bon dans son sens de la narration, son réalisme et la noirceur de son trait et de ses cases (d’ailleurs je me dis qu’il aura toujours fait de plus en plus sombre dans son style : New Warriors, puis Transmet, puis Punisher, puis The Boys…), Grant Morrison est franchement navrant. L’histoire ? Un ex-flic devenu tueur à gage va se faire poursuivre par ses anciens employeurs, et en même temps se trouver une conscience (matérialisée dans sa tête par un âne bleu flashy et ailé) qui va lui demander de sauver une petite fille détenue par un détraqué sexuel. Le tout en pleine période de Noël, ce qui nous donne un mélange entre Taxi Driver et La Vie est Belle. Si l’idée de départ est assez sympa, si certains scènes valent le coup d’œil, l’ensemble peine vraiment à tenir le rythme et on commence à s’ennuyer dès le 1er épisode. Et le pire c’est que toute l’histoire tourne en rond dès le début… Vraiment moyen.

_________________
avatar
deadpool_az
Ganache Admin
Ganache Admin

Messages : 3249
Date d'inscription : 09/05/2008
Age : 30

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Qu'avez-vous lus récemment ?

Message  deadpool_az le Lun 27 Oct 2014 - 22:28


Super Dinosaure t.1

Difficile de résumer le scénario de ce Super Dinosaure, qui fait encore plus barré que toutes les séries du Kirkmanverse réunies (donc Brit, Invincible, TechJacket, Super Patriote…), avec d’un côté une famille de scientifique accompagné d’un T-Rex intelligent et de l’autre un méchant et des dinosaures anthropomorphisés voulant conquérir le monde. Un mélange d’action décomplexée, de scénario naïf mais toujours maîtrisé et plein de rebondissements, et de science-fiction/humour/aventure… Kirkman se fait plaisir et sait raconter une histoire, mais par contre c’est peut-être un peu trop gros et rapide pour adhérer complétement. Vite lu vite oublié, comme les dessins pop qui sont justes corrects.


Avengers : Endless Wartime

Une histoire hors continuité faisant intervenir les principaux Avengers pour une histoire de créatures extra-terrestres transformées en armes de défense… Encore une thématique assez classique d’Ellis, qui aime bien rassembler grands secrets de l’Etat et armes surnaturelles, avec en plus cette fois des nazis dans le tas ! Par contre pour ce qui est du traitement, c’est une autre affaire… Ellis prend le parti de mettre surtout en scène les interactions conflictuelles entre les Avengers, ce qui au final nous rend un album bien verbeux et pas forcément très emballant. C’est d’ailleurs dommage que l’intrigue principale passe finalement au second plan puisque ça promettait d’être plutôt intéressant. Et pour les dessins de Mike McKone, c’était un dessinateur que j’adorais à l’époque (sur Exiles chez Marvel puis sur Teen Titans chez DC), et je lui trouve de moins en moins de personnalité. C’est net, pur et bien exécuté mais ça manque franchement d’âme. Bref, un album plutôt moyen.


The End League t.1 et 2

L’équivalent du Superman de cet univers, seul être à pouvoir, a provoqué une immense catastrophe écologique qui a tué plus de la moitié de la population et a donné des pouvoirs à une grande partie des survivants. On se trouve donc dans un monde post-apo sanglant, où diverses factions se font la guerre et où une ligue de justicier (The End League) essaye tant bien que mal de ramener la population à la raison. Du récit super-héroïque sombre et ultra-dense, où les rebondissements n’arrêtent pas tout au long des 9 épisodes qui composent l’histoire. Et vraiment très dense : plus d’une trentaine de personnages, au moins 4 factions différentes, des intrigues à tiroir, plein de scènes d’actions, pas mal de dialogues, l’ensemble est exigeant et en devient presque fatiguant. Mais pour le coup, c’est quand même plutôt bien géré. Pas excellentissime, mais Rick Remender sait gérer tout ce petit monde avec brio et avec plein d’idées à revendre. Le trait classieux de Mat Broome apporte pas mal aussi, malheureusement il est remplacé ensuite par Andy Canete, dont le trait indé ne convient pas spécialement à l’œuvre. En somme, du super-héroïque dense, bourrin et survitaminé.


Prince Valiant t.1 (1937-1938)

Un roi doit s’exiler dans des terres hostiles et son fils fougueux (Valiant) devient écuyer à la Table Ronde… Malgré le grand âge de cette série, qui était publiée à hauteur d’une page par semaine, j’ai vraiment été frappé par la qualité du récit : c’est bien conté (l’écriture est vraiment bien pensée), il y a de l’action, des rebondissements, de l’humour bien dosé, et puis surtout les magnifiques gravures d’Harold Foster. Les dessins sont franchement superbes, précis, détaillés, vraiment sans aucuns défauts, et même si le côté héros sans peur et sans reproches (quoique…) peu avoir vieilli, on se surprend à être accroché par l’histoire, malgré les ¾ de siècle du récit… Un petit chef d’œuvre, hâte de lire la suite.


Apocalypse Nerd

Un homme asocial et antipathique, accompagné de son seul ami plutôt débrouillard, doit faire face à une explosion nucléaire ayant quasiment tué l’intégralité de la population terrestre. C’est assez surprenant au premier abord de lire un récit parfois assez sombre, avec des scènes dures, mais dessiné avec un style très cartoony aux personnages élastiques. Donc l’humour y est quand même, souvent à froid et parfois bien corrosif, et puis le rendu post-apo est vraiment bien géré, plutôt réaliste et immersif comme il faut. Un ovni underground plutôt plaisant à lire.


Anthologie Kirby

Composé en quatre parties, cette anthologie Kirby est vraiment une perle pour tous les amateurs du maître, déjà grâce à tous les éditos consistants et intéressants (une page d’édito pour chaque épisode présenté), pour la qualité des épisodes également (c’est du très, très lourd) et également parce qu’on arrive assez aisément à voir les motivations et thématiques de l’auteur, son changement de style, et tout simplement un aperçu global d’un des auteurs de BD les plus importants, hormis sa période Marvel bien évidemment. Et la partie 4th World est vraiment un sommet de l’illustration… C’est juste magnifique, et ça n’a pas trop vieilli niveau narration. Et ça me donne encore plus envie de me procurer les autres œuvres de Kirby sorties et qui sortiront chez Urban.
Le sommaire pour faire baver :
1ère partie : Simon & Kirby
- Sandman
- La Légion des Petits Rapporteurs
- Le Commando des Juniors
- Real Fact Comics
2ème partie : Aventures en tous genre
- Tales of the Unexpected
- House of Mistery
- Les Challengers de l’Inconnu
- Adventure Comics (les origines de Green Arrow)
3ème partie : Le 4ème Monde
- The New Gods
- Mister Miracles
- Superman’s Pal Jimmy Olsen
- The Forever People
4ème partie : Monstres et Soldats
- Spirit World
- Le Démon
- Kamandi
- Omac
- The Losers


Flex Mentallo

Ouch… En voilà une lecture ardue. C’était très bien, hein. Juste complétement barré. Parce que là où un The Filth arrive quand meme à peu près à se tenir, ici, même si j’ai compris la structure globale du récit (une mise en abîme multiple où on y parle de Flex Mentalo, un des membres de la Doom Patrol, ainsi que d’un dessinateur en proie à ses propres démons), bien des choses restent encore obscures et nécessiteraient une seconde lecture. Ça reste quand même très maîtrisé, peut-être un peu trop bavard, et vraiment complètement déjanté, autant dans les situations que dans les dialogues. C’est très profond aussi, avec une belle analyse et déconstruction du mythe du super-héros, et puis surtout il y a Frank Quitely. Un des meilleurs dessinateurs actuels, peut-être mon dessinateur préféré, et c’est le pied total.


Robin Year One

Ce récit sur les premiers faits d’armes du jeune Robin est constitué de deux parties distinctes : d’une part le one shot Batman Chronicles : The Gauntlet de Chuck Dixon et Lee Weeks (1997), puis les 4 épisodes de Robin : Year One (2001) prenant directement la suite de The Gauntlet et réalisés par Chuck Dixon, Scott Beatty et dessiné par Javier Pulido puis Marcos Martin. Dans les deux cas deux excellent récits, autant récits d’initiation que polar urbain avec une touche old-school et sense of wonder bien sentie. Et le récit s’intéresse autant aux motivations du jeune Robin qu’à la complémentarité du tandem qu’il forme avec Batman, et à leurs importantes différences malgré des blessures presque similaires. Et puis ces deux caractères opposés sont vraiment bien ficelés, tout comme la palette de second rôles (le commissaire Gordon, Alfred, Double-Face). Ajoutez à cela des dessinateurs vraiment excellents, dont un Lee Weeks que je n’ai jamais vu aussi bon et qui semble s’inspirer de Mazucchelli et de son Batman Year One, et puis le tandem Javier Pulido / Marcos Martin, au trait vintage et au storytelling savoureux. Et même si la mini-série Year One se veut moins palpitante sur la fin, cet album reste une très bonne surprise.


Uncanny Avengers t.1

Suite aux repercussions de l’event Avengers vs. X-Men, Captain America décide de créer une nouvelle unité d’Avengers avec à leur tête… un mutant, qui sera Havok, le frère de Cyclope (qui avait été le fil directeur de l’event AvX ayant conduit à la mort de Charles Xavier…). Pour le coup c’est Crâne Rouge le vilain de l’histoire, qui décide de provoquer une haine anti-mutant en manipulant les populations. Du bon comics nouvelle génération, qui traîne un peu en longueur (un peu trop décompressé, ce qui est surprenant pour du Remender) mais avec une belle palette de personnages complémentaires, de bonnes interactions entre eux et quelques idées très intéressantes. Puis surtout John Cassaday sur les dessins, dont le style n’évolue pas d’un iota toujours pareil mais toujours aussi bon. Un récit plutôt sympathique, qui donne envie de découvrir la suite.


X-Men t.1

Une autre série estampillée « Marvel NOW » suite aux événements d’AvX, où une équipe de X-Men 100% féminine doit combattre une entité extra-terrestre extrêmement puissante, un peu à la Cassandra Nova ou Proteus. C’est assez bien réalisé (les dessins dynamiques d’Olivier Coipel aident beaucoup), mais franchement le scénario tient sur un timbre-poste… Et même pour juste 4 épisodes, on sent que Brian Wood a tiré sur la corde jusqu’à épuisement. On ne s’ennuie pas mais ça reste assez moyen.


Walking Dead t.21

Après tous les événements des derniers tomes, avec quantité d’escarmouches, de factions rivales, cet album conclut vraiment un cycle et s’avère palpitant de bout en bout (notamment sur la fin, forcément). Je ne précise pas trop pour éviter les spoilers mais on sent que la série va encore partir sur une nouvelle direction pour le prochain tome. Et Robert Kirkman est vraiment excellent pour arriver à développer comme il se doit une trentaine de personnages et écrire des dialogues prenants et aérés. Puis Charlies Adlard est fidèle à lui-même, c’est-à-dire très bon et correspondant parfaitement au ton de la série. Un album que j’ai encore dévoré, et vivement la suite !


Punisher : Cercle de Sang

J’ai peu lu d’aventures du Punisher hors Ennis, et cette mini-série correspond bien au personnage que l’on connait : silencieux, froid, sans état d’âme (enfin un chouïa ici mais globalement ceux qui sont habitués au perso développé par Ennis ne seront pas dépaysés).Ici on a un récit policier tendu, qui n’a pas vieilli, où Castle va essayer d’éliminer tous les gangs rivaux de New York suite au prétendu assassinat du Caïd. Plutôt bien géré, plein de gunfights, sans censure, et puis surtout Bob McLeod aux dessins, très classique et précis, qui malheureusement se fera remplacer sur près de la moitié de l’album par un artiste fade. Mais globalement une très bonne surprise.


Fury : Peacemaker

Les 1ers faits d’armes de Nick Fury pendant la Seconde Guerre Mondiale. Un récit qui n’a rien à voir avec la mini-série Max Punisher (une farce noire très dure et corrosive) ni avec la série MAXPunisher du même scénariste (des récits de guerre moderne dans le contexte géopolitique actuel), mais plutôt comme un des récits de guerre classiques et très bien documentés qu’Ennis affectionne tant, comme ses War Stories ou encore War is Hell. C’est assez dense mais fluide, très prenant, et puis Ennis arrive bien à nous faire voir la guerre du point de vue des principaux intéressés : les soldats. Par contre Nick Fury n’est pas spécialement mis en avant et son rôle est pour le coup assez mineur : ça aurait été ce personnage ou un autre, quasiment rien n’aurait changé. Le très réaliste et noir Darick Robertson s’occupe des dessins, s’est très correct même si on sent que certaines planches ont été réalisées à la va-vite. Mais bon dans l’ensemble ce Fury : Peacemaker est vraiment une excellente surprise.

_________________
avatar
deadpool_az
Ganache Admin
Ganache Admin

Messages : 3249
Date d'inscription : 09/05/2008
Age : 30

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Qu'avez-vous lus récemment ?

Message  deadpool_az le Jeu 13 Nov 2014 - 20:30


The Massive t.1 et 2

Suite à une sorte d’apocalypse liée au réchauffement climatique ayant occasionnée une importante montée des eaux et pleins de catastrophes en tous genre, un bateau appartenant à la Neuvième Vague menée par Callum Israel – une force de frappe altermondialiste – part à la recherche du Massive, leur deuxième navire. Deux premiers tome vraiment très intéressants : d’une part pour le monde post-apo parfaitement décrit et assez glaçant, avec quantité de détails savants à l’appui et un contexte géopolitique frappant de vraisemblance et d’idées, et le tout mené par des personnages bien creusés et intéressants, avec chacun un background bien troussé résultants de nombreux flash-backs là encore intelligents et dépeignant une vision globale du monde et de ses conflits vaste et pertinente. Et puis bien sûr, outre cet excellent matériel de départ (personnages et contexte), les intrigues et différentes histoires sont très intéressantes, prenantes et nerveuses, et en disent long sur l’être humain, avec en plus cette recherche du Massive, comme une quête de l’inatteignable dont Callum ne veut pas lâcher prise. Vraiment excellent, du comics moderne dans ce qu’il a de meilleur, et porté par des dessins rêche et nerveux, dont un épisode dessiné par Zezelj, certes en service minimum, mais Zezelj quand même. Gros coup de cœur.


The Massive t.3

Petite baisse de rythme avec ce troisième tome de The Massive, qui comprend 2 histoires de 3 épisodes. Même si les personnages évoluent, que les intrigues sont intéressantes et que le monde dépeint est toujours sidérant et glaçant (un monde post-apo est trèèèèès réaliste), la conclusion de ces deux récits est à chaque fois complètement ratée, et assez peu vraisemblable. Et puis également, l’intensité des récits baisse quelque peu. La série reste quand même hautement recommandable, mais ce tome est une déception. Affaire à suivre. (Ah et puis quelques petites références à la série Northlanders du même scénariste, hu hu)


Nemo – Cœur de Glace

Alan Moore en a fini avec sa Ligue mais continue avec des mini-récits s’intéressants à différents personnages… Ici, Nemo mort depuis un bon moment, c’est sa fille qui prend le relai, en princesse pirate au fort caractère, pour enfin s’imposer parmi l’équipe en traversant le pôle Nord, chose que son père n’avais jamais réussi à faire. Du récit d’aventure à la LoeG, c’est-à-dire bourré de référence et complètement barré, avec des expérimentations comme seul Alan Moore sait les faire. De la lecture exigeante, mais qui reste malheureusement un peu facile pour du Moore, qu’on sent en pilote automatique… et puis une cinquantaine de pages c’est bien trop court pour un univers aussi vaste et intéressant ! Reste le plaisir de voir qu’Alan Moore, petit à petit, nous offre une œuvre d’une ambition et d’une excellence forçant le respect, et les dessins rêches de Kevin O’Neil.


Joe l’Aventure Intérieure

Joe est diabétique et fait des crises d’hypoglycémie. Suite à une grave crise, seul chez lui, il va divaguer et se perdre dans des rêves/cauchemars, qui sont autant d’interprétation de sa réalité et du périple qu’il va devoir parcourir pour se procurer de quoi soigner sa crise. Et c’est à peu près la seule idée du scénario, qui va donc se tenir sur deux plans : d’une part la réalité, que Joe retrouve parfois, et d’autre part son univers intérieur peuplé de jouets et de créatures, avec sa quête pour survivre. Et les deux univers se renvoient constamment la balle… Bien sûr l’univers onirique est très poussé et les divagations de Morrison font plaisir à voir, mais comme cet univers ne repose sur rien de concret (ou pas grand-chose), difficile d’être pris par l’histoire. Et les retours successifs dans tel ou tel univers, sur 8 épisodes et sans rien d’autre, lassent très vite. Par contre, Sean Murphy explose totalement au niveau du dessin : nerveux, précis, détaillé, avec un storytelling et une rigueur à toute épreuve, et une personnalité impressionnante (le character design est fantastique). Un grand dessinateur, pour une œuvre mineure.


Parker t.1 et 2

Du polar old-school pur jus nous content les aventures de Parker, criminel froid et sans peur. Narration limpide, personnages à la dérive, du polar noir de haute tenue reprenant tous les poncifs du genre (les gangs, les casses, les femmes fatales) pour nous livrer des récits sans trop de surprises mais parfaits en tous points. Et sur les dessins, le trait rétro de Cooke, allié à une colorisation à l’aquarelle en niveaux de gris assure d’autant plus cet aspect vintage à l’ensemble. Parfait, une excellente surprise.


Wolverine : Origin II

“Tiens, si on faisait une suite au récit culte Origin, nous racontant les origines de Logan” Ah. Ah. Ah. Argh. C’est le frère Kubert qui s’y colle pour le coup, et il ne fait aucun effort et bâcle son travail avec constance. Et puis le scénario est d’une débilité sans nom, cumulant poncifs du genre et histoire déjà vue 100 fois et naïve comme c’est pas permis. Bon ça se lit me dirait-vous, oui ça se lit. En 10 minutes, et en l’oubliant au fur et à mesure. TRES MAUVAIS.


X-Men Universe Hors-Série 6 : X-Factor #235-240

Comme toujours avec les X-Factor de Peter David, les personnages sont bien développés et leurs interactions savoureuses, et surtout ils évoluent tous. Et puis même au-delà de ça, qu’il s’agisse de bâtir des histoires cohérentes, efficaces et courtes, ou proposer autant de morceaux d’humour que de séquences émotion ou d’action, Peter David est d’une efficacité sans pareil. Très bon, de l’excellent comic-book super-héroïque, et une gestion de groupe parfaite.


La Confrérie des Cartoonists du Grand Nord

L’auteur Seth nous fait visiter les locaux de la confrérie des cartoonists du Grand Nord, une association d’auteurs de bd canadiens complétement fictive. Il profite de cette visite pour, à chaque pièce, nous livrer ses sentiments, et surtout nous expliquer l’histoire avec un grand H de cette bande dessinée canadienne : les auteurs, leurs œuvres, le tout avec un regard à la fois attendrissant et nostalgique sur cette époque bénie de la 1ère moitié du XXème siècle où la créativité et l’optimisme régnait. Encore un essai sur le temps qui passe, sur la nostalgie, une constante chez Seth, avec son graphisme élégant, cartoony et épuré. Pas la plus accessible de ses œuvres mais de la bande dessinée de qualité, exigeante et profonde.  


Fritz the Cat

Le personnage le plus connu de la galerie Crumb, dû surtout au fait qu’il a bénéficié d’un long-métrage début 70… Un personnage méchant, individualiste, profiteur, qui va malgré tout connaître la gloire et devenir plein aux as, et que Crumb va faire assassiner ensuite, déçu de la popularité de son chat détestable. Mais ce personnage vaut surtout pour ce qu’il permet à Crumb de nous montrer, sa vision du monde et des gens le peuplant, son dégoût de l’être humain et de ce qui est « tendance » dans les années 60-70 (le mouvement hippie, entre autre). Néanmoins, comme on ne s’intéresse qu’à un seul héros et à ses aventures et mésaventures, j’ai trouvé que ce tome était un des moins bons de l’anthologie Crumb…


Justice League t.1

Dans le cadre de l’opération DC Renaissance, l’univers a été rebooté en 2011 afin de revenir aux bases et permettre une meilleure compréhension pour les nouveaux lecteurs. La JLA s’adjoint pour l’occasion les services de Cyborg, mais mis à part ça ce sont les mêmes héros/héroïnes qu’auparavant. Ce 1er arc de 6 épisodes et on ne peut plus classique : une menace planétaire amène nos héros à se rassembler tant bien que mal. Et voilà. Menace qui fleure bon le déjà-vu, héros développés comme peau de chagrin, dialogues naïfs et attendus… Bon heureusement ça se lit bien, et surtout c’est très efficace grâce à un Jim Lee en grande, grande forme (du niveau de Batman : Hush par exemple) nous pondant quasiment un artwork à chaque pages. Dessin 1, scénario 0.


Black Canary & Zatanna : Bloodspell

Un petit one-shot sur le lien très fort qui unit les deux héroïnes Black Canary & Zatanna, de leur 1ère rencontre pendant leur jeunesse à l’accompagnement de Zatanna par Black Canary pendant ses premiers pas chez la JLA, jusqu’à aujourd’hui où Black Canary vient chercher de l’aide chez Zatanna, victime d’une malédiction… Un récit vraiment sympathique, frais et souvent drôle (les passages avec Green Arrow, compagnon de Black Canary, sont savoureux), qui met bien en valeur les caractères différents de deux protagonistes, leur amitié et leur complémentarité. Et puis la partie graphique est aussi très réussie : une belle mise en couleur claire et un dessin tendance cartoon/caricature à la Amanda Conner. Pas exceptionnel, mais un très agréable moment à passer.


Angel : Sang et tranchées

Une histoire centrée sur le personnage d’Angel pendant la 1ère Guerre Mondiale, où les nazis se servent de vampires pour combattre en France mais vont rapidement se voir rattraper par le phénomène. Un récit qui brasse un peu de tous les genres (horreur, guerre, thriller) de façon assez efficace. Pas de quoi sauter au plafond mais ça se lit bien, et puis surtout le trait classique de John Byrne, tout en crayonnés, est vraiment savoureux.


Shutterbug Follies

Bee est une jeune fille qui travaille dans un labo photo, et collectionne les photos les plus étranges qu’elle développe. Elle va se rendre compte qu’un des clients du labo photographie uniquement des cadavres, qu’il a parfois tué auparavant… Un graphic novel plutôt sympathique, avec ce personnage pétillant et ce sordide qui s’insère progressivement dans le quotidien, avec un récit typiquement indé/branché qui tombe de plus en plus dans le thriller nerveux… Bien réalisé, d’autant que le trait pur et géométrique de Jason Little, inspiré des Chris Ware et autres Seth, est assez plaisant.


Hellboy t.12 et 13

Deux tomes complétement différents : le 1er est composé de récits épars ayant lieu à différents moments du parcours d’Hellboy. La qualité est globalement au rendez-vous, même si certaines petites histoires courtes sont vraiment anecdotiques. Mais le coup d’éclat de l’album, c’est surtout une aventure d’Hellboy au Mexique, celui-ci accompagnant un cartel de catcheurs partis en guerre contre une pandémie de vampires. Et le tout dessiné par le génialissime Richard Corben : que du bonheur. Le second – et dernier ! – tome de la série annonce la nouvelle série Hellboy, « Hellboy en Enfer ». Mignola va donc convoquer tout l’historique du fils du diable pour nous offrir un condensé de prophéties, de personnages vu ça et là, et d’épique. Bon à vrai dire, je n’ai strictement rien compris au scénario qui demande à connaître la mythologie Hellboy sur le bout des doigts. Et quand on sait que chaque album d’Hellboy contient plusieurs récits se déroulant à différentes époques, c’est assez ardu. Mais bon, ça reste prenant, quelques moments forts garnissent cet album, et le ton de l’album, franchement désespéré et nous faisant sentir qu’un événement inéluctable va arriver, avec toutes ces forces qu’Hellboy a chamboulées, est assez prenant. Et puis c’est Duncan Fegredo sur les dessins, qui arrive à ressembler à du Mignola sans le recopier, et propose donc un savant mélange de son style et de celui du créateur d’Hellboy, le tout avec tout la maîtrise qu’on lui connait (gestion du noir et du blanc, storytelling sans défauts, personnages iconiques) et rehaussé par les excellentes couleurs de Dave Steward. Du tout bon. Plus qu’à se procurer les autres œuvres liées à l’univers : B.P.R.D., B.P.R.D. : L’Enfer sur Terre, Hellboy en Enfer, Abe Sapiens et Lobster Johnson.

_________________
avatar
deadpool_az
Ganache Admin
Ganache Admin

Messages : 3249
Date d'inscription : 09/05/2008
Age : 30

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Qu'avez-vous lus récemment ?

Message  deadpool_az le Jeu 18 Déc 2014 - 23:23


Rising Stars Intégrale

En 1969, une boule de feu s’écrase sur une ville dans l’Illinois. 113 enfants alors dans le ventre de leur mère développent des pouvoirs surnaturels : l’histoire raconte toute leur vie, de leur enfance jusqu’à la fin, ce qu’ils vont faire de leur pouvoir, comment ils vont l’appréhender, et la réaction du gouvernement dans tout ça (accompagnement, partenariat, volonté ou non d’élimination). Un récit de 24 épisodes condensées en 3 volumes/étapes, et qui analyse avec intelligence l’arrivée de surhommes sur la planète Terre. Le scénario est vraiment bien fichu, JMS arrive à nous proposer une analyse très fine, jouant sur beaucoup de plans (géopolitique, humain, de l’individualité à la population entière) et avec différents niveaux de lecture, tout en restant dans le comics pur jus, avec son lot de super-héros, de super-vilains et de combats. Et les différents renversements de situation et de tonalité sont à chaque fois réussis, relançant l’intérêt à chaque fois. Ajoutez à cela des personnages intéressants (et tous bien développés, aucun n’est oublié, tous sont essentiels à l’œuvre), beaucoup de scènes chocs, une narration à chaque fois différente selon les acteurs des épisodes… Et ce comic-book a tout de l’œuvre culte. Mais (parce qu’il y a un mais !), il y a les dessins. Du Top Cow, fin 90 début 2000 : Brandon Peterson, Ken Lashley, pour ne citer que les meilleurs… Ça pique donc beaucoup les yeux, et c’est dommage. Parce que cette série est tellement bien fichue…


Queen & Country t.1 à 7
Queen & Country Déclassifié t.1 et 2

LA bonne surprise de cette fin d’année. Une série centrée sur Tara Chace et (un peu) ses collègues, membres d’une section spéciale des services secrets britanniques, qu’ils soient agents de terrain comme Chace, agents administratifs ou directeurs, sous-directeurs et compagnie. Et deux caractéristiques la font se démarquer du tout-venant d’espionnage : d’une part le réalisme avec lequel les histoires sont contées : on est vraiment plongé en plein dans des affaires complexes, avec tout ce que ça implique de politique, de diplomatie, d’influence, de strates hiérarchiques, et puis bien sûr sans oublier toute la partie infiltration, sur le terrain, là encore terriblement réaliste et crédible. On sent que Greg Rucka a passé un temps fou à se documenter, et ses histoires n’en sont que plus immersives. Et en découle logiquement le deuxième point fort de cette série : les personnages. Ni blancs ni noirs, dépeints de façon très juste, avec leurs doutes, leurs humeurs, leurs passions, et pour la plupart faisant ce métier parce qu’il s’agit, justement, d’un métier, avec le plus de sérieux possible mais pas forcément par passion/envie. Et puis ajoutez à cela des récits plein de rebondissements, des personnages qui évoluent vraiment, des surprises, de l’émotion, des histoires nerveuses et sombres… Et ce Queen & Country est vraiment un must-have du comic-book. Puis en plus plein d’excellents dessinateurs se succèdent, à chaque fois dans un noir et blanc qui convient parfaitement à la série : Steve Rolston, Leandro Fernandez, Jason Shawn Alexander, Chris Samnee… et même une featurette de Stan Sakai ! Pour l’éditions vf, Akiléos a publié l’intégralité des 32 épisodes et 2 des 3 « Declassified », mini-séries faisant le point sur des personnages secondaires. Le 3ème Declassified n’est d’ailleurs pas écrit mais seulement supervisé par Greg Rucka. Par contre entre l’avant-dernier et le dernier tome de la série, Rucka avait écrit un roman non publié en vf. Et en plein dans la continuité, puisque les événements du dernier tome découlent directement du roman. Dommage. Mais bon, franchement, chaque tome étant facilement trouvable d’occasion et à un prix très abordable (rarement plus de 10€), aucun excuse pour faire l’impasse sur cette série vraiment brillante !


Un an sans internet – Journal d’une expérience

BD d’un blogueur à qui on va proposer de passer un an sans internet, en contrepartie d’une bande dessinée et d’une carte de crédit illimitée. Je voyais la petite bd indé sympathique, avec des références et des réflexions sur l’importance d’internet dans nos vies… Et bien non. C’est consensuel, on apprend rien, c’est même limite démago/bien-pensant des fois, ça n’est pas drôle du tout et en plus le dessin est sans personnalité, ça singe Larcenet et des blogueurs internet sans rien derrière. Ok ça se lit mais franchement vu ce qu’on peut trouver sur le net, c’est vraiment nul nul et nul.


Motel Art Improvement Service

1er tome des aventures de la jeune Bee par Jason Little, qui va décider de faire une traversée des Etats-Unis à vélo tout juste après ses 18 ans. De galère en galère, elle va rencontrer un ancien artiste devenu homme de service dans des vieux hôtels, et vivre des expériences plutôt… originales. Parce que c’est bien ça qui fait la patte Jason Little, comme pour Shutterbug Folies avec le même personnage : immiscer le bizarre dans le quotidien, un peu à la manière d’un David Lynch ou d’un Dan Clowes. Bon le bonhomme n’a pas le talent de ces derniers, mais il s’agit quand même de romans graphiques plutôt honnêtes, avec un graphisme géométrique et épuré qui lorgne sur du Ware, des personnages qu’on se plait à découvrir et à apprécier (notamment cette Bee, enfant illégitime de Hopey et Maggie de Love & Rockets), et ces situations burlesques inventives et décalées. « Juste » très sympathique, mais c’est déjà pas mal.


Rhane de Terra

Un one-shot qui se situe à la fin de la série New Mutants, quand Cable avait pris la tête de l’équipe, et donc juste avant le lancement de la série X-Force. Les membres de l’équipe sont confrontés à une Rhane/Félina en proie à des rêves/délires, et n’ayant plus du tout conscience de la réalité. Ce qu’ils ne savent pas, c’est qu’il se passe bien des choses dans un monde heroic fantasy parallèle… Un récit plutôt bien mené, assez original et qui arrive même à être captivant, dis donc ! Malheureusement, la faible pagination ne permet pas de s’attarder sur les personnages. Quant à Adam Kubert, je le trouve meilleur ici que sur les autres séries qu’il dessinait à l’époque. Et même si ça n’est pas encore le dessinateur efficace que l’on connait aujourd’hui, son travail est plus qu’honnête. Un récit très correct donc.


Wolverine – Les Mystères de Madripoor

Un petit récit centré sur Wolverine dans la ville asiatique fictive de Madripoor. Rien de bien original ni très intéressant, il s’agit d’un polar mâtiné de magie très classique et même assez rébarbatif. Heureusement que sur les dessins John Buscema y va de son talent, encré de façon très sèche et rugueuse par Klaus Janson. Mais bon, les dessins sont massacrés par la colorisation. Bof bof…


De l’autre côté

Le parcours croisé de deux combattants durant la guerre du Vietnam : un soldat américain et un vietcong. Un récit très original puisqu’il s’agit surtout pour l’auteur de nous immerger dans l’esprit de ces deux jeunes plongés en plein dans la guerre, dans ce qu’elle a de plus horrible et de plus folle, un peu à la Apocalypse Now. Et même si les 5 épisodes sont un peu redondants, la narration très dure comme cette folie ambiante et palpable qui règne rendent l’ensemble très réussi. Mais au-delà du talent certain de Jason Aaron, c’est surtout Cameron Stewart (Seaguy, Seven Soldiers ou encore Batman, le tout avec Grant Morrison) qui explose la rétine ici, avec un trait pur et précis mais en même temps très détaillé, profond et gras. C’est simple, certains cases m’ont presque fait penser à du Charles Burns. Vraiment un travail magnifique au niveau des dessins pour cette belle œuvre, très violente mais nécessaire.


Avengers West Coast – A la recherche de la Vision

John Byrne prend en main le destin des Vengeurs de la Côte Ouest, et en plus durant sa période faste de créativité des années 80. Et beaucoup de choses se passent durant cette dizaine d’épisodes : la vérité sur les origines de la Vision et le fait qu’il ne devienne plus qu’un androïde sans âme, l’arrivée d’US Agent comme chef de l’équipe, la création des Vengeurs des Grands Lacs ou encore le retour d’Oiseau Moqueur. Et encore une fois, même si le style de narration souffre d’une lourdeur inhérente à l’époque, en plus de la naïveté de l’ensemble, tout est bien ficelé, prenant, captivant, les personnages bien caractérisés, et le style classique des dessins de Byrne encore une fois sans défaut et iconique au possible.

_________________
avatar
deadpool_az
Ganache Admin
Ganache Admin

Messages : 3249
Date d'inscription : 09/05/2008
Age : 30

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Qu'avez-vous lus récemment ?

Message  deadpool_az le Jeu 15 Jan 2015 - 0:05


Miracleman t.2

Alan Moore continue son étude du mythe du super-héros à travers Marvelman/Miracleman, cette fois-ci en lui réinventant complétement ses origines, en posant ses super-pouvoirs dans un cadre concret et réaliste ou encore en lui faisant donner la vie. C’est sûr que depuis le début des années 80 ont en a eu à la pelle des variations et analyses sur le genre super-héroïque, mais ces travaux de jeunesse de l’auteur restent toujours aussi pertinents et excitants à lire et à découvrir, le tout avec une partie graphique là encore très maîtrisée (Alan Davis ou encore Rick Veitch, le tout très bien recolorisé par Steve Oliff). L’attente en valait le coup.


Superman : Identité Secrète

4 morceaux de vie correspondant à 4 passages de la vie du jeune (puis vieux, hein…) Clark Kent, jeune ado fan de Superman dont le nom lui vaut la risée de ses camarades… Jusqu’à ce qu’il découvre qu’il a, comme son idole de papier, des pouvoirs. Le temps qui passe, la nostalgie, la famille nucléaire sont des thèmes très chers à Kurt Busiek, tout comme l’apparition des êtres à pouvoirs dans un monde jusque-là « normal ». Et son récit est d’une maîtrise et d’une beauté incroyable. C’est simple (en apparence), très juste et en plus de ça il s’agit d’un des meilleurs récits sur Superman que j’ai pu lire, qui sait faire la part des choses entre l’homme et le surhomme. En plus de cela, Stuart Immonen utilise un trait réaliste, légèrement charbonneux, et nous pond des planches magnifiques arrivant vraiment à dépeindre le merveilleux de certaines scènes, notamment les séquences de vols de Superman au-dessus de magnifiques paysages… Une très grande œuvre.


Secret Show

Adaptation d’un roman de Clive Barker, en (quand même !) 12 épisodes. Et le roman doit être très dense parce que tout se passe très très vite sur ces 300 pages, si bien qu’on a à peine le temps d’assimiler les éléments de ce récit fantastico-horrifique plein d’idées originales et assez géniales. Mais qui dit pas le temps dit aussi pas le temps de s’intéresser au personnage, de vivre les situations. On nage donc beaucoup dans le bizarre dans cet album, sans forcément bien tout comprendre. Heureusement que sur les dessins l’ultra-précis Gabriel Rodriguez assure un travail d’excellente qualité avec son imagination débordante. Des dessins vraiment savoureux, qu’on se plait à décortiquer. Mais bon, je me suis quand même forcer pour finir le livre.


Marvel Saga Hors-Série 1 : Daredevil

J’avoue être plutôt content que le mag Marvel Knights s’arrête pour enfin pouvoir suivre une des séries actuelles que je regrettais : Daredevil par Mark Waid. Vu les runs prestigieux d’auteurs s’étant succédés sur la série, il fallait vraiment avoir des cojones en béton pour prendre la suite. Et Waid arrive à proposer une approche originale (un mélange de naïveté et de sense of wonder à la Stan Lee / Jack Kirby allié à du polar urbain façon Miller, Bendis ou Brubaker), avec en plus un savoureux dessin old-school signé Samnee, Rivera ou Martin. Et puis plein d’idées intéressantes, de l’humour, du fun. Génialissime.


Harv ‘n Bob

1er volume de l’anthologie Crumb dont le scénario n’est pas écrit par l’artiste mais par Harvey Pekar, artiste dont il a mis le pied à l’étrier et qui a été l’unique scénariste que Crumb a mis en image. D’ailleurs tous ces récits ne sont pas de l’initiative de Crumb mais proviennent d’American Splendor, anthologie composée uniquement de scènes de la vie quotidienne, dont le propos très naturaliste de Pekar m’avait laissé de marbre il y a quelques années. Et là, progressivement, je me suis vraiment mis à apprécier tous ces récits divers et variés, où pour la plupart Pekar se met en scène en toute franchise, sans faux-semblants, et qui finalement en disent très long sur la nature humaine et les rapports entre individus. Et puis en plus de ça, Pekar manie très bien le phrasé et c’est un Crumb de la grande époque qui illustre l’ensemble, dans un noir et blanc très contrasté, le tout plein de détails et encore une fois savamment narré. Vraiment très bon.

_________________
avatar
deadpool_az
Ganache Admin
Ganache Admin

Messages : 3249
Date d'inscription : 09/05/2008
Age : 30

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Qu'avez-vous lus récemment ?

Message  deadpool_az le Mer 25 Fév 2015 - 21:30


Uncanny X-Force vol.1 (#1-35)

La suite de la série X-Force vol.3, avec une force mutante secrète qui décide de ne pas prendre de gant pour protéger les mutants, quitte à tuer si besoin. On retrouve quelques personnages de la série précédente (Wolverine et Angel), auquel s’adjoint Psylocke, Fantomex et son vaisseau intelligent E.V.A., Deadpool puis parfois Deathlock et Diablo du monde d’Apocalypse (Terre 295). 35 épisodes pour ce 1er volume (le second en comptera 17, que j’ai très hâte de me procurer), avec un Rick Remender en très grande forme. Et, disons le carrément, cette série (ainsi que son pendant à l’institut Xavier Wolverine and the X-Men par Jason Aaron) est le digne héritier des New X-Men de Grant Morrison. Et il aura fallu plus de 10 ans pour que quelqu’un arrive à s’approcher d’un des grands moments des comics mutants. Remender sur Uncanny X-Force, c’est des intrigues prenantes et à tiroirs, plusieurs storylines à la fois, des histoires pensées sur le long terme, du hype et des punchlines à gogo, plein d’idées démentielles, des personnages creusés, tous bien utilisés et qui évoluent, une connaissance de l’univers Marvel flattant le connaisseur sans faire de fan-service, et surtout plein de scènes chocs et osées. Le fil conducteur de ces 35 épisodes n’est rien de moins qu’Apocalypse, qui d’abord prend possession d’Angel/Archangel et puis qui se réincarne sous la forme d’un enfant. Plein d’autres excellentes idées également, notamment de revenir sur l’Outremonde (monde de Captain Britain) et d’en faire un énorme terrain de bataille, dans le monde d’Apocalypse, ou encore dans le complexe militaro-scientifique Weapon Plus. Bref que du fun intelligent, et servi par d’excellents dessinateurs, du moins au début : Jérôme Opena, Esad Ribic ou même un Billy Tan qui se la donne. Excellent.


Walking Dead t.22

Changement drastique pour la série ! Kirkman laisse le temps s’écouler et nous présente la vie des trois communautés, plusieurs années après. Et l’ensemble est passionnant pour plusieurs raisons : la façon avec laquelle il dépeint la vie désormais presque sereine d’une grosse poignée de survivants, leur organisation, les nouveaux enjeux passionnants, l’arrivée de nouveaux venus aussi, et puis quelques idées de génie qui arrivent à provoquer le frisson et à nous tenir en haleine un bon moment. Vivement, mais alors vivement la suite !


Green Arrow & Green Lantern

Réalisés au tout début des années 90, ces épisodes centrés sur les deux amis aux caractères antagonistes Green Arrow (le Robin des Bois urbain) et Green Lantern (le super-héros galactique) ont à l’époque révolutionné le genre super-héroïque, s’intéressant à des sujets de société (la crise économique, la drogue, l’écologie) et mettant à chaque fois de la nuance dans les propos, pour sortir de la dynamique vilain/gentil ou bien/mal. C’est vraiment très bien fait, parfois un peu naïf, mais les deux héros souvent opposés sont très bien caractérisés et parfois faillibles, les scénarios comme les thématiques abordées intéressantes et imaginatives, la série ne prend pas de gants avec la censure (quelques scènes vraiment choquantes, surtout si on les resitue à leur époque)… Et puis on a droit à du Neil Adams de grande qualité aux pinceaux, réaliste et qui dessine ces deux héros comme personne, avec un petit côté John Buscema. Et la gestion du noir et blanc est très réussie, d’autant que les couleurs ne vieillissent pas l’œuvre mais lui donne un petit cachet agréable. Enfin bref, une œuvre culte et importante, dans une superbe édition.

[img][ /img]
Calvin & Hobbes t.1 et 2

Découverte de Calvin & Hobbes avec les 2 premiers tomes de l’intégrale vf, ces comic-strips faisant intervenir un jeune garçon et son tigre en peluche la plupart du temps personnifié par l’esprit du gamin. C’est vraiment excellent, Watterson arrive toujours à trouver le ton juste pour concocter une bande dessinée qui peut plaire aux petits comme aux grands, autant sur le monde de l’enfance que sur la vie adulte. C’est drôle, malicieux, intelligent, parfois touchant (certaines planches mettent les larmes aux yeux), et puis le style de dessin, cartoony et assez nerveux/rêche, est maîtrisé et superbe. Un petit bijou.


Batman : Un long Halloween

Cette œuvre culte de Batman se positionne juste après Batman : Year One de Miller et Mazzucchelli, où on assiste aux débuts du triumvirat : Batman/Bruce Wayne – le Commissaire Gordon – le procureur Harvey Dent. Et ici notre équipe se voit résoudre un sacré casse-tête : deux familles de la pègre qui se font face, et un mystérieux tueur dans le tas qui assassine à tout va lors des dates relatives aux fêtes, religieuses ou non (Halloween, Noël, fête des pères, des mères…). Le scénario est de plus en plus prenant, même si la 1ère moitié est assez mollassonne puisqu’on ne se sent que moyennement concerné : c’est vrai, un tueur qui tue des mafieux, on s’en bat un peu le steak. Et puis il faut dire aussi que Jeph Loeb dépeint le quotidien de nos héros et ce milieu mafieux largement moins bien que ne le fait Frank Miller. Sans parler de ces super-vilains parfois un peu dévalorisés (le Joker ne fait pas peur du tout…). Mais bon, au moins ça se lit plutôt bien, et ces presque 400 pages sont relativement bien écrites, rythmées, avec quelques moments forts. Après, il faut l’avouer, l’intérêt principal du bouquin c’est Tim Sale, sont trait si particulier, un peu cartoony/grotesque mais aussi très iconique, sa merveilleuse gestion du noir et blanc parfaitement mis en relief par des aplats de couleurs très justes, ce côté « film noir » merveilleusement bien décrit… Bref, malgré un scénario abouti mais pas des plus vibrants, ce récit culte de Batman en mérite néanmoins cette qualification grâce à la claque graphique qu’il procure.


RASL

Hop-là, fini l’intégrale (450 pages quand même) de RASL hier soir, l’œuvre que Jeff Smith attaqua quelques années après son chef d’œuvre Bone. Il nous est raconté les aventures de Rasl, un ancien ingénieur doté d’un dispositif lui permettant de voyager entre des mondes parallèles quasi-similaires. Pour faire simple, et sans spoiler, tant les révélations sont nombreuses tout au long de l'album. Et bien c’est pas mal du tout. Vraiment pas le genre de bande dessinée auquel on pourrait s’attendre au début, l’histoire brassant quantité de thèmes avec une originalité et un savoir-faire impressionnant : la science-fiction, le paranormal, les univers parallèles, l’identité, le roman noir, la mémoire, la culture précolombienne, en se servant comme principal carburant les éventuelles notes perdues du grand scientifique Nikola Tesla. Le tout avec différents niveaux de lecture, bien évidemment. Et la façon dont tout cela est géré est admirable, autant d’un point de vue graphique et artistique (de la science-fiction minimaliste située dans le désert…) qu’au niveau du découpage, savamment étudié. Et je pense qu’une deuxième lecture est presque nécessaire afin d’apprécier toutes les références et allusions disséminées çà et là. Est-ce que c’est un chef d’œuvre, une lecture obligatoire pour les amateurs de comic-books ? Je ne sais pas. Mais toujours est-il qu’un récit de science-fiction aussi profond, complexe et de surcroit original, ça ne court pas les rues.


Miss Marvel t.1

Une jeune lycéenne d’origine pakistanaise et de confession musulmane reçoit des pouvoirs de métamorphes… Et va devenir la nouvelle Miss Marvel ! Un récit initiatique vraiment bien troussé, qui sait être très juste sur tous les points traités, notamment l’adolescence, les relations entre jeunes, les conflits parents-ado, les racines, ou encore certains sujets de plus en plus sensibles comme la religion. Le personnage principal – Kamala Khan – est bien caractérisé, attachant, tout comme l’univers gravitant autour que la scénariste G. Willow Wilson a déjà bien assis. Pour ce qui est du super-héroïque, ça commence à poindre le nez sur la fin, et là encore c’est fun et enjoué. Adrian Alphona quant à lui me fait un peu penser à du Kyle Baker, en beaucoup moins barré néanmoins. Pas un style qui va me transporter mais du savoir-faire, en tous les cas. Frais, fun, enthousiasmant. Un seul défaut : le goût de trop peu en fermant l’album. Vivement la suite !


The New York Four

Un graphic novel que j’avais trouvé par hasard à quelques pounds, centré sur Riley, nouvelle étudiante à New York, les trois amis qu’elle va s’y faire, ses retrouvailles avec sa sœur que ses parents ont mis à la porte il y a une dizaine d’année, et ses difficultés relationnelles, notamment à cause de son smartphone sur lequel elle passe une bonne partie de son temps. Surtout qu’elle vient de nouer une relation amoureuse avec un inconnu, par textos interposés… On retrouve là le style de Brian Wood, avec ses digressions sur la ville de New York, et des relations entre les personnages bien cernées, bien réfléchies. Une tranche de vie urbaine et adolescente plaisante, avec des personnages attachants. Et le dessinateur Ryan Kelly, minutieux et profond, arrive très bien à représenter cette jungle urbaine. Et c’est un habitué de Brian Wood : Local, Northlanders, DMZ ou encore Star Wars…


Intégrale Prince Vailant t.2-3

4 années couvertes ici : de 1939 à 1942. Où notre chevalier de la table ronde part à l’aventure dans des contrées hostiles (contre les Huns, les vikings, dans la jungle), seul ou accompagné. Le tout publié au rythme d’une planche par semaine, et sans bulles, uniquement du texte légendé. Prince Vailant, c’est un condensé du noble esprit chevaleresque, avec néanmoins un zeste d’espièglerie et de malice. Parce que le personnage a beau être brave, vaillant et intelligent, il n’en reste pas moins malicieux quand il le faut. Et les récits d’aventures héroïques qui composent la série sont variés, prenants, intelligents, avec de l’épique à souhait et de la romance, puis souvent une pointe d’humour à chaque fois fine et bienvenue. Et puis surtout, l’essentiel de Prince Vailant reste les dessins : des gravures, de magnifiques fresques détaillées, où Harold Foster fait étalage de sa connaissance savante de l’architecture et de la morphologie. Et puis au-delà de cet aspect technique maîtrisé, l’homme sait parfaitement mettre en image des scènes diverses et variées, notamment des batailles ou duels, avec un sens du cadre et de la narration qui frise l’excellence. De l’or en barre.


Marvel Saga HS 2 : Daredevil 2/2

J’ai un peu moins apprécié cette conclusion du vol.3 de la série Daredevil, qui fait trop la part belle à des thématiques qui me touchent moyennement : la magie, les organisations secrètes, les montres à la Universal… Et puis même le scénario m’a paru parfois pas assez crédible, et un peu trop verbeux. Bon par contre toute la partie urbaine est excellente, la relation entre Matt et Foggy (atteint d’un cancer) très fine et touchante, et puis le style old-school de Chris Samnee, et son storytelling de taré, ravissent les yeux.

_________________
avatar
deadpool_az
Ganache Admin
Ganache Admin

Messages : 3249
Date d'inscription : 09/05/2008
Age : 30

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Qu'avez-vous lus récemment ?

Message  deadpool_az le Ven 10 Avr 2015 - 21:55


Trillium

A plusieurs millénaires de là, une botaniste recherche une plante afin de prémunir d’un virus les quelques milliers d’humains restants, éparpillés sur différentes planètes. Et en 1920, un explorateur part en pleine brousse rechercher un temple inca. Ces deux personnes vont se retrouver inextricablement liées par un portail spatio-temporel. Une histoire d’amour – naïve mais pas trop – dans un univers de science-fiction rétro, avec des extra-terrestres et des indigènes : miam ! Et puis la forme est vraiment bien fichue, opposant les deux univers en nous faisant retourner notre album, plus quelques autres subtilités. Un côté exercice de style qui pourrait être lassant mais bien pensé, débouchant sur quelques scènes explosives. Et puis les dessins typés indé de Lemire, avec des aplats de peinture à l’aquarelle, sont vraiment un régal pour les yeux. En petit bémol, je n’ai pas accroché plus que ça aux personnalités des deux protagonistes, mais il faut dire que leur historiette va tellement vite… Une très belle œuvre néanmoins.


Blast t.1-4

L’histoire, par le biais d’une enquête policière et du témoignage du principal intéressé, de Polza Mancini, homme obèse de 38 ans, qui décide de tout quitter suite au décès de son père. Un récit d’une profondeur vertigineuse. Thriller, intrigue policière mâtinée de serial-killer, réflexions sur la vie et les liens filiaux, ode à la liberté voir au libertarisme, étude sur l’Homme et sa nature profonde, le tout au travers d’un être d’une complexité affolante, Larcenet continue son bout de chemin d’un des auteurs indé les plus intéressants du moment, avec en plus son écriture et son phrasé juste, qui sait trouver les bons mots. Et puis son dessin, en aquarelle et niveaux de gris, se veut encore plus sombre qu’à l’accoutumée, avec aussi des écarts colorisés, des collages, gravures, etc., le tout se tenant néanmoins parfaitement bien. Un petit chef d’œuvre.


Avengers : X-Sanction

Cable revient dans le passé pour tuer des gens et ainsi sauver sa fille dans le futur. En gros. Sinon, c’est surtout baston, baston et baston. Les dialogues sont nuls, les personnages mal écrits, les rebondissements inexistants, heureusement qu’Ed McGuinness – dynamique, précis, bourrin – vient sauver les meubles, lui qui est l’unique raison de lire cette bousasse.


American Vampire t.1-2

Fin XIX début XXème, quand l’Ouest américain sentait encore le far West et que la révolution industrielle battait son plein, une nouvelle race de vampires est apparue, plus résistante, et qui va mettre à mal la domination financière et souterraine des anciens vampires. Même si cette série n’est pas inoubliable, culte, magistrale – enfin pleins de gros superlatifs – , j’ai trouvé l’univers intéressant et bien définit, les intrigues intéressantes à défaut d’être passionnantes, les personnages bien caractérisés, et certaines scènes bien badass comme il faut. Avec en plus un Raphael Albuquerque dynamique et nerveux, vraiment une bonne surprise. Je pense me prendre la suite.


Alice in Sunderland

Il y a des œuvres comme ça, qui forcent le respect. Alice in Sunderland n’est pas que l’histoire de Lewis Carroll et de ce qui a abouti à la création du chef d’œuvre Alice au Pays des Merveilles. Un peu, mais pas que. C’est avant tout l’histoire de la cité britannique Sunderland, toute son histoire, et donc de tout l’environnement, les influences, qui ont fait de Lewis Carroll ce qu’il est afin de nous donner tous les éléments en main pour expliquer la création de cette œuvre. Oui mais. Mais c’est aussi centré sur la vie de Lewis Carroll, et sur ses œuvres. Et aussi sur toute la création qui va être plus ou moins directement inspirée par l’œuvre de Carroll, ou encore tous les artistes ayant émergé de Sunderland. Ah et puis aussi de toutes les bâtisses, les monuments, les grands lieux de cette ville pleine d’histoire. Le tout expliqué par un narrateur omniscient à un badaud venant assister à une pièce de théâtre. Narrateur qui est manipulé par Bryan Talbot. Mise en abîme, quand tu nous tiens. Et entrecoupé de différentes scénettes racontant d’autres récits plus ou moins liés à l’histoire de Sunderland, et illustrés dans différents styles : gravures, bande-dessinée début XXième, etc. Et le tout, au travers d’Alice et de Sunderland, forme un formidable plaidoyer sur l’art, sa conception et ses influences, sur ce qui le détermine et également sur l’histoire, l’humanité, le cycle de la vie. Comme si ça ne suffisait pas, le passionné Bryan Talbot – un des auteurs de comics les plus sous-estimé de sa génération – est un conteur hors pair, manie le phrasé avec une élégance et un flegme très british, et sait être drôle, ludique, ou purement explicatif quand il le faut. Les dessins ? Des patchworks ultra-maîtrisés alliant dessins, photographies, illustrations diverses et variées, le tout bien entendu parfaitement cohérent et limpide. Une somme d’informations parfois lourde à digérer, mais d’une consistance et d’une précision rare, et qui en dit long sur l’art et l’humain.


Abe Sapien t.1

Malgré un personnage intéressant – mais encore trop peu utilisé – et surtout un dessin à tomber de Jason Shawn Alexander, à la fois brut, abrasif et pourtant très esthétique, le scénario confus et en plus tenant sur un timbre-poste rappelle trop les courtes historiettes de Hellboy pour nous tenir en haleine. Dommage, il y avait du potentiel. A voir quand même avec le tome 2 s’il y a matière à continuer la série ou non.


Gravel t.3

Gravel vient de supprimer les Sept Mineurs (tomes 1 et 2), il fait maintenant partie des Sept Majeurs, la confrérie des magiciens les plus puissants. Du Ellis honnête sans être transcendant, qui pour cette fois multiplie les intrigues (on est loin de l’intrigue simpliste des 2 premiers tomes), même si l’enchaînement des intrigues sent un peu l’artificiel. Mais ça reste quand même assez bon, malgré un Raulo Caceres peu enthousiasmant.


Thor : The Mighty Avengers

Avant la période des Avengers, Thor se retrouve propulsé sur Terre par Odin pour y apprendre l’humilité. Seulement, il ne se rappelle même plus pourquoi on l’y a envoyé ! Malgré une fin en queue de poisson et des débuts plutôt laborieux, le corps du récit (soit quand même 5-6 épisodes sur Cool est vraiment bien fichu, jouant sur la nostalgie/candeur/naïveté de cette période du silver age et proposant des intrigues tenant en un épisode et pleine d’enthousiasmes et de rebondissements. Pas de quoi sauter au plafond non plus, mais avec le magnifique trait old-school de Chris Samnee, voilà une lecture plus que recommandable.

Bon sinon j’ai décidé d’écluser un peu ma pile de livres que j’entasse, peu importe si j’ai le début ou la fin du livre.



En franco-belge, j’ai donc découvert pour la 1ère fois Blake et Mortimer avec La Marque Jaune. Malgré le côté parfois un peu vieillot de l’ensemble, j’ai littéralement adoré : le scénario, les dialogues, et puis surtout le dessin réaliste et le sens du découpage de Jacobs, d’une maîtrise indécente. J’ai lu les Pacush Blues 2 et 3 de Ptiluc, où l’auteur se sert d’une tribu de rats pour exprimer toutes ses idées, surtout philosophiques/politique, et ses réflexions sur le sens de la vie. Avec également de l’humour absurde, pas mal de WTF et de psyché, et puis son dessin pur et slapstick. J’ai adoré certains passages, eu plus de mal avec certaines parties bien barrées. Les 2 premiers tomes des 7 Vies de l’Epervier de Cothias et Juillard. Là encore le dessin réaliste est un petit bijou, et cette fiction historique est bien contée et plutôt prenante. Un Garfield ensuite, le t.31, toujours un peu pareil mais bon j’aime ça, ça arrive toujours à me faire sourire. Ah et puis Le Génie des Alpages t.1 de F’Murr, du WTF non-sensesque philosophico-socialo-psyché, sur un berger et – surtout – sa troupe de moutons révolutionnaires. Un peu daté, je me suis forcé à finir. Le dessin comme le côté barré fait pas mal penser à Philémon, de Fred. Les Chapeaux Noirs pour finir, un recueil d’aventures de Spirou et Fantasio, période Jijé et tout débuts de Franquin. Plutôt plaisant, ça a un peu vieilli mais ça reste de l’excellente bd comique vintage. J’ai lu quelques Tintin ensuite : L’Oreille cassée, On a marché sur la Lune et Tintin au Tibet. Si les premiers Tintin ont assez mal vieillis (c’est très naïf, la narration est pas vraiment maîtrisée, c’est assez confus), les derniers sont excellentissimes, notamment ce On a marché sur la Lune vertigineux. C’est bien écrit, rythmé, les dessins sont magnifiques : une relecture franchement palpitante. Puis Partie de Chasse de Christin et Bilal, peut-être mon album préféré de l’artiste, où des anciens membres politiques de l’union soviétique se retrouvent pour, justement, une partie de chasse. Bilal est à son summum (c’est un artiste qui a évolué considérablement mais je préfère cette période à la tétralogie du Monstre ou encore à ses derniers travaux), et Christin nous offre une analyse profonde de la création de ce bloc soviétique jusqu’à l’effondrement du modèle communiste, avec un sentiment de nostalgie mortifère qui plane tout du long. Un petit chef d’œuvre.



En comics, la mini-série Winter Soldier scénarisée par Rick Remender. Quelques bonnes idées, une intrigue bien ficelée, mais je m’y suis plutôt ennuyé, la faute à des personnages pas assez développés. Un vieux magazine Wildstorm aussi, contenant du Gen13 (une purge innomable), WildC.A.T.S de Casey et Phillips (très bon) et Stormwatch de Ellis et Raney (excellentissime).



Côté manga, les One Piece 7 à 17, du coup j’ai commandé la suite : même si les lectures sont éprouvantes à cause du dessin très chargé et qui part dans tous les sens, on a vraiment envie de suivre cet équipage et tous les ennemis qu’ils auront à affronter. De l’excellent shonen. L’arc avec l’histoire de Tony Tony Chopper est peut-être le meilleur que j’ai lu à présent. Lu le 1er tome de Gunnm, où dans un monde futuriste post-apo quasiment chaque humain est doté de pièces cybernétiques, et où des robots vivent… un chercheur/ancien combattant va récupérer des pièces dans une casse et « ressusciter » celle qu’il appellera Gally. S’ensuivent péripéties et rebondissements. Plutôt bien fichu, l’univers dépeint est intéressant, les situations nombreuses et les dessins précis et profonds. Dommage par contre que les scènes d’action soient si illisibles.

_________________
avatar
deadpool_az
Ganache Admin
Ganache Admin

Messages : 3249
Date d'inscription : 09/05/2008
Age : 30

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Qu'avez-vous lus récemment ?

Message  deadpool_az le Lun 4 Mai 2015 - 22:36


Empire of the Dead t.1

Suite officieuse de la saga des morts-vivants de George Romero (c’est-à-dire la trilogie originelle Night of the Living Deads – Dawn of the Dead – Day of the Daid, de grands classiques, le sympatoche Land of the Dead, et les navets Diary of the Dead et Survival of the Dead (quoi que je n’ai toujours pas vu ce dernier, si ça se trouve il est bien – hum)), de la série B sans prétention où Romero développe encore ses sujets fétiches, à savoir les morts-vivants qui prennent du galon, la société qui s’adapte de façon plutôt barbare à cette épidémie, et en plus il y ajoute des vampires ! Ça se lit plutôt bien, les quelques intrigues suffisent à nous tenir éveillé, par contre Alex Maleev s’essaye à un nouveau style, plus brouillon, moins fouillés, ce qui nous donne des dessins assez moyens. Comme l’album en fait. Mais c’est pas mauvais quand même.


Catwoman : A Rome

Catwoman part à Rome avec l’Homme-Mystère pour y faire le point sur ses origines. Un récit plutôt sympathique qui se place dans la continuité de Batman : Un Long Halloween, à savoir des super-vilains, une atmosphère assez sombre, la mafia, et puis ici c’est Catwoman la narratrice et on se prend à s’attacher au personnage, comme à l’histoire. Jeph Loeb était encore inspiré, et ça nous promet de beaux écrits. Et puis surtout, Tim Sale nous explose la rétine avec son style si particulier, élégant, magnifiquement mis en couleur/aquarelles par Dave Steward. Vraiment, une claque à chaque page. Très sympathique.


The Umbrella Academy t.1

Dans un dystopie tendance steampunk, 7 enfants aux pouvoirs extraordinaires ont été récupérés par un scientifique afin d’en faire la 1ère super-équipe de la planète. On les retrouve tous un paquet d’années plus tard, l’équipe dissoute, chacun ayant fait sa vie de son côté, quand surgit une nouvelle menace. Malgré l’Eisner Award de la meilleure nouvelle série, j’avais un peu peur du côté du scénariste, Gérard Way, qui est avant tout le leader du groupe de rock alternatif My Chemical Romance. Et puis finalement pas du tout : il y a un côté décalé plaisant tout du long, c’est fun et grave à la fois, les personnages sont bien différents et creusés, les rebondissements nombreux, les idées fusent… et avec un vernis vintage et pop-culture bien distillé. Et le trait de Gabriel Ba, entre du Mike Mignola et du Duncan Fegredo, et vraiment parfait, en plus colorisé par Dave Steward. Une excellente surprise.


Damian : Son of Batman

Une mini-série de 4 épisodes signée Andy Kubert, se passant dans un futur où Damian Wayne, le fils de Batman ne serait pas mort. Il devient donc le Batman du futur qu’avait déjà imaginé et utilisé Grant Morrison dans son magnifique run. Et ici donc Damian se voit endosser le costume suite à la mort de Batman (Dick Grayson – le 1er Robin – et non Bruce Wayne) et doit résister entre l’envie de faire « sa » justice, c’est-à-dire éliminer purement et simplement les criminels, où suivre les préceptes de Batman. Un récit très classique dans le genre reprise de flambeau/initiation, plutôt efficace (pas de temps mort) mais vraiment pas de quoi s’emballer, surtout qu’Andy Kubert n’est pas des plus inspirés au niveau du dessin. Moyen.


Freddie et moi

L’autobiographie d’un jeune anglais ayant ensuite suivi sa famille aux Etats-Unis pendant son enfance, et plus particulièrement le lien étroit qu’il entretien avec le groupe Queen, dont il est un fan plus qu’assidu. Et finalement cette passion n’est que le socle sur lequel va se bâtir cette partie de la vie de l’auteur, et le bouquin est un chouette album sur l’adolescence, les passions que l’on a à l’époque, comment on les vit, les rapports familiaux ou amicaux à cet âge, ou encore sur les souvenirs, ce qui nous en reste, la nostalgie. Et tout cela se fait très naturellement, au long de ces 200 pages de scènes de la vie quotidienne, de souvenirs et d’éléments marquants de la vie de l’auteur, sans artifices ou scènes chocs/larmoyantes. Le dessin quant à lui est typé indé, assez sobre, mais je n’ai pas trop accroché. En tout cas un joli graphic novel, profond sans y paraitre, et qui prend forcément une valeur ajoutée si on connait et apprécie le groupe Queen.


Six Guns

L’idée est de regrouper d’obscure personnages Marvel tendance justiciers / western pour en faire une équipe, donnant lieu à cette mini-série. Même si la présentation des personnages et leur façon de se regrouper fait un peu artificiel, le récit donne dans l’efficacité, sans prise de tête, avec des protagonistes badass au possible. C’est fun, plein d’action, et surtout ça fonctionne. Pour l’originalité, on repassera.


Astonishing Spider-Man & Wolverine

Je l’ai acheté parce que d’occase, et Aaron + Kubert. Je n’en attendais rien, et j’ai franchement été décoiffé. Les deux compères sont plongés dans un passé dystopique, et vont ensuite passer d’univers en univers, ceux-ci à chaque fois bouleversés par leurs actions passées. Autant d’univers, de concepts barrés, de portnawak jouissif mais qui se tient, en plus de la densité des dialogues toujours bien senti, et puis ce côté fan-service nullement anecdotique, Aaron ressemble vraiment à Remender. Et avec des dessinés assurés par un Adam Kubert en grande forme et qui se fait plaisir (faut dire, avec tous ces événements complétements barrés à dessiner…), cette mini-série est franchement excellente.


Les Kids

L’adolescence de Joe Matt, ses rapports avec sa famille, ses amis, et sa passion dévorante pour la collection de comics. Un autoportrait sans concession, Joe Matt est très critique envers lui-même (et pas que pendant l’enfance, cf. ses travaux sur le Joe Matt actuel) et sait prendre la distance suffisante pour s’auto-analyser. Mis à part ça, la façon de se dépeindre est très bien faite, réaliste, en somme du graphic novel élégant et juste.

_________________
avatar
deadpool_az
Ganache Admin
Ganache Admin

Messages : 3249
Date d'inscription : 09/05/2008
Age : 30

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Qu'avez-vous lus récemment ?

Message  deadpool_az le Mar 2 Juin 2015 - 20:01


Rocketeer

LA fameuse série de Dave Stevens, qui date du début des années 80 tout de même, et mise à part la narration parfois un peu datée (et encore, comme on se situe dans les années 30 et que le récit a un côté old-school volontaire, ça passe plutôt bien), vraiment de l’excellente BD d’aventure, où on suit un ex-acteur hollywoodien reconverti dans l’aviation et qui découvre une sorte de jet-pack. Ajoutez à cela une pin-up à la Betty Page, des services de renseignements et nazis qui veulent le jet-pack, de l’action, de l’aventure, de l’amour, et voilà une belle petite BD sans prétention mais ô combien belle et élégante. Et puis surtout le trait de Dave Stevens, d’une pureté, d’une précision impressionnante, comme du Brian Bolland mais en un chouïa moins détaillé, et en plus élégant. Bonne surprise.


Invincible t.8

Qu’est-ce que je retarde avec cette série. Et pourtant ce tome est encore une fois excellent, du très bon récit super-héroïque / galactique, dans un univers dense et avec une galerie de personnage impressionnante, tous bien traités, des dialogues précis et justes, plein de rebondissements, de l’action en pagaille, de la démesure/humour à la Kirkman, et puis le trait de Ryan Ottley, fin, précis et dynamique. Excellent.


Fables t.14 et 15

Là encore ça fait un petit moment que je n’y avais pas touché, et j’ai vraiment été conquis par ces deux tomes. Le t.14 marque la fin de la guerre avec l’Adversaire, et le t.15 entame une nouvelle période, plus sombre à cause d’une nouvelle menace franchement inquiétante. Willigham arrive vraiment sans mal à nous faire naviguer entre tous ces différents endroits (et leurs politiques et modes de gestion différents), ces innombrables personnages, et les stratégies menées par chacun lors des différents batailles et escarmouches. Et puis toujours avec ce rapport au conte, aux fables plein de malice et de connaissances. Deux tomes bourrés de rebondissements, de drames, très bien écrits, et en plus avec un casting de dessinateurs de qualité : l’élégant Mark Buckingham, Michael Allred et Niko Henrichon. Vivement la suite !


100 Bullets t.14

Encore une fois avec 100 Bullets, c’est toujours difficile de se replonger dans ces intrigues complexes quand ça fait bien 1 an qu’on n’en a pas lu. Et je suis encore loin de posséder les 100 épisodes pour ENFIN les relire à la suite. C’est dommage, parce que c’est juste excellent : du récit noir moderne, avec à la fois un parfum de banditisme chic et de bas-fonds urbains, et plein de personnages embourbés dans une spirale infernale. Et puis surtout, surtout, surtout : Eduardo Risso, qui reste encore (ça fait quoi, 10 ans ?) un des meilleurs dessinateurs mainstream du moment.


Crossed : Si tu voyais ça t.1

Une série régulière dans l’univers de Crossed – web-série à la base – qui suit par le biais des écrits d’un personnage principal une poignée de survivants réfugiés sur une île, avec leurs codes, leurs interactions, leurs différentes stratégies pour repousser les infectés. Je n’en attendais pas grand-chose et c’est plutôt prenant, bien écrit par Simon Spurrier qui arrive à nous surprendre malgré un sujet vu et revu. Le dessin de Javier Barreno n’est pas trop ma came mais il est encré par Gary Erskine, ce qui lui donne un aspect plus lisse et travaillé. Et puis Crossed, c’est surtout le pire du pire du comic-book dans le genre trash et malsain. Bref, plutôt une bonne surprise.


Fear Agent t.2-6
Légendes d’un Fear Agent

Je n’avais lu jusqu’à présent que le tome 1, très bon mais sans ce petit quelque chose qui me donnait tant envie de lire la suite. Et là, pendant ma lecture je n’ai pu m’empêcher de me commander la suite et fin des aventures de ce anti-héros spatial. Rick Remender n’a pas son pareil pour nous proposer des concepts délirants, à base de races extraterrestres originales, de mondes parallèles, de voyage dans le temps. Et surtout, l’histoire est alambiquée, complexe mais vraiment bien conçue, avec plein de détails, d’intrigues parallèles, et de clifhangers à tomber. Et puis c’est aussi très drôle, tout en sachant être émouvant (pas mal de scènes intimistes et les personnages sont vraiment creusés), même si le genre premier est bien sûr l’action/aventure tendance science-fiction/soap opera. De l’excellent pulp intelligent, rehaussé par des dessins eux aussi à tomber (Tony Moore ou encore Jerome Opena, franchement !). Pour ce qui est de Légendes d’un Fear Agent, il s’agit des deux épisodes one-shots écrits par Remender et de courts récits brossés par divers auteurs. Sympatique, mais vraiment anecdotique. Mais bon, la série Fear Agent déchire tout, et c’est le principal.


Superior Spider-Man #1-31

Dan Slott continue son long run sur Spider-Man avec tout simplement… la mort de Peter Parker et Doc Ock qui a pris possession de son corps ! Et l’ancien vilain va, avec ses méthodes, reprendre le flambeau de Spider-Man : justice presque punitive, contrôle total de New York avec des araignées robots caméra, et surtout la mainmise politique lui octroyant une armée et un centre d’opération rien qu’à lui ! Slott gère vraiment très bien toutes les conséquences que l’avènement de ce « Superior » Spider-Man va avoir, autant parmi ses relations, sa famille, qu’au travers de son boulot, de son rapport avec ses collègues super-héroïques, notamment les Avengers, ou encore avec les vilains. Et le tout se conclut merveilleusement avec l’arc « La Nation Bouffon », puisque le Bouffon Vert profite de tout ce flottement pour monter une armée du crime et prendre la ville de New York. Tout est très bien amené, les moments de bravoure vraiment légions, c’est bourré d’action, d’émotion, d’idées bienvenues, avec en plus tout le côté fanboy de Slott, et puis au niveau du dessin c’est plutôt du bon morceau également, notamment un Humberto Ramos que j’ai trouvé très bon alors qu’il me décevait à se singer récemment. Un arc qui rejoint directement les classiques de Spider-Man.


Batman : The Court of the Owls
Batman : The City of Owls

Au début de ma lecture, je me suis un peu demandé pourquoi ce récit était considéré comme une des sagas cultes de Batman (même la dernière en date en fait, puisque ça date de 2012-2013), et puis au fil de ma lecture j’ai vraiment été captivé par le récit, ce qu’elle apporte de nouveau au personnage de Batman (tant pour son rapport à Gotham que sur son passé), et puis aussi cette menace vraiment inquiétante et crédible. En plus Snyder ne se disperse pas et restreint son histoire au cercle intime de Batman. C’est bien rythmé, bien écrit, et puis Greg Cappullo (que j’adorais à l’époque de ses X-Force début 90s, avant qu’il ne parte sur Spawn) fait le boulot très honorablement, proposant même quelques illustrations franchement réussies. Bref, un récit de plus à ajouter parmi les classiques de l’homme chauve-souris.


Monkey vs Robot and the Crystal of Power

Suite de Monkey vs Robot, où les deux factions ennemies vont se livrer une guerre pour un cristal qui permettait au robot-mère des robots d’acquérir de la puissance. Je n’en attendais pas forcément grand-chose et j’ai été conquis, Kochalka arrive vraiment à faire simple mais très puissant, nerveux, autant sur le scénario que sur ses dessins naïfs et épurés mais pourtant plein de relief et de réalisme. Et puis ce conflit banal n’est (forcément) rien de moins qu’une parabole sur l’humanité. Très très bon.


Marvel Classic Avengers

Ce Marvel Classic reprend principalement des histoires liées aux jumeaux Wanda et Pietro Maximoff, a.k.a. la Sorcière Rouge et Vif-Argent, datant de fin 70 – début 80. Vraiment bien, ça n’a pas trop vieilli et on en apprend beaucoup sur les origines (multiples et complexes) des deux mutants. Du bon Marvel classique (d’où le titre hum) et puis au dessin c’est carrément la classe : John Byrne et Sal Buscema.


Captain America Reborn

Dans l’excellent run de Captain America par Ed Brubaker, ce dernier était mort, tué par une Sharon Carter possédée, et Bucky alias Le Soldat de l’Hiver avait pris sa place. On apprend dans cette mini-série qu’en fait Cap était prisonnier du passé tandis que Crâne Rouge prend possession de son corps. Une mini qui fait directement suite à la série, et donc incompréhensible sans avoir lu auparavant ces épisodes. Brubaker y est toujours aussi efficace, et cette fois (comme beaucoup d’intrigues se résolvent), c’est un peu moins complexe et abstrait que souvent dans la série. Bryan Hitch et son trait réaliste donne dans la générosité, même si on le sent vraiment fatigué. Pas excellent, mais bon. Et c’est déjà pas mal.


Stumptown

Une enquête sur une personne disparue réalisée par une privée… Un polar plutôt soft et très classique, on sent que Rucka ne s’est pas trop foulé pour le coup. Et puis ce qui manque surtout, c’est un personnage féminin fort comme ses Tara Chase (Queen & Country) ou Carrie Stetko (Whiteout), des personnages principaux qui en imposaient vraiment. Sur les dessins, Matthew Southworth livre une bonne prestation, du dessin réaliste à la Michael Lark, en moins bien forcément. Sans plus.


Uncanny Avengers t.2

L’équipe est au complet, et déjà les dissensions et séparations commencent entre les pro/anti X-Men et/ou Avengers. Et pendant ce temps-là, les rejetons d’Apocalypse ont le champ libre. Remender est vraiment attaché à ce vilain charismatique puisqu’il prend ici directement la suite de sa longue et excellente saga d’Uncanny X-Force avec Archangel. Ici c’est un peu moins intéressant (moins de concepts barrés, de scènes chocs), mais en tout cas il fait le travail très honorablement, prenant bien le temps de caractériser les personnages avec subtilité, et puis le dessin est à l’avenant (Daniel Acuna !). Largement meilleur que le 1er tome trop décompressé pour rester en tête.

_________________
avatar
deadpool_az
Ganache Admin
Ganache Admin

Messages : 3249
Date d'inscription : 09/05/2008
Age : 30

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Qu'avez-vous lus récemment ?

Message  deadpool_az le Mer 26 Aoû 2015 - 20:40


Gardiens du Globe t.1

Décidement, j’ai l’impression que quand Kirkman s’occupe du scénario mais pas des dialogues, c’est à chaque fois très moyen (cf. Brit t.2). Comme quoi écrire du super-héros à la fois classique et novateur, ça n’est pas donné à tout le monde. On suit ici la nouvelle équipe des Gardiens du Globe, créés par le gouvernement. Et si on se met un peu à adhérer à l’intrigue sur la fin, j’ai quand même dû me forcer à finir ma lecture : la faute à d’innombrables personnages qui bénéficient d’une présentation trop sommaire pour nous intéresser (héros comme vilains). Il y a quand même quelques idées sympas, de bons moments, mais les dessins passables n’arrangent rien. Très moyen.


American Elf

Un strip autobiographique de 4 cases par jour pendant 5 ans, c’est le défi que s’est lancé James Kochalka (Monkey vs Robot, Pinky & Stinky). Si au début on se demande parfois pourquoi raconter telle ou telle anecdote, pourquoi un sketch aussi vain, pourquoi ceci, pourquoi cela, cette façon de faire va nous faire au fur et à mesure plonger dans la vie et l’esprit tourmenté de l’auteur, ses joies, ses peines, sa façon de voir la vie, et aussi sa vie qui se construit auprès de sa femme et de l’enfant qu’ils vont avoir, de ses amis, de son travail d’auteur et de musicien. Un portrait tout ce qu’il y a de plus juste, sincère, et qui nous emporte loin dans son monde. Le trait cartoony de l’auteur n’est pas aussi maîtrisé que sur ses graphic novel (par exemple l’auteur était parfois dans un état second, ou en déplacement (en avion), quand il a pondu ces strips journaliers), mais là aussi comme pour le « scénario », ces petites imperfections vont rendre encore plus attachant et vrai ce portrait composé de morceaux épars. Pari amplement réussi.



Deadpool vol. 5 t.1 à 3 (Marvel Now)

Au départ un peu foutraque et partant dans tous les sens, on se met vraiment à accrocher à ce nouveau Deadpool dont les récits sont encore plus barrés qu’à l’accoutumé : du délire WTF non-stop et qui part à 100 à l’heure, serti par des dialogues inspirés et hilarants.  Et puis en plus de ça, les scénaristes arrivent à bien creuser le personnage de Wade Wilson pour nous faire ressentir sa douleur quand il faut. Qui est directement contrebalancée par une autre vanne. Et l’excellent Tony Moore semble se faire encore plus plaisir qu’à l’accoutumée sur les dessins : c’est détaillé, un peu cartoon, dynamique… De l’excellent Deadpool, quoi.


Daredevil #253-291

J’ai enfin lu entièrement, et dans l’ordre, ce qui était paru dans l’ancienne V.I. Daredevil, qui correspondait à quasiment l’intégralité de la période avec Ann Nocenti au scénario, et tous les épisodes illustrés par John Romita Jr. Ca a légèrement vieilli mais ça reste quand même un run culte du personnage, à classer juste derrière ceux de Frank Miller et Brian Bendis (et Mark Waid ?). Pour le ton donné à la série (ambiance poisseuse et même fin du monde avec ce New York décrépit, sale et dangereux, Daredevil devenant fou), pour les personnages profonds (DD mais aussi le Caïd très bien utilisé, puis la création de Typhoïd Mary), pour ce mélange à la fois de récit urbain et de fantastique, qui arrive à se tenir (avec l’excellent duel DD – Méphisto). Et puis le singulier John Romita Jr est vraiment au sommet de son art, quand il commençait à utiliser pleinement son nouveau style et à se démarquer de celui de son papa. De l’excellent comic-book 80s, je me demande pourquoi il n’y a pas encore eu d’édition vf digne de ce nom. Je pense que je lirai les épisodes manquants en vo, ne serait-ce que pour les dessinateurs de qualité (Steve Ditko, Sal Buscema, Rick Leonardi)


Building Stories

Chris Ware continue son analyse de la psychologie humaine et des rapports entre personnes avec cette œuvre pour le moins étonnante : un coffret renfermant une quinzaine de livres et livrets (tous de taille et pagination différente) centrés sur des parties de la vie de personnages ayant tous occupé le même immeuble. Le tout avec à chaque fois des méthodes de narration différente (1ère personnage, narrateur omniscient, immeuble qui passe, vie d’un insecte…). Et toujours cette analyse si fine, si juste et profonde des rapports humains, de la vie et du temps qui passe, cette écriture et ce vocabulaire si pointu, cet humour si froid, glacial et hilarant. Sans oublier surtout son graphisme particulier si pertinent, détaillé, géométrique, appuyé par un storytelling impressionnant, une mise en couleur très élaborée et un lettrage audacieux. Un seul petit défaut : avec tous ces livres et morceaux épars, il est difficile pour l’esprit d’y voir un « tout » de cet ensemble : pas de début, milieu ou fin puisque tout peut être pris dans n’importe quel ordre. Et ce qui fait cette force en fait également une légère faiblesse. Donc pas mon Chris Ware préféré (je pense y préférer Jimmy Corrigan et ACME Novelty Library), alors il sera donc uniquement dans mes 20 ou 30 BD préférées :p C’est juste magistral.


Wolverine Old Man Logan

Les vilains ont remporté la bataille contre les super-héros, et possèdent la planète depuis une trentaine d’années. Et Wolverine, ou plutôt Logan, un des rares héros à avoir survécu, vit en reclus avec sa famille et refuse désormais de se battre sans que personne ne sache pourquoi. Hawkeye vient alors le chercher pour l’accompagner dans une simple mission de ravitaillement… Un road-movie post-apo relativement simple mais très bien conté, aéré et toujours avec ces petites idées génialissimes comme Mark Millar – qui s’assagit pour le coup – sait les asséner. Ça se lit vite et bien, c’est très efficace sans pour autant être marquant ou inoubliable, un peu comme le trait de Steve McNiven.


Sexe t.1

A la manière de ses WildCATS vol.3, Joe Casey se fait ici plaisir à faire intervenir des personnages haut placés dans le monde de la finance et du conglomérat d’entreprises, holdings et compagnie. Le héros revient ici enfin en service actif à la tête de sa société et ses filiales, après un passé super-héroïque dont on entrapercevra des bribes pendant ces 8 premiers épisodes. Et il devra composer avec sa vie « normale », comme tous ces anciens super-vilains qui essaient également tant bien que mal de revenir dans la société. Des débuts très prometteurs pour cette série qui essaie de creuser derrière le masque et d’analyser le rapport si particulier à cette double identité, faisant resurgir les besoins presque vitaux des personnages (le sexe, donc, dont le récit n’est pas avare) voir des addictions sévères, un peu à la manière d’un Watchmen. Les personnages sont bien définis et le dessin quant à lui est très franco-belge, rappelant un peu Largo Winch (comme la série d’ailleurs). Ok pour la suite, donc.


Moon Knight vol.8 t.1 (Marvel Now)

Warren Ellis reprend avec brio le personnage torturé de Moon Knight, en en faisant simplement un… schizo dandy ! Et le scénariste reprend son style « 1 épisodes = 1 histoires », où il est très efficace (cf. Planetary ou Fell). Ça marche plutôt bien, malgré certains épisodes un peu creux, mais globalement les histoires sont originales, les dialogues touchent juste et l’univers gravitant autour de ce personnage très singulier est vraiment intéressant. En prime le trait réaliste/indé de Declan Shalvey est savoureux et joue particulièrement des blancs et des noirs, si chers au personnage. Du Ellis inspiré, dommage qu’il ne soit resté que pour ces 6 épisodes…


Calavera

Dernier tome de la trilogie entamée par Toxic et La Ruche, où on débarque quelques années après les événements des deux 1ers. Cette fois Doug en a fini de la relation compliquée qu’il entamait (et on assiste également à d’autres événements s’étant passés auparavant), et vit une vie paisible avec sa nouvelle compagne… Mais ses démons passés vont revenir le provoquer, pendant qu’on assiste également à la conclusion de ce rêve avec un Tintin punk amoureux d’une femme-reine-abeille dans une ruche… Même si j’ai préféré la profondeur d’un Black Hole et que Burns ressasse les mêmes thématiques, sa maîtrise est vraiment impressionnante et on se perd vraiment dans l’esprit tourmenté et évanescent de Doug, toujours avec cette dose de bizarre/malsain ayant trait à la chair qu’affectionne tant un Cronenberg, et cette restitution fidèle des tourments adolescents, des premières expériences, du passage à l’âge adulte. Et puis Burns c’est surtout ce dessin avec une ligne si pure, si parfaite, rehaussée par une mise en couleur pastel très bien pensée. Une merveille à chaque case.


Grant Morrison présente Batman t.0 : Gothic

Après avoir conclut la collection “Grant Morrison présente Batman” (me manque toujours les 2 derniers tomes, d’ailleurs), Urban décide judicieusement de publier la saga “Gothic” (déjà parue en vf en kiosque il me semble) comme tome 0. Et c’est plutôt bien vu, puisque malgré un petit côté années 80 pas trop dérangeant Grant Morrison commence déjà à évoquer certaines des thématiques futures consacrées au personnage, notamment les dessous de la ville de Gotham et son ancienneté. Bon le scénario reste une enquête assez simple mais néanmoins prenante, et puis Klaus Janson apporte une touche rugueuse et gothique qui convient très bien à l’histoire. Sympathique.


Miracleman t.3

Conclusion de la saga épique entamée par Alan Moore qui essaye de proposer une vision réaliste de l’arrivée d’un super-humain sur Terre, et narré selon sa propre vision. Et ici Moore n’y va pas par 4 chemins et place Miracleman dans le rôle d’un Dieu sur la planète, nous met également en contact avec des races extraterrestres supérieures, et provoque un affrontement sanglant entre Miracleman et sa némésis. Entre autres idées de génies et petits détails faisant tout le talent de Moore. Une œuvre complexe, dense (la narration très lourde est parfois un peu fatigante, même si Moore utilise le phrasé de MM), ambitieuse et franchement réussie. Le dessin réaliste et éthéré de John Totleben, même si pas forcément ma came, contribue également pour beaucoup à la réussite de cette œuvre exigeante mais vraiment profonde.


Saga t.1 à 4

Une planète et sa lune se font la guerre depuis des temps ancestraux… Seulement, cette guerre ils ne la font pas chez eux, mais chez les planètes voisines. Et au milieu de tout ça débute une histoire d’amour entre les deux races ennemies, dont un enfant va naître… Mélange de science-fiction, d’aventure et de road-movie intimiste, dans le genre original ça se pose là. Et on retrouve tout le talent de Vaughan à proposer des personnages crédibles, très justement caractérisés et attachants (on pense notamment à tout ce qu’il a fait sur Y the Last Man, dont la structure du récit ressemble parfois). Et puis l’inventivité du scénariste est vraiment sans limite, il arrive à proposer un monde de science-fiction à la fois cohérent et bien barré, et surtout ne ressemblant à rien d’autre. Et l’apparente légèreté qui anime le récit ne fait pas oublier la dureté de certaines scènes. Quant à Fiona Staples, sont trait fin et élégant est franchement agréable, et elle dessine magnifiquement les visages. Du tout tout bon." />" />

_________________
avatar
deadpool_az
Ganache Admin
Ganache Admin

Messages : 3249
Date d'inscription : 09/05/2008
Age : 30

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Qu'avez-vous lus récemment ?

Message  deadpool_az le Ven 23 Oct 2015 - 21:26


JLA #1-41
New Year’s Evil : Prometheus
JLA/WildCATS

Ca y est, j’ai ENFIN lu la JLA de Morrison (datant de fin 90 quand même…), dont je n’avais pour l’instant lu que des bribes par ci par là… En même temps, l’intégralité n’a pas encore été publié en vf (un peu chez Semic, un peu chez Panini… mais je ne désespère pas d’une intégrale chez Urban), alors vive les scans vo. Puis sinon, bah c’est du tout bon. Du super-héros iconique, décomplexé, avec des menaces à la hauteur de ces grands héros que sont Superman, Batman, Wonder Woman, Green Lantern, Martian Manhunter et cie… plus l’ajout de nouvelles têtes bienvenues et apportant un autre regard, comme Steel, Huntress, Plastic Man, l’ange Zauriel ou encore les New Gods d’Apokolips que sont Orion et Big Barda. D’ailleurs je regrette juste que les relations n’aient pas été plus poussées entre les personnages, parce que leurs interactions sont savoureuses. Mais niveau action et concepts barrés, on est vraiment servi. A noter que Mark Waid et J.M. DeMatteis assureront quelques épisodes d’intérim également, avec tout le talent qu’on leur connait. Et le gros du dessin revient à Howard Porter, pas un artiste qui m’emballe mais au style très léché et efficace. Très bon. J’en ai profité pour lire également JLA : Prometheus, qui revient sur ce vilain de façon assez classique mais intéressante, et JLA/WildCATS, un crossover sympathique mais sans aucune originalité (les deux équipes se combattent au début puis font la paix pour affronter un ennemi commun).


Intégrale Titans

J’ai choppé deux vieilles intégrales Titans à quelques euros, alors en vrac :
- Mikros de Jean-Yves Mitton, la narration a vieilli mais ces super-héros français ont encore du panache, et le dessin de Mitton le plaçait quand même à égalité avec les grands dessinateurs de comic- book de l’époque.
- Star Wars : sympathique, même si la continuité est assez rude les récits sont bien traités, l’univers respecté (malgré cette horrible francisation des noms), et le dessin de Ron Frenz, classique et bien exécuté, gagne encore en personnalité avec l’encrage de Tom Palmer.
- New Mutants : Chris Claremont et Bill Sienkiewicz, la meilleure période de la série, que dire de plus ? Excellent. Mais complexe aussi, parce que Claremont y est bien barré et Sienkiewicz est dans sa phase la plus rugueuse et déstructurée.
- Dazzler : Nul, nul et nul. Sauf 1 épisode que j’ai aimé. Mais bon, normal : Archie Goodwin et Paul Chadwick.


The Dark Knight Strikes Again

J’en attendais beaucoup… Et je n’ai pas trop été déçu. Frank Miller, vraisemblablement chamboulé par les événements du 11 septembre, débute son histoire avec des héros qui ont perdus, auxquels plus personne ne croit, dans un monde régit par la mainmise des politiciens et des médias. Et puis le vieux Batman se réveille et veut tout chambouler. Un récit assez dingue, auquel le nouveau style de Frank Miller convient parfaitement : un style à la fois épuré et grandiloquent, couleurs flashy à l’appui. Et même si je le préférais sur The Dark Knight Returns (les deux albums sont TRES différents), je préfère des auteurs qui évoluent quitte à choquer que l’inverse. Et si le scénario avait été un peu plus travaillé (malgré de bonnes idées, la profusion de super-héros revisités fatiguent et complexifient inutilement le bouquin), l’impact aurait été bien plus fort. Mais globalement c’est exactement ce à quoi je m’attendais, pas un chef d’œuvre mais un pétage de plomb viscéral et surtout honnête, souvent jouissif.


Batman : Un deuil dans la famille

Les épisodes de Detective Comics où le 2ème Robin, Jason Todd, va trouver la mort massacré par le Joker. J’ignorai complétement que cette décision avait été prise suite à un vote du public, et à peu de voix près Robin fut condamné et les auteurs ont donc procédé à sa mort. Le scénario de Starlin, si l’on accepte les énormes ficelles du scénario, est plutôt bon même s’il est très bavard, mais à au moins le mérite de revenir en profondeur sur le recrutement de ce Robin, ses traumas (ainsi que ceux de Bruce Wayne par la même occasion), et la mort de celui-ci tout comme la cruauté du Joker est très directe, brutale. Je découvre le Batman de Jim Aparo par la même occasion, et c’est la claque. Son trait pur est vraiment élégant, ses noirs et blancs bien gérés, le storytelling sans défauts… Et son Batman sacrément iconique. Pas inoubliable néanmoins, mais plus que correct.


La Mort de Superman

Un sacré event DC qui aura couru sur plus d’une année (1992-1993) et plus de 800 pages, où notre invincible héros se voit mis à mal et tué par Doomsday (qui périra également dans le combat), provoquant un sacré choc parmi la population mondiale dont va émerger 4 prétendus Superman : Superboy, Steel, l’Eradicator et le Cyborg Superman. Bien entendu, une menace commune apparaîtra et notre Superman sera de la partie pour l’arrêter, mais pas avant un bon moment. Je n’en attendais rien, j’ai quand même été agréablement surpris par ce récit, notamment l’assaut brutal de Doomsday au début, cet être réellement inattaquable. Des batailles qui durent mais vraiment bien fichues et captivantes. L’impact de la mort de Superman et l’arrivée des nouveaux héros est assez enthousiasmante et bien traitée au début, mais traîne vite en longueur avec des sous-intrigues dont on se fiche un peu, notamment au niveau des médias qui s’intéressent au phénomène, puis la conclusion est correcte, sans plus. Mais globalement un event correct, à la qualité constante même si on dénote des différences entre auteurs, par exemple entre un très verbeux Roger Stern ou un Dan Jurgens qui va l’essentiel (et dont je n’ai jamais trouvé le dessin classique si bon, pas loin d’un Byrne pour le coup). Le dessin est également assez aléatoire, mais globalement c’est du classique de bonne qualité qui ne cède pas à la mode de l’époque. Seul Jon Bogdanove fait quand même un peu tâche dans le lot. Mais bon ça reste un bon classique à découvrir.


Batman : Dark Victory

Partant sur le même principe (un meurtre par fête du calendrier) qu’A Long Halloween, j’ai pourtant vraiment préféré ce récit au précédent. Mais les mêmes points m’ont agacé, comme toutes ces familles mafieuses que je n’arrive pas à bien discerner et cette gestion de la temporalité qui n’arrive pas à m’impliquer en lisant les épisodes coup sur coup. Mais bon ce ne sont que des détails devant les immenses qualités de l’œuvre, notamment cette ambiance noire, ce récit labyrinthique, ces personnages creusés et développés, et puis cette galerie de super-vilains. Et encore une fois tout cela ne serait rien sans le dessin d’une envergure sans pareil de Tim Sale, ce trait si particulier à la fois cartoon et réaliste, cette épure, ce noir et blanc, ces cadrages et décors magnifiques, et puis cette mise en couleur savante qui confère une ambiance encore plus palpable. Excellent.


Aztek : The Ultimate Man

Destinée à être une nouvelle série, cette on-going d’un personnage créé par Morrison dans la série JLA ne durera finalement que 10 épisodes. Mais c’est largement le temps pour créer et développer ce personnage très intéressant, et de lui définir un univers et une galerie de personnage dont on aurait aimé reprendre un peu. Pour ce qui est du scénario, deux scénaristes se partagent la tâche, et le fait de les connaître un peu permet de se rendre compte assez rapidement que la ligne directrice globale, les concepts, l’univers viennent directement de l’esprit déglingué de Grant Morrison et que les dialogues et autres finitions sont du Mark Millar pur jus. Et malgré quelques épisodes en deçà, le tandem fait un travail plus qu’honorable. Et N. Steven Harris sur les dessins fait un travail aussi intéressant, un peu à la Howard Porter sur JLA mais en plus expressif et détaillé, même si ça coince un peu plus sur le storytelling. Mais globalement une série très recommandable même si elle a vieilli légèrement, années 90 obligent.


Walking Dead t.23

Que dire en plus sur ce dernier Walking Dead ? Le parti pris de Kirkman de nous placer plusieurs années après est réussi, on relance une nouvelle dynamique avec de nouveaux personnages, d’autres qui ont pris de la bouteille, et des enjeux très différents d’auparavant. C’est encore une fois très réussi, avec des dialogues aux petits oignons, des retournements de situations, des nouveautés, et Adlard est encore une fois l’homme de la situation sur les dessins. Rien à redire, qualité constante et donc encore une fois très bon. Vivement la suite.


Batman : Cataclysme

Un crossover impliquant toutes les séries de la Bat-Family (Azrael, Robin, Batman, Nightwing, Catwoman, Huntress etc.) où un énorme tremblement de terre va mettre à mal la ville de Gotham, isolée pendant plusieurs jours et faisant des milliers de morts. Principal défaut : le nombre de séries impliquées va multiplier les mêmes explications, parfois le même genre de situation, si bien qu’on a l’impression que le tout n’avance pas beaucoup. Et même si ça se lit (faut dire que la plupart des récits tiennent en un épisode et sont très simples, 90s powaaaa), rien de bien palpitant mis à part quelques événements ici et là. L’atmosphère de fin du monde reste quand même plutôt bien rendu, quelques moments de bravoures arrive à nous suffire, et puis sur les dessins des noms comme Klaus Janson, Jim Apara (en petite forme) et Mark Buckkingham arrivent à nous contenter. Mais bon, ce prologue à No Man’s Land est plutôt moyen.


Les vieux fourneaux t.1

Une fille enceinte et ses deux grands-oncles qu’elle vient de retrouver après une dizaine d’années partent à la recherche de son grand-père, qui vient d’enterrer sa femme et veut se venger du seul être avec lequel elle l’a jamais trompé. Un road-movie tout en humour et justesse sur la vieillesse, les souvenirs, l’héritage, le tout réalisé avec beaucoup de bienveillance. C’est très fin, pertinent, et surtout les personnages remportent sans mal notre adhésion. Le tout est servi par des dessins très détaillés, avec des visages pleins d’expression et un sens du rythme soutenu. Très bon.


Le Sculpteur

Après avoir dévoré ses 3 ouvrages théoriques sur la bande dessinée (présentée sous la forme… de bandes dessinées !), 1er contact avec une « vraie » BD de Scott McCloud, Le Sculpteur, sorti en début d’année. Où on suit un jeune artiste ayant connu un petit moment de gloire dans son passé et tournant à présent à vide… Jusqu’à ce qu’il fasse un pacte avec le Diable et se voit octroyer de pouvoirs lui permettant de modeler toute matière à sa guise, mais pour 200 jour seulement : après, il meurt : une relecture du mythe de Faust, assorti d’une histoire d’amour passionnelle et compliquée. On ne va pas trop revenir sur les dessins, McCloud sait parfaitement ce qu’il fait et manie avec plaisirs les plans, l’agencement de la page, les couleurs (enfin les niveaux de bleu plutôt), les ombres… Sans que tout cela soit trop ostentatoire. C’est donc juste… parfait, malgré un style peut-être un peu trop lisse. Pour ce qui est du scénario, on se laisse emporter facilement par le personnage principal, ses tourments, sa vie avec l’échéance qui approche, les personnes gravitant autour, certains amis de toujours, d’autre qu’il rencontre… On sent que McCloud a mis beaucoup de lui-même dans les personnages et les thématiques abordées : la filiation, l’amour passionnel, le rapport à l’art, avec en plus un côté fantastique nous rappelant quand même les comic-books qu’il affectionne tant. Ce qui au final nous donne une œuvre dense (puis dans les 500 pages aussi) mais se lisant très bien, en grande partie grâce à la maîtrise de son art de McCloud et son propos à la fois personnel et universel. Une grande œuvre.


Usagi Yojimbo t.26

Pas vraiment d’évolution globale des enjeux dans ce dernier tome, qui se contente de nous livrer des histoires plus ou moins longue (dont un excellent arc en 3 épisodes avec des revenants !), toujours aussi bien racontées par le maître Stan Sakai : c’est fluide, bien écrit, efficace, et avec à chaque fois de vraies réflexions derrière ces aventures. Si on ajoute à ça ce trait et ce storytelling maîtrisé et loin d’être tape-à-l’œil, Usagi Yojimbo reste encore et toujours une des on-goings les plus stable et de qualité. En prime ce tome contient l’épisode « La mort du seigneur Hikiji », quand même nommé aux Eisner Awards !


Animal Man t.1 et 2

Dans le cadre des New 52, la série Animal Man est relancée sous la coupe de Jeff Lemire qui va complétement remanier le passé de ce héros (sans le renier bien sûr, et s’inscrivant pleinement dans la continuité du personnage, que ce soit de sa création dans les années 60 que du run de Morrison des 80s), en y apportant une toute autre dimension à base de pouvoir ancestral lié à la Terre, de gardien, de totems… Le tout avec un côté horrifique rappelant le Swamp Thing de Moore et la thématique de la famille et de la filiation bien abordé. Une approche intéressante mais malheureusement traitée de façon assez monotone. Il y a beau avoir du rebondissement, des scènes intéressantes, plein d’idées… On s’y ennuie assez. Et le côté psychédélique est parfois trop développé. Mais bon outre ce scénario très correct le grand défaut reste les dessins : entre un Travel Foreman parfois très brouillon et au dessin loin d’être élaboré, et un Steve Pugh en petite forme, et connaissant le potentiel de ces deux dessinateurs, j’ai vraiment l’impression qu’on ne leur a pas laissé du tout le temps de se pencher sur la série. A suivre peut-être au tome 3, si je le trouve d’occasion.

_________________
avatar
deadpool_az
Ganache Admin
Ganache Admin

Messages : 3249
Date d'inscription : 09/05/2008
Age : 30

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Qu'avez-vous lus récemment ?

Message  deadpool_az le Jeu 3 Déc 2015 - 22:46


Swamp Thing t.1-2

Le pendant flore d’Animal Man, qui comme Alan Moore revient légèrement sur le passé d’Alec Holland, sans rien bouleverser (quoique…) mais en incorporant le personnage à ce triptyque des forces de la nature « sang – sève – nécrose ». Là encore on nage dans du fantastique/horreur assez glauque comme Animal Man, avec une réinvention du personnage et un univers bien posé et intéressant, et malgré moins de thématiques abordées que la série de Lemire, j’y ai également trouvé mon compte pour les dialogues bien pesés de Scott Snyder, et puis les dessins de Yannick Paquette sont un vrai plus. Bref ces deux séries fortement liées ne sont pas des must-have mais j’ai très envie de me procurer la suite.


Cosmic Patrouille t.2

Trouvé à quelques euros, de la BD comique franco-belge très classique, le scenario n’est pas d’une originalité folle mais l’ensemble vaut surtout pour les dessins assez chiadés et minutieux de Mauricet et toutes les références que ce fana de comic-book et plus généralement d’univers fantastique met en avant. Mais ça se lit 7-8 planches à la fois, pas plus sinon gare à l’overdose.


Cyclops

J’ai toujours adoré la mini-série Icons scénarisée par Vaughan et consacrée au personnage de Chamber. Du coup ça fait de nombreuses années que je voulais lire le récit qu’il avait consacré à Cyclope. Ouch. Narration lourdingue, scénario mollasson et alambiqué, heureusement que Vaughan est encore à l’aise sur les dialogues, même si c’est du service minimum. Et malgré un storytelling expressionniste et difficile à prendre en défaut et un trait sombre, j’ai aussi connu Mark Texeira beaucoup plus inspiré. Très moyen.


The Dark Tower : The Gunslinger Born

Album difficile à critiquer, on me l’a offert en plus d’une commande, c’est en anglais, c’est le préquel d’une saga de romans de Stephen King… et c’est donc écrit par ce grand auteur, qui sait manier le vocabulaire et les constructions grammaticales chiadées, avec en plus de l’argot et du vocabulaire créé pour la saga. Difficile à aborder donc, et je n’y ai pas tout compris (et à vrai dire je ne l’ai lu QUE parce que je l’avais en possession). En tout cas l’univers est intéressant, on a droit à du bon western fantastique bourré d’influences diverses. Et puis surtout, surtout, les dessins de Jae Lee sont magnifiques, de vraies tableaux à chaque case, porté par les superbes couleurs chaudes d’un Richard Isanove qu’on voit moins maintenant et dont, du coup, on apprécie encore plus les colorisations.


Black Science t.1-2

Un groupe de personne comprenant un père et ses fils, ses collègues scientifiques ainsi qu’un industriel véreux et son assistante vont faire les frais d’une machine à voyager entre les dimensions cassées… Et qui les emmènent d’univers en univers, très souvent hostiles. Et forcément, pas mal de révélations vont être faites sur le passé et les relations qu’entretiennent les rescapés… De l’aventure-science-fiction plutôt bien troussée, dynamique, même si le style Remender commence un peu à me lasser (alors que je ne l’ai découvert vraiment qu’il y a 2 ans). Et les mondes parallèles se ressemblent un peu trop, si bien que l’exotisme du début stagne dès les quelques premiers épisodes. Pareil, tous ces rebondissements, tout comme certains personnages font franchement penser à Fear Agent. Même le dessin avec ce petit côté à la Tony Moore, et de très belles couleurs mais trop foncées. En somme une lecture idéale pour tout néophyte de Rick Remender, parce que ça reste bien écrit, haletant, bourré d’idées et assez fou, mais pour les aficionados du scénariste on reste un peu sur sa faim.


Wolverine : Manifest Destiny

Jason Aaron nous pond une mini-série sur Wolverine où il retourne à Chinatown et est pris dans un conflit dont il était lui-même l’instigateur il y a plusieurs dizaines d’années. Bon, vraiment mauvais, on a l’impression d’être plongé en plein dans les années 90 : galerie de personnages inintéressants, côté Japon/samouraï/honneur blabla lourdingue, scénario cousu de fil blanc, et même le dessinateur singe Leinil Yu sans arriver du tout à être à sa hauteur. Beurk.


Superman : The Man of Steel

John Byrne y va de sa petite réinterprétation des origines de Superman. Un album parfait pour les néophytes puisque cela va de la chute de Krypton à l’enfance dans la ferme des Kent, jusqu’à l’arrivée à Metropolis et le combat contre les super-vilains, mais par contre rien de novateur à se mettre sous la dent quand on connait le personnage. Tout au plus le côté classique et respectueux, naïf presque, est charmant, mais l’ensemble (même si c’est bien écrit, bien dessiné (Byrne oblige)) reste très plat et rien de spécialement intéressant ou surprenant ne vient nous tirer de ce bon récit mais auquel il manque vraiment ce petit plus pour nous accrocher.


Iron Man : La Guerre des Armures

Tony Stark se rend compte qu’un composant essentiel de son armure a été piraté par une grande firme et revendu à plusieurs super-vilains, mais également à des gouvernements, afin qu’eux aussi disposent d’armures de combat high-tech et surpuissantes. Il va donc partir à la recherche de toutes ces armures (allant de Stilt-Man, de Beetle à la Dynamo Pourpre en passant par les Guardsmen), ce qui va occasionner moult combats. La structure du récit reste classique, la narration aussi mais on se plait à suivre cette histoire qui nous propose à chaque fois assez de nouveauté et d’événements pour avoir envie de découvrir la suite. Et Mark D. Bright, que je ne connaissais pas, en plus encré par Bob Layton, ça en envoie pas mal dans les yeux. En plus de ça le dernier récit est un cauchemar merveilleusement mis en scène par Barry Windsor-Smith (et qui rappelle du coup l’épisode sur Tornade qu’il avait illustré dans Uncanny X-Men). Pas mal du tout.


Le Projet Marvels

Un peu à la manière de Marvels de Busiek et Ross, Ed Brubaker nous raconte l’arrivée progressive des super-héros, à la différence qu’ici tout gravite autour de la Seconde Guerre Mondiale, et le personnage principal n’est pas un pékin lambda mais un de ces héros, justement. Même si le tout est très bien conté et bien emballé (Steve Epting s’améliore à chaque fois, et les couleurs très « WW2 » de Dave Steward rendent bien), et qu’on ne s’ennuie pas un chouïa pendant ces 8 épisodes l’ensemble reste quand même assez plat. On a vraiment l’impression d’être un spectateur extérieur et peu de chose arrive à nous concerner. C’est dommage parce qu’il y avait de l’idée et les dialogues d’Ed Brubaker arrivent à trouver le ton et la concision juste, mais voilà, ça reste bof.


Batman : The Resurrection of Ra’s Al Ghul

Un petit event de la Bat-Family concernant… eh bien… La résurrection de Ra’s Al Ghul ! Qui décide de ressusciter en récupérant le corps de Damian Wayne, fils de Talia, et donc son petit-fils. Batman, Robin (Nathan Drake) et Nightwing seront bien sûr impliqués. Une histoire qui se laisse plutôt bien lire, multipliant les rebondissements et avec quelques scènes cultes, les personnages sont aussi plutôt bien écrits même si certaines réactions assez sommaires sont trop vite balayées pour être crédibles (la rébellion de Robin liée à ses parents disparus) mais globalement pas de grandes surprises malgré la belle palette de scénaristes (Grant Morrison, Peter Milligan, Paul Dini). Pour les dessins il y a à boire et à manger, allant du pas mal (Tony Daniel) au bien moche (j’ai oublié les noms). On retiendra plutôt ce petit cross pour tout le côté mystique lié aux Al Ghul plutôt bien traité, et pour ce dont va se servir Morrison pour son run mythique qui va suivre.


Flashpoint

Le fameux event incluant Flash et ayant occasionné le reboot total de l’univers DC qui a englobé également avec lui les univers Vertigo et Wildstorm, ce qui a donné lieu aux séries New52 (dont le peu que j’ai lu est ma foi plutôt pas mal, Batman de Snyder en tête), débarrassé du poids de la continuité (enfin ça dépend quel personnage et pour quel événement en particulier, mais en gros c’est ça ^^). Du coup là Flash se retrouve dans un monde sombre, dévasté, avant de se rendre compte que le Néga-Flash (Prof. Zoom) a modifié des moments de son passé pour arriver à cela. Bon il n’y a pas que ça, et beaucoup de bouleversements vont arriver avant de conduire à cette fusion des mondes de l’univers étendu DC. Ça se laisse lire sans être révolutionnaire, j’avoue que Johns arrive à bien écrire et on se laisse donc prendre assez aisément, même si son uchronie n’a vraiment rien de très imaginatif ni ambitieux… Par contre Andy Kubert détonne vraiment, c’est dynamique, le storytelling est excellent, bref tout le contraire de son frère Adam qui me semble de moins en moins bon avec le temps. Donc de l’event solide sans être révolutionnaire.


Deadly Class #1

Difficile de critiquer sur seulement un 1er épisode (même s’il est double), mais pour le coup Remender, même s’il me lasse vraiment en ce moment, arrive à me surprendre complètement avec cette chronique sociale et violent d’une bande d’ados mâtinée de polar à la limite du fantastique. C’est bien écrit, avec une sensation d’urgence et ce côté à vif du personnage principal aussi, et les dessins indés de Wes Craig sont très chouettes aussi, des découpages pertinents bien mis en valeur par la colorisation. Je pense me prendre les albums du coup…


JLA : Justice et Liberté

La JLA est confrontée à une menace inédite : un virus qui sévit en Afrique. Ils vont donc devoir isoler la zone, commencer à chercher comment combattre l’épidémie… Mais en parallèle une grosse peur et baisse de confiance de la population mondiale fait qu’elle va leur demander de rendre des comptes, et commencer à se révolter. Une très belle œuvre, malgré un début assez classique/naïf Paul Dini arrive vraiment à analyser d’un point de vue réaliste ces héros, leurs idéaux mais également leur rapport au pouvoir, et du côté de la population également. Et en plus de ça, c’est la JLA, donc des icônes qui sont parfaitement mises en valeur. Puis bon c’est Alex Ross côté graphisme, et il m’éblouie à chaque fois. Des peintures aussi belles, réalistes (rien que les textures des vêtements, les jeux de lumières…), avec des personnages peints de façon grandiose, dans des poses majestueuses… Putain mais chaque planche est un tableau. J’en attendais un album sympa, sans plus, et j’ai vraiment été conquis.


Adventures in the Rifle Brigade : Operation Bollock

Deuxième aventure de la Rifle Brigade, équipe d’intervention militaire d’élite de l’armée britannique, qui va ici devoir accomplir une grande mission : retrouver le testicule manquant d’Hitler, perdu en Afrique, avant que celui-ci ne le récupère et gagne ainsi en puissance. Bon je comprends pas trop, c’est quand même du Ennis période Preacher et pourtant c’est aussi gras et facile que certains de ses 1ers travaux comme Dicks. Ça se laisse lire, quelques passages arrachent de bons sourires, mais globalement très en-dessous de la ceinture et finalement sans grande imagination pour marquer. Par contre Carlos Ezquerra (Just a Pilgrim), comme à son habitude, est une valeur sûre.


Dr Who – Agent provocateur
Dr Who – Les Oubliés

Les éditions IDW se faisant une spécialité des franchises en tous genre, les voilà qui publient du Dr Who à partir de 2010. Bon, disons-le franchement, ce n’est pas une réussite. Et l’édition française n’aide pas (même si on sent qu’on a affaire à des passionnés, la traduction est approximative, il manque les crédits, de l’édito…). Si « Les Oubliés » est assez sympa, avec des souvenirs provenant de chacun des 9 docteurs précédents, il traîne quand même un peu en longueur, mais le pire reste « Agent provocateur » qui nécessite vraiment de se forcer pour aller au bout : narration lourde, scénario compliqué inutilement, et puis surtout les dessinateurs vont et viennent sur ces deux albums, si bien que la cohérence graphique n’est jamais respectée et on va de l’immonde (vraiment, des fois ça pique les yeux) au très correct/plutôt bon, avec en plus une colorisation foncée plus que discutable. Bref, même en tant que fan de la série, ces deux albums sont plutôt mauvais.


The Unwritten t.3

Beaucoup de révélations dans ce 3ème tome de cette grande série, à mi-chemin entre Fables, Sandman et Y the Last Man. Une série fantastique vraiment intéressante, aux ramifications et sous-textes nombreux, aux intrigues prenantes, aux personnages très bien développés, avec en plus ces mises en abîmes savoureuses, dialogues intéressants, personnages caractérisés comme il faut. Il faudrait au moins une page pour parler comme il faut de ce scénario audacieux, presque expérimental et pourtant clair et limpide, de tous ces morceaux de bravoure, de ce rythme haletant. Vraiment le chef d’œuvre de Mike Carrey. Et puis Peter Gross, au trait indé, est parfait pour la série.


Mes Cheveux fous

Un petit conte nous venant de Neil Gaiman (Sandman) et merveilleusement mis en image par Dave McKean (les couv de Sandman). C’est court, ça se lit vite mais encore une fois avec ces auteurs on est baigné dans une poésie pure et intemporelle, et le fond comme la forme font de cet album un bon (et beau !) petit moment à passer.

_________________
avatar
deadpool_az
Ganache Admin
Ganache Admin

Messages : 3249
Date d'inscription : 09/05/2008
Age : 30

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Qu'avez-vous lus récemment ?

Message  deadpool_az le Mer 30 Déc 2015 - 23:15


Avengers Now t.1 à 7

Le seul mensuel que j’ai acheté avant l’event Secret Wars qui va arriver en janvier. Et comme je les ai entassé par manque de temps, je me suis retrouvé à lire l’intégralité de ce magazine à la suite et non au rythme mensuel. Petit point sur les 4 séries du mag :
- Superior Iron Man #1-9: un Tony maléfique rend accro les citoyens de “sa” Ville (San Francisco) avec une version du virus Extremis les rendant physiquement sains et beaux. Même si le concept est intéressant et plutôt bien traité, on aurait aimé qu’il soit encore plus creusé. Les dessins sont très corrects, et par contre la fin est rapidement conclue et plutôt brouillonne.
- Thor (vol.4) #1-8 : Aaron se fait plaisir avec cette version féminine de Thor, et joue à fond l’aspect mythologique tout en apportant pas mal d’humour à l’histoire, réinventant certains personnages (le Minotaure, excellent) et nous proposant des intrigues et combats vraiment enthousiasmants. Pas une des meilleurs histoires asgardiennes que j’ai pu lire, mais dans le haut du panier néanmoins.
- All New Captain America (vol.Cool #1-6 : Steve Rogers ayant perdu son pouvoir de super-soldat, c’est Sam Wilson (anciennement Le Faucon) qui va le remplacer, et il commence directement avec une menace mondiale émanant de l’Hydra. Bon, malgré un excellent Stuart Immonen comme à son habitude, Remender étale nombre de ses défauts : narration trop appuyée, pathos, et également un degré de folie (notamment au niveau des ennemis) qui sied mal au personnage de Captain America… C’est sympathique hein, mais je me suis assez ennuyé.
- Hulk (vol.2) annual + #8-16 : Hulk (se faisant appeler Doc Green) devenu intelligent et l’esprit de Banner mis de côté, il décide de retirer les molécules gamma du sang de tous les autres contaminés : l’Abomination, Miss Hulk, Doc Samson, Le Leader ou encore… Red Hulk ! Scénario simple mais plutôt prenant (le traitement de Hulk est assez réussi), la série vaut surtout pour ces combats foutrement bien mis en image par un Mark Bagley on ne peut plus inspiré ! Son style pouvait parfois m’agacer, mais ici on le sent vraiment à l’aise, se faisant plaisir, et mêmes ces visages sont plutôt réussis. Peut-être l’encrage, mais en tout cas ça rend bien.


X-Babies

Je m’en doutais un peu en l’achetant (et je ne l’ai pris que parce que je l’ai eu pas cher), mais hormis le très bon récit que tout le monde a lu composé par Claremont et le grand Arthur Adams et présent dans l’album, les deux autres one-shots, plus récents, sont assez lourds, chargés, ça part dans tous les sens et ça n’est pas forcément drôle. Cette avalanche de gags, de traits d’esprits, de volonté de transgression, fatigue même très vite. Et puis J.J.Kirby (à ne pas confondre avec Jack Kirby), même s’il est très agréable à l’œil, n’arrive pas à gérer son storytelling et ajoute encore une lourdeur à l’ensemble. Bof.


Siège

Avant le maxi-event Secret Wars, j’essaye de rattraper un peu les events et gros runs qui se sont passés dans l’univers Marvel depuis que j’ai un peu lâché (c’est-à-dire depuis Secret Invasion et le début de Dark Reign, en gros). Et ce cross marque la fin du passage Dark Reign (où Osborn se voit confier les rênes du SHIELD – devenu HAMMER, recrute des super-vilains et contraint les super-héros à vivre reclus pour ne pas à être utilisé par Osborn sous le couvert de la loi de recensement), avec justement un Osborn pétant complétement les plombs et tentant de prendre d’assaut Asgard (qui survole l’Oklahoma depuis sa destruction liée à l’épisode Ragnarok), pour empêcher que Loki ne le fasse. On assiste donc à une confrontation entre les super-héros qui ressortent de l’ombre pour le coup et les super-vilains amenés par Osborn (dont l’invincible Sentry) et par The Hood, qui a pris du galon depuis que Bendis s’est occupé de son cas. 4 épisodes c’est court et dense, d’autant plus quand on ne lit pas les tie-ins, mais globalement cet event est très correct et contient son lot de moments forts et de scènes de bastons mémorables. D’autant plus qu’Olivier Coipel est en grande forme, lui qui ne m’avait pas spécialement contenté dans les dernières lectures que j’avais pu faire de lui. Et de la même façon, Bendis ne se perd pas en bavardage inutiles ni trait d’humour tombant à l’eau. Cet event va aboutir sur la période Heroic Age, ou la loi de recensement est abrogée et tout revient petit à petit au statu quo. Sympathique donc.


Shadowland

Un event où Daredevil, suite à différents événements (World War Hulk, Civil War, Secret Invasion), décide de ne plus faire confiance aux super-héros et établit l’ordre sur Hell’s Kitchen en prenant possession de l’organisation de ninjas La Main et en bâtissant un énorme temple/QG en plein New York. J’aurai peut-être dû lire les séries impactées et tie-ins en même temps parce que même si le propos est original, 4 épisodes seulement composent l’event et tout s’enchaîne très vite, notamment la fin déjà moyennement réussie et surtout catapultée à vitesse grand V. Quant à Billy Tan, son style de dessin  parfois assez sombre convient bien à DD et il nous gratifie de très belles planches, même si sa gestion de l’anatomie est parfois assez hasardeuse. Bref, assez moyen, j’aurai vraiment dû le lire avec les récits annexes.


Runaways vol.1

6 jeunes découvrent que leurs parents sont des super-vilains… et qu’ils ont eux aussi des pouvoirs ! Depuis le temps que je voulais lire cette série (après vérification, plus de 11 ans !), l’attente était forcément grande mais malgré cela j’ai quand même eu ce que je recherchais : un récit léger sur l’adolescence, avec des personnages bien traités, un propos super-héroïque et sur la filiation bien abordé, des rebondissements en pagaille, une équipe qu’on se plaît à suivre… Seul Adrian Alphona m’a parfois déçu, pour des cases parfois pas assez approfondies, mais son trait clair est agréable et la colorisation pastelle est parfaite. Une très bonne série, vivement la suite (et le téléchargement vo va s’imposer vu les prix…) !


World War Hulks

Une coalition menée par le Leader et MODOK a embrigadé Doc Samson et bombarde nos super-héros de rayons gamma afin de provoquer une catastrophe et de prendre le pouvoir. Le Hulk Rouge (a.k.a. Général Ross) les ayant aidés, se rend compte de la supercherie et part à leur rencontre, comme Hulk/Bruce Banner qui en profite pour enfin se libérer de leur emprise. J’ai plutôt bien aimé cet event à base d’énormes bastons mais également de personnages torturés et bien traités (Hulk, Red Hulk, Betty Ross, Samson…), où tous semblent vraiment évoluer. Il y a pas mal d’idées, et en plus certains dessinateurs se font vraiment plaisir (Ed McGuiness ne me surprend plus autant qu’auparavant mais reste très plaisant, et Paul Pelletier se fait vraiment plaisir et nous avec). Par contre les tie-ins (Hulk vs Thor, Spider-Man vs Captain America) sont inutiles au possible.


Age of X

Un event englobant tous les mutants qui se trouvent plongés dans un univers parallèle (mais sans s’en rendre compte) à cause de Légion, le fils de Xavier et Moïra McTaggert. Même si je ne suis pas très fan des réalités alternatives (avec tout ce que ça comporte de lourdeur de mise en place, de nouveaux personnages et enjeux rarement très originaux), ici Mike Carrey s’en sort plutôt bien même s’il est parfois un peu trop verbeux. Mais l’enfer dans lequel est plongé les mutants et bien décrit, et les relations entre eux bien esquissées. Les dessins sont également très corrects, et le tout a le mérite de faire repartir les mutants sur de nouvelles bases, même si ça va encore bientôt éclater… Sympathique.


Planet Hulk (Incredible Hulk #92-106)

Une saga assez ancienne (enfin… 2006) ou les Illuminatis (Red Richards, Tony Stark, Dr Strange, Flèche Noire), décident, contre l’avis de Namor, d’envoyer la menace Hulk dans l’espace. Celui-ci se retrouve sur un monde ravagé entre plusieurs civilisations/races et sous le joug d’un tyran, et va être capturé pour être gladiateur. De fil en aiguille, il se sauvera, conduira une rébellion et deviendra roi de la planète. Un récit plutôt bien troussé, avec un monde intéressant, des personnages également, de multiples rebondissements et des scènes assez fortes émotionnellement. Greg Pak écrit bien et Pagulayan est très bon sur les dessins, très comic-book, assez expressif et avec une pointe de réalisme. Les évènements conduiront ensuite à l’event/baston World War Hulk.


Fear Itself

Le Serpent, Dieu de la Peur asgardien, est réveillé et va contaminer des héros/vilains (dont Sin, la fille de Crâne Rouge) en leur donnant un pouvoir divin tout en créant une vague de panique dans le monde entier. Bien entendu, les héros arrivent à la rescousse et tout est bien qui finit bien (enfin… sauf pour Thor). Fraction continue son bout de chemin dans l’univers mythologique de Thor, et toute la partie avec les Asgardiens et donc assez bien réalisée et plutôt sympathique à lire (notamment la description d’Odin, père de tous très dur et inamovible). Le reste, bah c’est de la baston, et on sent que les tie-ins doivent jouer beaucoup dans l’appréciation de la mini-série et dans l’immersion, parce que là on avait à peine le temps de se rendre compte des événements ayant quand même secoué la population entière. Stuart Immonen est quant à lui égal à lui-même, c’est-à-dire excellent. Mais globalement cet event est vraiment oubliable.


Schism (X-Men : Prelude to Schism #1-4, X-Men : Schism #1-5, Generation Hope #10-11, X-Men : Regenesis #1)

La haine mutante grandissant (dû notamment à une attaque terroriste par Quentin Quire), une énorme sentinelle est envoyée sur Utopia, baston de nombreux mutants un peu similaires à feu-Genosha. Entre Cyclope souhaitant l’affrontement et Wolverine le repli pour ne pas exposer les jeunes mutants, un conflit fait rage. En plus d’artistes de qualité et se faisant plaisir (Carlos Pacheco, Frank Cho, Daniel Acuna, Alan Davis, Adam Kubert), je trouve que Jason Aaron a réussi à faire monter une tension palpable, avec l’arrivée lente et immuable de la Sentinelle, les discussions tiraillées entre les personnages, et puis ce dénouement vraiment déchirant entre Wolverine et Cyclope, et chacun de leurs fidèles alliés. Très bon.


Avengers vs. X-Men

En tout logique, cet event suit Schism. La force Phénix retourne sur Terre pour s’emparer de Hope Summers, 1ère mutante née depuis House of M et donc espoir de la race. Le débat fait ensuite rage entre les Avengers et les X-Men pour savoir que faire de cette force Phénix qui débarque : oppositions entre membres de chaque équipe, combats, dispersion de la force Phénix dans plusieurs personnages, folie progressive de Cyclope… Cet énorme event est vraiment riche en rebondissements et en scènes mémorables, même si les ficelles sont parfois très grosses. Mais bon, ça reste plaisant pour tout fan (fanboy ?) et les dessinateurs sont encore une fois de qualité, Olivier Coipel en tête.


Age of Ultron

Bon en fait Age of Ultron c’est juste (encore) une réalité parallèle (enfin c’est bien la Terre 616 quand même) où Ultron a pris le pouvoir, les super-héros sont cachés et traqués, mais bon tout va revenir à la normale, seuls Wolverine et Jane Storm/La Femme Invisible se souviendront des événements. Par contre l’espace-temps commence à bien se fissurer. L’ambiance post-apo est bien plaisante au début, et Bendis n’en fait pas trop dans les dialogues lourdingues. Mais bon, tout ça finit par vite lasser, même si Bryan Hitch (aidé après par d’autres dessinateurs) est satisfaisant. Reste un event franchement moyen.


Infinity

Les Bâtisseurs (race extraterrestre à l’origine de… tout !) décident de tout détruire. La Terre s’allie alors avec les peuples Shi’ars, Skrulls, Krees pour les affronter… tandis que Thanos en profite pour tenter de tuer son fils sur Terre ! Mouais, déjà impossible de comprendre les enjeux sans avoir lu les précédentes œuvres d’Hickman sur les Avengers (donc j’ai bien galéré), ensuite la narration est faussement complexe et peine à nous faire comprendre la situation comme à nous immerger dans l’histoire, et en cela la difficulté des dessinateurs a bien représenter les combats spatiaux comme la ressemblance du design de tous les Bâtisseurs n’aide pas. C’est également assez pompeux (les différents intertitres durant l’event), bref entre ça et les débuts d’Ultimate Comics : Ultimates, mes seules lectures d’Hickman sont de franches déceptions.


Original Sin

Le Gardien, entité surpuissante uniquement présente pour observer, à tout moment, les grands événements de l’univers, a été assassiné. Les Avengers comme différents groupes de héros formés de façon assez incongrue vont enquêter. Rebondissements en rebondissements, révélations en révélations, j’ai beaucoup aimé le traitement très mystérieux et « enquête » de cette saga qui propose vraiment du neuf et change des events habituels, même si elle propose néanmoins son lot de combats franchement enthousiasmants. Mike Deodato est très bon également, avec une colorisation qui rappelle du Jérôme Opena. Les répercussions de l’event sur l’univers Marvel ne sont pas nombreuses mais néanmoins plutôt importantes. Du tout bon !


The Strain t.1 et 2

L’adaptation BD d’un roman de Guillermo Del Toro et Chuck Hogan. Et puis pas par n’importe qui : par David Lapham (Stray Bullets), qui semble depuis quelques années se faire plaisir avec des bouquins horrifiques. On retrouve ici en toute logique dans ce récit vampiresque (mais une nouvelle espèce hein, pas le vampire classique) beaucoup des thématiques chères à Del Toro (le mythe du vampire donc, mais aussi la quête de la vie éternelle, la 2nde guerre mondiale avec quelques flashbacks, etc.), qui font penser pêle-mêle à Hellboy, Cronos, Le Labyrinthe de Pan ou encore Blade 2, le tout assorti quand même d’une violence et d’une sauvagerie à la 30 Jours de Nuit de Niles et Templesmith. C’est bien ficelé et prenant, avec quelques moments bien forts, même si finalement 11 épisodes c’est peu et on sent que certaines parties du roman ont été très réduites. C’est dommage, surtout que ça diminue l’intensité de certaines scènes et notre implication. Le trait indé de Mike Huddleston est quant à lui très plaisant, l’ensemble est vraiment agréable à regarder mais il aurait peut-être fallu (malgré son utilisation du noir très réussie) un dessinateur plus « dark » ou torturé pour bien faire ressortir ce récit horrifique. Mais globalement, malgré quelques réserves, ces albums sont vraiment sympathiques. A se trouver d’occasion néanmoins…" />" />

_________________
avatar
deadpool_az
Ganache Admin
Ganache Admin

Messages : 3249
Date d'inscription : 09/05/2008
Age : 30

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Qu'avez-vous lus récemment ?

Message  deadpool_az le Lun 1 Fév 2016 - 23:02


Inferno

Event/cross de 1989 où Madelyne Pryor, clone de Jean Grey, devient la Goblin Queen et tente de récupérer et supprimer son bébé. Son influence maléfique va faire de New York une ville démoniaque en proie aux démons et monstres en tous genres. Ce sont principalement Chris Claremont (pour les X-Men) et Louise Simonson (pour X-Factor 1ère mouture, c’est-à-dire avec les 5 X-Men originaux) qui vont orchestrer cette saga, qui se laisse plutôt bien lire malgré un certain coup de vieux (qui se voit surtout au niveau des dialogues, du rythme…). Mais quand même pas mal d’idées, de concepts sympas, même si c’est un peu trop de bastons et des interactions assez naïves entre les personnages. Mais le coup de la NY ensorcelée est vraiment fun, avec tous ces objets et immeubles prenant vie.


AXIS

Dernier event Marvel avant Secret Wars, où Crâne Rouge a « fusionné » avec le crâne de Xavier et a donné un être immense, mix de Crâne Rouge et d’Onslaught (la version maléfique de Xavier). Les X-Men comme les Avengers tentent de l’arrêter, et à la suite d’une manipulation ratée de Magneto, la psychologie des super-héros et des super-vilains présents sur les lieux se voit inversée. 9 épisodes, c’est peut-être un peu beaucoup pour cet event, même si Remender arrive à nous captiver assez facilement. L’énorme combat du début, qui doit bien prendre 3 épisodes, est d’ailleurs assez palpitant et original. Mais dès que les psychés des personnages sont inversées, on se perd en cafouillage et en combats poussifs, même si là encore le talent de Remender pour proposer des concepts barrés et des idées folles prend tout son sens. Sur les dessins, 4 dessinateurs se partagent le travail (et c’est un symptome assez récurent des derniers events Marvel : ils sont tellement rapprochés qu’on est obligé de diviser les dessinateurs pour tenir la cadence…) : Adam Kubert très bon même s’il lisse un peu son style, Leinil Yu, Jim Cheung et Terry Dodson qui commence à piquer les yeux. De l’event correct, sans plus.


Squadron Supreme

L’Escadron Supreme a été créé à l’origine dans la série Avengers début 70. Les membres de l’équipe, dont chaque personnage est semblable à un membre de la JLA de DC, viennent d’un univers parallèle (la Terre 712 pour les curieux). Quelques aventures ont eu lieu entre les Avengers et l’Escadron Supreme, jusqu’à cette maxi-série de 1985 où les membres, suite à une politique désastreuse sur leur Terre, décident de prendre le pouvoir et d’ « imposer » une utopie. Ce qui va bien sûr poser pas mal de dilemmes moraux. Je ne m’attendais pas à ça, et j’ai vraiment beaucoup aimé. Le récit traite énormément de thématiques en seulement 12 épisodes : l’éthique, le droit du plus fort, le droit à décider de ce qui est bon pour les autres, la question du pouvoir absolu… le tout avec de nombreux personnages tous bien écrits et qui vont évoluer : et un peu à la manière d’un Watchmen (mais quand même beaucoup plus light, même si rien que le fait de penser à cette œuvre en lisant Squadron Supreme est significatif), chaque personnage a ses propres traumas, ses propres défauts, et les interactions entre eux sont assez succulentes, surtout que c’est leur dissensions qui vont poser le plus de souci dans leurs objectifs mondiaux. D’ailleurs il faut bien préciser qu’on ne fait pas dans la dentelle ici, avec de nombreuses morts et des passages bien violents pour du Marvel approuvé par le Comics Code Authority. De la même manière, la plupart des épisodes contant des histoires complètes (avec néanmoins de nombreuses intrigues) renforce le côté graphic novel. Paul Ryan (sous-Perez) et Bob Hall (+ 1 épisode de John Buscema) s’occupent des dessins, de façon très satisfaisante. Vraiment une très bonne surprise.


Avengers : The Korvac Saga

Une des sagas cultes des Avengers classique, et c’est plutôt pas mal. Déjà parce que Jim Shooter arrive vraiment à très bien caractériser cette bonne quinzaine de personnages et leurs relations entre eux, leur évolution… Du grand art. Et puis aussi cette saga « cosmique » prend le parti-pris de faire de l’anti-spectaculaire, ça change et ça donne un ton assez particulier d’immobilité à l’œuvre. Les dessins sont très bons aussi (George Perez notamment, et on a droit aussi à du John Buscema !). Bon par contre qu’est-ce que la narration des années 70-80 a vieilli…


Walking Dead 24

Qu’est-ce qu’il était bon ce 24ème tome ! Kirkman a vraiment tout bouleversé dernièrement et renverse du coup complètement les enjeux de la série, qui n’a strictement plus rien à voir avec les premiers tomes. L’évolution est pourtant logique quand on y réfléchit, mais en tout cas la relative lassitude qu’on avait il y a quelques années disparait complétement devant cette ouverture sur encore d’innombrables possibilités. Et le climax de fin est juste énorme et parfaitement emmené. Puis Adlard, comme d’hab, toujours très bon.


Batman : Harvest Breed

Gotham devient la proie de fantômes qui hantent les habitants en même temps qu’un serial killer qui revient après une quinzaine d’années. Batman va devoir plonger très loin en lui avant d’arriver à endiguer les menaces… Une histoire à double versant : à la fois très sombre, profonde, viscérale, brute, et d’un autre côté dotée d’une ambiance mystique/magique. Un traitement très intéressant, qui fait encore une fois de Gotham un personnage à part entière, et qui voit Batman tomber loin dans ses retranchements. En plus de scénariser, George Pratt réalise également les magnifiques peintures que composent le récit, entre la rugosité et la noirceur d’un Bill Sienkiewicz ou d’un Dave McKean et la beauté éthérée d’un David Mack. Très intéressant et bien fichu, même si je dois admettre que ni le scénario ni le dessin ne m’ont particulièrement touché.

_________________
avatar
deadpool_az
Ganache Admin
Ganache Admin

Messages : 3249
Date d'inscription : 09/05/2008
Age : 30

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Qu'avez-vous lus récemment ?

Message  deadpool_az le Ven 25 Mar 2016 - 22:54


Calvin et Hobbes t.3 à 5

C’est vraiment, vraiment excellent Calvin & Hobbes… A la fois malicieux, intelligent, drôle, profond, mignon… Les histoires se suivent et ne se répètent pas, Watterson aborde énormément de thèmes (la famille, l’écologie, l’éducation, l’âge adulte, l’enfance…) et surtout ses dessins sont à tomber. Je reste à chaque fois ébahi devant la puissance de ses traits, capable de faire passer énormément d’émotions juste avec quelques détails et surtout de caractériser aussi bien les personnages… Vivement la suite !


The Dark Knight III t.1

Suite des deux sagas cultes de Frank Miller (The Dark Knight Returns et The Dark Knight Strikes Again), ici exit Lynn Varley à la colorisation et pour le coup Miller s’entoure d’une équipe venant l’épauler : Brian Azzarello au scénario (très bon choix quand on voit la similitude de ton et thématiques entre les deux scénaristes), Andy Kubert au dessin, Klaus Janson (comme d’hab…) à l’encrage. Urban décide de publier le récit en librairie en suivant de près les parutions américaines, donc les épisodes sont livrés au compte-goutte et on a droit ici aux #1 et 2 de la mini-série (intitulée « Dark Knight III : The Master Race). Le 1er épisode fait le point sur la situation après les événements DKSA, c’est donc moyennement palpitant, par contre le 2ème épisode, même si on reste dans du plutôt convenu, s’avère assez intriguant, notamment sur la fin, et propose de belles idées qu’on attend de voir développer. Le ton de l’album a un peu le cul entre deux chaises, entre l’austérité sombre d’un DKR et le frappadingue taré et jouissif à la DKSA. Frank Miller s’en sort toujours aussi bien en storytelling, même si Kubert ne sera jamais aussi beau. En prime on a droit à deux récits annexes, un sur Atom (dessiné par un Miller qui pique vraiment les yeux) prenant le temps d’approfondir un événement du DKIII #1, et un sur Wonder Woman, sa fille et leur relation (dessiné par un Risso essayant de singer Miller, ça passe plutôt bien). Bref, pas mauvais, loin d’être excellent non plus, mais la suite s’avère prometteuse. A voir.


Kronos – Le naufragé de l’espace-temps

Un vieux récit de l’éternel Jean-Yves Mitton publié en 6 parties dans le magazine Titan de l’époque, dans les années 80, où un amoureux tente de retrouver sa bien-aimée perdue sur Terre dans le temps, et essaye d’échapper à la police du temps. Si on met de côté l’aspect très bavard années 80 obligent, le récit est pas mal du tout : ça avance, il y a plein de rebondissements, de bonnes idées… Et surtout le trait de Mitton, si précis, si dynamique, est un vrai régal pour les yeux. En plus le bougre se fait plaisir en emmenant nos héros dans la Préhistoire, au Moyen-Âge ou encore sous l’Empire romain. Et l’édition de luxe de l’éditeur Original Watts, grand format et belle qualité d’impression, vaut son prix élevé. Du grand comic-book classique.


Emma Frost #1-18

Les 18 épisodes qui composent la série Emma Frost ont tous été publiés en France dans des X-Men Extra au début des années 2000. Par chance je les ai tous trouvés pour 5€ le lot. L’héroïne revenait sur le devant de la scène avec les X-Men de Morrison, et la série ici se propose de décortiquer son enfance, son adolescence et sa vie de jeune adulte au travers de tous les événements qui ont fait d’elle ce qu’elle est, autant psychologiquement qu’en rapport à ses pouvoirs mutants. Malgré des rebondissements calculés et des personnages à la personnalité sommaire, on se laisse facilement porter par le scénario qui aborde de façon très juste le personnage et le développe comme il se doit, en abordant à peu près toutes ses facettes. Sur les dessins, c’est surtout Carlos Pagulayan qui vaut le coup d’œil, avec son dessin clinquant et détaillé. Sans atteindre des sommets, une lecture agréable pour peu qu’on se laisse prendre au jeu de ce soap opéra plutôt naïf.


Mystique #1-2

Comme Emma Frost, trouvé le Maximum X-Men contenant les 2 premiers épisodes de Mystique à 1€… Ce n’est que l’introduction mais pour en avoir lu quelques autres il y a de nombreuses années, Brian K. Vaughan propose une série intéressante d’espionnage, jouant de la personnalité et du pouvoir mutant de Mystique comme il se doit. Bon par contre Jorge Lucas, j’appréciais avant mais maintenant ça me pique beaucoup les yeux.


Shaolin Cowboy #7
Shaolin Cowboy : Shemp Buffet

Panini avait à l’époque publié les épisodes 1 à 6 de l’excellente série Shaolin Cowboy. J’ai enfin lu le #7 (merci M. Torrent), qui conclut comme il se doit cette série à la fois unique et exceptionnelle graphiquement, mais également Shaolin Cowboy : Shemp Buffet, la suite en 4 épisodes paru chez Glénat (et Dark Horse en vo donc). Un peu dubitatif cette fois : le scénario est très léger (c’est de l’absurde tendance dadaïste), et surtout une scène très précise dure quasiment 90% de l’album (SPOILER : le massacre d’une horde de zombies). On s’en prend donc plein les yeux graphiquement, Geof Darrow excelle sur le dynamisme qu’il apporte à ses planches, mais à la fin ça lasse vraiment et ça devient même fatiguant. Bon il n’empêche que ce Shaolin Cowboy reste un ovni à lire de toute urgence, qu’on aime ou pas.


The Umbrella Academy t.2 : Dallas

Vraiment dommage que le musician Gerard Way ne continue pas les comics, tant cet album est au moins aussi excellent que le 1er qui posait les bases de cette famille pleine de super-pouvoirs. C’est inventif, ça part à 100 à l’heure, les dialogues comme les situations sont jouissives, Gabriel Bà assure aux dessins avec un mélange d’un Mike Mignola auquel on aurait ajouté le dynamisme d’un Stuart Immonen, bref The Umbrella Academy c’est du hype en barre. Point.


Dark Minds

Commis par les « qui-n-ont-pas-durés-très-longtemps » éditions Dreamwave (responsables du massacre de la série Transformers), cette enquête policière dans une sorte de Néo-NY avec cyborgs et compagnie et d’une médiocrité assez ahurissante. Et encore, le scénario se lit même s’il enquille les clichés, les personnages stéréotypés, les scènes « trop dark tavu », mais c’est surtout le dessin qui est abominable. Bon je l’ai lu juste parce que je l’avais eu en cadeau d’une commande de comics chez Panini il y a des années, et fallait bien que je m’y colle à un moment.


Marvel Now Captain America t.1 et 2

J’ai eu un peu peur en entamant ces 1ers Captain America de Rick Remender puisque j’avais peu apprécié le côté fantastique/société secrète poussée à un paroxysme limite grotesque qu’il avait réalisé dans All New Captain America (avec Immonen aux crayons pourtant !) et dans la mini-série Hail Hydra liée à Secret Wars. Et ici Cap et plongé dans une dimension parallèle contrôlée par Arnim Zola, avec un jeune enfant. J’ai franchement bien apprécié. Même si les derniers épisodes sont assez mal gérés (trop de retournements de situation improbable et le récit patine un peu), j’ai beaucoup aimé les relations entre Cap et son fils adoptif, comme la narration de Remender – bavarde comme d’habitude mais assez captivante. L’idée de départ est bien trouvée et amenée, et puis John Romita Jr est franchement bon pour le coup (alors que ses derniers travaux ne m’avaient pas trop passionné – surtout chez DC). Il faut dire que la colorisation est à l’avenant (rappelant pas mal celle de Kick-Ass) et qu’il dispose d’encreurs de qualité : Klaus Janson, Scott Hanna, Tom Palmer. Excusez du peu. En somme, malgré le dernier tiers ne remplissant malheureusement pas ses promesses, du très bon comic-book.

_________________
avatar
deadpool_az
Ganache Admin
Ganache Admin

Messages : 3249
Date d'inscription : 09/05/2008
Age : 30

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Qu'avez-vous lus récemment ?

Message  deadpool_az le Jeu 28 Juil 2016 - 19:44


Strange Girls t.1

Tout va bien dans une petite famille américaine… et d’un coup, les démons s’abattent sur Terre et font de la planète un enfer. Une adolescente se trouve un allié en la personne d’un petit démon, et c’est le début d’aventures palpitantes et surtout pleine d’humour ! Le monde dépeint par Remender fait un peu penser à Battle Pope de Robert Kirkman, avec ce côté administration de l’enfer, et les dessins très clairs et dynamiques font de cet album une lecture très sympathique, qui change avec ce que produit habituellement Remender et qui donne fortement envie de lire la suite (non publiée en vf malheureusement).


Superior t.1 et 2

Un jeune garçon devient, un peu à la manière de Shazam, un surhomme quand il le souhaite… Bien sûr, ce ne sera pas aussi simple et Millar nous réserve son lot de rebondissements, tout en continuant son analyse du super-héros dans un monde « réaliste ». Pas exceptionnel mais très bien géré, le scénariste maîtrisant vraiment la narration et les dialogues pour ne jamais être ennuyeux. Quant à Leinil Yu, il prend le temps de nous pondre un très bon travail (loin de ses Avengers récemment où on sent la pression du délai).


Wolverine : Files to a Spider
Wolverine : The Amazing Immortal Man and Other Bloody Tales
Wolverine : Dangerous games

Un X-Men Extra contenant quelques one-shots liés à Wolverine… Bon, je l’ai pris pour les noms intéressants (Simon Spurrier, David Lapham, Rick Remender, Jérôme Opena). Mais bon, rien de mauvais mais rien de bien particulier non plus. Ca se lit bien, et ça s’oublie.


JLA/JSA : Vice et Vertu

Geof Johns, en plein dans sa belle période sur la série JSA, fait se rencontrer les 2 équipes légendaires de l’univers DC dans un récit plein d’idées, de rebondissements, et avec ce côté « super-héros » pur, frais, sans condescendance ni analyse du genre. Un peu à la manière de Waid sur JLA (ou de Johns sur JSA…), un excellent récit qui se lit avec plaisir du début à la fin. Et puis Carlos Pacheco donne peut-être le meilleur de lui-même ici : dynamique, épuré comme il faut, toujours très classe, ses planches sont un vrai régal.


JLA : Ascension

Un peu comme Geoff Johns sur JSA, Mark Waid joue du « sense of wonder » à fond les ballons tout en agitant le « plus grande équipe de tous les temps » lié à la JLA en les faisant se confronter à une menace qui défie l’entendement, et va servir également à quelques questionnements philosophiques assez intéressants et profond, tout en restant léger et fun (du grand Waid, quoi). Et en plus Bryan Hitch est à son haut niveau-là, juste avant The Authority puis Ultimates. Très bon.


Quit Your Job

Une petit récit autobiographique de James Kochalka qui porte bien son nom… Bon il faut vraiment aimer le côté réalistico-naïf et le dessin de l’auteur, mais même malgré ça c’est du Kochalka très très mineur… Ca passe bien mais je n’ai pas encore compris la valeur ajoutée du machin (préférez American Elf ou surtout Monkey vs Robots).


The Sixth Gun t.1 et 2

Ce n’est pas la première fois qu’un scénariste peut être très mauvais sur des franchises et inspiré une fois les coudées libres. Cullen Bunn, que je déteste sur les series Marvel (Deadpool, Venom), propose ici un western horrifique tout en fraîcheur et avec une belle palette de personnages, aux interractions savoureuses. Même si des raccourcis sont parfois faciles, même si l’écriture n’est pas la meilleure qui soit, la série est plaisante à lire et donne vraiment envie de continuer, surtout que les rebondissements et mysères sont vraiment nombreux, et quelques idées vraiment astucieuses. Du Oni Press quoi.


Axolot t.1

Même si j’avais vu toutes ces histoires surprenantes et anecdotes sur Youtube, puis lu en livre, la BD Axolot ne m’a pas ennuyé un moment. Chaque artiste a vraiment su reprendre ces récits intéressants, improbables, curieux, chacun selon son style (humoristique, horrifique…). Ludique et bien fichu.


Walking Dead t.25
Je me répète à chaque fois mais depuis que la série a fait un bond dans le temps, elle y a vraiment gagné en vitalité : les enjeux sont différents, pas mal de personnages également, et de nouvelles menaces apparaissent. Je ne sais pas comment fait Kirkman pour se renouveler, mais en tout cas il arrive à chaque fois à nous prendre au piège. Quand à Adlard, même si son travail reste de qualité j’ai l’impression qu’il commence un peu à se lasser… Excellent tome malgré tout, et encore une fois : vivement la suite !


The Last Days of American Crime t.1-3

Dans deux semaines, les USA lanceront une invention qui supprimera toute volonté criminelle sur la surface du globe. En attendant, une équipe essaye de lancer le casse du siècle avant la date fatidique… Encore une dystopie de la part de Remender,qui se fait assez sympathique au début mais qui tourne vite en rond avec toutes ces gueules cassées, ces âmes en derives qui passent leur temps à sortir des bons mots et à se trahir les uns les autres… L’idée de depart est astucieuse, le ton est comme souvent avec Remender assez jouissif/bordélique/plein d’adrénaline, ça file à 100 à l’heure mais malgré ça le manqué de renouvellement et la fin assez “petard mouillé” n’en font pas un des indispensables de l’auteur. Les dessins/peintures à l’ordinateur de Greg Tocchini sont assez inégaux : parfois superbes, parfois ça pique les yeux. Mais en tout cas le côté original attire l’oeil, tout comme les magnifiques covers peintes d’Alex Maleev. Assez sympa, mais vraiment à destiner aux aficionados de Remender.


PDM (Paquet de Merde)

L’autobiographie du créateur et directeur des éditions Paquet. Une mise à nue sans concession, où l’auteur nous fait vraiment partager ses traumas et ses difficultés à entretenir des relations. Et on est vraiment immergé dans cet esprit très, très dérangé (je connais une personne qui a travaillé avec lui et qui me confirme). C’est plutôt bien raconté, et le trait indé du dessinateur est agréable et frais. De la bonne petite bd indépendante, sans prétention mais également sans surprise.


Spider-Man’s Tangled Web

Début 2000 : Arrivée de Joe Quesada en tant que rédac’chef de Marvel Comics et d’Axel Alonso comme responsable éditorial, et une des meilleures périodes de l’éditeur (gamme MAX, Marvel Knights, séries Ultimate, d’immenses runs d’auteurs (Morrison sur X-Men, Straczynski sur Amazing Spider-Man, Milligan sur X-Force/X-Statix, Bendis sur Daredevil…), et ce Spider-Man’s Tangled Web, une série s’intéressant aux à-côtés du héros (notamment les vilains) et où différents auteurs vont y aller de leur patte. Bon la liste est TRES impressionnante : Garth Ennis, John McCrea, Greg Rucka, Eduardo Risso, Peter Milligan, Duncan Fegredo, Bruce Jones, Kaare Andrews, Darwyn Cooke, Sean Phillips, Brian Azzarello, Paul Pope, Jim Mahfood… pour 22 épisodes d’anthologie. Tout n’est pas à garder bien sûr mais on tutoie souvent l’excellence, avec notamment un Rhino intelligent, un récit de Noël plein d’esprit (de Noël), des vilains de secondes zones bien traités, sous forme de polar, de récit romantique ou encore de gags burlesques.


Prince Valiant Intégrale vol.4-5

Je me répète aussi mais cette série est toujours aussi intéressante et pertinente malgré son âge : le scénario intéressant et qui ne se répète pas, l’humour malicieux, l’univers intéressant et surtout ce magnifique dessin, disons même des gravures, aussi parfait dans les décors, les costumes, les visages, les paysages, l’architecture… Un petit bijou, et un vrai plaisir pour les yeux.


Les Bidochon t.7 : Assujettis sociaux
Les Bidochon t.8 : Vent du soir
Les Bidochon t.9 : Les fous sont lâchés
Les Bidochon t.11 : Matin, midi et soir suivi de matin, midi et soir

(re)Lus parce qu’on me les a donnés, le quotidien de ce couple de beaufs légèrement bêtas n’a vraiment pas vieilli, et les mimiques que leur dessine Binet sont toujours aussi irrésistibles. Bon bien sûr ça me fait moins rire qu’auparavant, tout au plus quelques sourires, mais les albums se lisent vite et bien et l’auteur a un vrai talent de dialoguiste comique, en plus de parler avec justesse et humour de la société.


Spirou et Fantasio t.20 : Le Faiseur d’or
Spirou et Fantasio t.22 : L’Abbaye truquée
Spirou et Fantasio t.25 : Le Gri-gri du Niokolo-Koba
Spirou et Fantasio t.28 : Kodo le tyran

Des aventures de Spirou et Fantasio, je connais surtout les excellents albums de Franquin, puis de Tome & Janry, qui font partie de mes meilleures lectures tout confondues. Découverte ici de petit panel de la période Fournier, justement situé entre Franquin et Tome & Janry (si on exclut le court intermède Nic & Cauvin). Ce n’est pas la même chose. Et même si Fournier se sent de plus en plus à l’aise et commence à créer « son » univers, ses personnages, ses thématiques au fur et à mesure, on est vraiment dans de la bd d’aventure tout public franco-belge très classique. De qualité certes, avec de l’idée, mais sans ce « petit plus » qui fait qu’on le relira avec plaisir. Il faudra que j’essaye les Munuera et Morvan aussi pour voir.

_________________
avatar
deadpool_az
Ganache Admin
Ganache Admin

Messages : 3249
Date d'inscription : 09/05/2008
Age : 30

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Qu'avez-vous lus récemment ?

Message  deadpool_az le Sam 22 Oct 2016 - 11:34

J’AI FINI TOUS MES COMICS MARVEL A LIRE ! CA Y EST !! Maintenant je peux lire les autres comics et acheter encore du Marvel !! Very Happy (enfin dès que j’ai fini les All-New All-Different Marvel qui ont suivi Secret Wars ^^)

Je me suis entre autres farci les 30 magazines Avengers de Panini, comprenant tout le run de Jonathan Hickman culminant sur l’event Secret Wars, ainsi que les 23 numéros du magazines Avengers Universe. Petit topo :


Avengers (vol.5) #1-44

La série principale, où Hickman est très ambitieux et arrive à réussir son pari : une équipe resserrée, des aventures bigger than life et pourtant des persos bien traités et proposant pas mal de moments intimistes. La narration est éclatée et enchaîne morceaux de bravoure sur humour fin, à la façon d’un Grant Morrison : en effet, même si les thématiques sont très différentes (ici on est plutôt dans le spatial/ésotérique) la façon de raconter fait un peu New X-Men. Et côté dessin on se régale aussi, avec du Jerome Opena, du Adam Kubert, du Mike Deodato Jr… A part ça, Hickman arrive autant à réutiliser d’anciens personnages qu’à en créer de nouveaux très intéressants, et puis surtout les phénomènes des incursions sont très bien gérés et l’event Secret Wars est parfaitement emmené, avec intelligence et suscitant vraiment une attente de la part du lecteur (le côté inéluctable est très bien traité). En réserve une narration parfois un peu délicate à suivre mais globalement ce run de Jonathan Hickman est une belle réussite !


New Avengers (vol.3) #1-33

Je n’ai pas bien compris ce titre puisque cette série se focalise sur les Illuminatis, a.k.a les plus grandes intelligences de la Terre (Stark, Blackbolt, Namor, T’challa, le Fauve…) qui vont tenter de comprendre et de contrer les incursions sur la planète qui deviennent de plus en plus fréquente. Pendant à la série Avengers mais dans un registre plus intimiste et qui annonce encore plus Secret Wars, le côté suspens comme le côté moral sont vraiment très bien traités, et même si l’idée est un peu toujours la même la narration d’Hickman et son sens du rythme rendent à chaque fois l’ensemble très intéressant. Sur les dessins on est gâté aussi avec du Steve Epting (très bon choix de le mettre sur une série où il n’y a pas trop de collants et de bastons) et du Mike Deodato Jr.


Secret Avengers (vol.2) #1-15

L’idée de départ (des ex-Avengers recrutés par le SHIELD pour des missions secrètes et dont la mémoire est effacée à chaque fois) est assez intéressante mais j’avoue avoir eu du mal à y croire… Et si le côté espionnage est assez sympathique (et là encore la série rejoint intelligemment le run d’Hickman en faisant beaucoup intervenir ce « new » AIM), les personnages ne sont pas assez développés et la série ne vaut surtout que pour ses rebondissements nombreux, ce côté assez sombre et désespéré et cette sensation d’urgence qui en ressort. Sympa, sans plus.


Young Avengers (vol.2) #1-15

15 épisodes, c’est vraiment trop peu pour cette série pleine de fraîcheur, qui reprend quelques personnages des New Avengers mais en ajoute d’autres très intéressants (la nouvelle Hawkeye ou encore le personnage de Marvel Boy créé alors par Grant Morrison). Donc on est vraiment dans une série « ado » dans le sens noble du terme (on pense pas mal aux séries Runaways), et en plus de cela les menaces sont originales, tout comme la narration très réussie qui se veut même parfois expérimentale. Dynamique, rempli de bonne humeur, avec des dessins épurés et juste, du tout bon !


Infinity : The Hunt #1-4

Il s’agit ici tout simplement de l’event Infinity vu au travers des jeunes, mutants (notamment ceux de l’école gérée par Logan, avec donc le mini-Apocalypse (Genesis), le fils de Gladiator, Quentin Quire, etc) ou non (les jeunes de l’Avengers Academy de Hank Pym). Matt Kindt arrive à trouver le ton juste, mélange de récits de groupes composés de jeune (avec des interactions très sympa), d’action tout en s’intégrant très bien dans l’event Infinity. On pense pas mal à Avengers : The Initiative, à Runaways, aux Young Avengers… Même si la structure du récit est assez convenue (quoi que l’idée du concours entre écoles de jeunes à pouvoir est assez sympa), un bon récit loin de faire « remplissage ».


Captain America : Hail Hydra ! #1-5

Une rétrospective, à travers différents évènements marquants à différentes époques, du passif liant Captain America à l’Hydra. Bon c’est assez chargé et lourd, et même ça reste quand même sympathique de tout remettre dans l’ordre, cette mini-série est franchement dispensable. Par contre l’idée de confier chaque épisode à un dessinateur différent en fonction du style de dessin de l’époque est intéressant, avec quelques pointures (Kyle Hotz, Phil Winslade).


Avengers World #1-21

Une des idées de Jonathan Hickman en reprenant la franchise Avengers était d’en faire une énorme équipe centralisée au niveau d’un poste de commandement et pouvant intervenir un peu partout à la fois (un peu à la manière de New X-Men de Morrison ou de… Batman Inc. de Morrison), d’où ce titre avec des Avengers plus confidentiels (Shang-Chi). Puis l’ensemble va bifurquer sur la version des Avengers de Solar, qui va pour cela racheter l’île de l’AIM et créer « son » équipe. Les idées sont intéressantes, même très intéressantes, mais la narration de Nick Spencer est laborieuse : trop bavard, et certaines sagas sont vraiment trop longues. Reste de bons moments, de bonnes scènes, mais cette série prometteuse souffre d’une trop grosse lourdeur. Il n’empêche qu’il s’agit d’un complément essentiel au run d’Hickman, qui vient encore plus garnir ses histoires.

Et ça continue avec les 23 magazines d’Avengers Universe :


Captain America (vol.7) #11-25

J’ai déjà parlé des excellents 10 1ers épisodes préalablement. La suite est malheureusement d’un autre niveau. Le retour sur la Terre de Captain America (avec de gros traumas liés à son passif dans la dimension Z : son fils, le décès de Sharon Carter…) est assez mal géré par un Rick Remender qui est définitivement plus à l’aise sur un volet science-fiction. Malgré quelques bons moments, rien de bien époustouflant. Et mettre le superbe (mais envahissant) encrage de Klaus Janson par-dessus le trait pur et fluide de Carlos Pacheco est une faute de bon goût tant ces deux excellents artistes ont des styles différents. Rien de mauvais, c’est même assez sympathique, mais tellement loin des débuts du run de Remender…


Avengers Assemble #9-25 + Captain Marvel (vol.6) #13-14

La série Avengers made in Kella Sue Deconnick, dont l’esprit n’a rien à voir avec les Avengers de Jonathan Hickman. Ici l’équipe est plus restreinte, et le côté « je me prend au sérieux » laisse à la place à une série plus fraiche, un peu plus comique, avec de bonnes réparties et des personnages très bien utilisés aux interactions fouillées et agréables (+ des personnages féminins bien développés comme Captain Marvel ou Spider-Woman). Du tout bon, porté par des dessinateurs aux traits aérés convenant également parfaitement à l’esprit de la série.


Thor God of Thunder #1-25

Jason Aaron prend ici en main la destinée de Thor avec maîtrise, se focalisant en particulier sur le statut de Dieu du héros et sur le côté mythologique de son univers. Avec un 1er adversaire vraiment impressionnant (le destructeur de Dieux), des aller-retours temporels et des idées savoureux, un univers grandiose et dense (notamment sur la saga convoquant les 9 royaumes), des sacrés moments de grâce et en plus un humour et une finesse qui permette parfois de faire retomber la pression, ce Thor est une vraie réussite. Encore plus quand Esad Ribic se charge du dessin, que je n’ai jamais trouvé aussi bon. Dommage que les sagas après celle du destructeur de Dieux soit un poil moins chiadées (très bonnes néanmoins), on sent quand même une petite baisse de qualité. Mais en tout cas si vous voulez du viking, du sang, de la bière et des dieux, cette série virile a tout pour plaire !


Indestructible Hulk #1-20
Hulk (vol.3) #1-5

Mark Waid arrive sur la série Hulk et prend le parti d’en faire un instrument du SHIELD, qu’il peut activer dès qu’il a besoin. En contrepartie, ils laissent Bruce Banner tranquille sur le plan pénal et surtout le dotent d’un laboratoire digne de ce nom. Hormis que le SHIELD omniprésent dans l’univers Marvel depuis quelques années (merci Marvel Studios) devient vraiment insupportable, la série en elle-même ne brille que rarement. Heureusement que Waid propose toujours des récits dynamiques, aérés, des dialogues bien écrits, mais même comme ça on tourne rapidement en rond. Pourtant les dessinateurs étaient à l’avenant : Leinil Yu, un Mark Bagley inspiré… Il y a de l’idée, mais sur le coup ça n’a pas forcément fonctionné.  


Fearless Defenders #1-12

Bonne idée que de rassembler diverses héroïnes pour en faire une équipe uniquement féminine, tout en donnant un rôle important à Valkyrie et ses racines asgardiennes, seulement la narration est lourde (décidemment ce Cullen Bull chez Marvel, ce n’est vraiment pas ça), les ennemis complétement sommaires et ridicules, et le casting trop chargé pour être bien développé. Même si voir toutes ses personnalités disparates rassemblées est sympathique, la lecture est vite gonflante.


All-New Invader #1-5

C’est sympathique cette petite remise au goût du jour de l’équipe des Envahisseurs (Cap, Namor, Bucky, la 1ère Torche… qui avaient combattus ensemble pendant la seconde guerre mondiale). Robinson joue sur la nostalgie tout en proposant de nouvelles idées. Les scénarios ne sont pas exceptionnels mais suffisamment intéressants et bien écrits pour être plaisants à lire. Et Steve Pugh est peut-être moins personnel qu’avant mais son style classique et profond est très agréable à l’œil. Une bonne surprise.


X-Factor #215-219 et #229-234

Encore une fois je continue ma découverte dans le désordre du run de Peter David sur X-Factor…Et je me prends une claque comme à chaque fois. Des intrigues prenantes, des thématiques intéressantes, et surtout ces personnages si fouillés, si humains (enfin… mutants), et ces relations entre eux. Puis encore une fois, Peter David a la fibre pour s’emparer de la continuité et proposer des nouveautés étonnantes… et qui se tiennent pourtant (Pip en secrétaire par exemple). Très bon, pour changer.


Guardians 3000

Débutant de façon assez embrouillée avec un nouveau personnage catapulté dans l’action, un rassemblement de puissances galactiques préparant l’event Secret Wars et les anciens Gardiens de la Galaxie, le récit devient de plus en plus intéressant et intriguant, surtout quand les nouveaux Gardiens arrivent et que la rencontre donne lieu à des échanges vraiment sympathiques. De l’action, plein de rebondissement, un côté galactique bien géré et des concepts assez intéressants (notamment l’utilisation de Galactus) font de cette dizaine d’épisodes une saga galactique de haute tenue.


Groot

J’avoue, j’ai acheté ce HS uniquement parce que j’ai été conquis par les dessins en le feuilletant : un côté cartoon à la Scotty Young qui n’empêche pas un trait puissant et un storytelling discret mais inspiré. Et puis le récit est vraiment plaisant, où on suit Groot dans sa tentative de retrouver son fidèle camarade Rocket Raccoon : des épisodes mignons, plaisants, très drôles, et le côté road trip avec une nouvelle aventure à chaque épisode n’est pas lassant (alors que ça l’est souvent). Une très bonne surprise.


Spider-Man/Human Torch

Sorti il y a une dizaine d’années, du Dan Slott qui s’essaie à Spider-Man avant de nous offrir une des runs les plus mémorables de l’homme-araignée ! Cette mini-série nous explique la relation qu’on entretenue le cadet des FF et Peter Parker au fil des années. Du bon comic-book faussement old-school, plaisant et sans réel défaut (si ce n’est ce côté old-school, justement, même s’il est assumé). Sur les dessins on retrouve Ty Templeton, et là aussi c’est classique mais bien fichu.


Doctor Octopus : Negative Exposure

Du Brian K. Vaughan d’avant Y the Last Man ou Ex Machina ! Où notre Doc Ock va embobiner un reporter afin de découvrir qui est Spider-Man et de le détruire. L’intrigue est bien ficelée, notamment la rivalité avec Peter Parker qui anime le reporter, et sans être exceptionnel ce récit se laisse plutôt bien lire. Quant à Staz Johnson, son côté Image 90s (qui s’est beaucoup assagi) peut parfois rebuter mais il reste très efficace et minutieux. Oubliable mais sympathique.


Black Widow t.1 et 2
(Black Widow vol.7)

Black Widow continue son boulot de mercenariat (elle a même un agent) tout en tachant de se racheter pour ses mauvaises actions pré-Avengers. Des épisodes qui se lisent assez rapidement, puisque l’ensemble est quasiment composé uniquement de la voix off de Natacha. Des récits d’espionnage/contre-espionnage/secrets d’Etat etc. assez sympathiques, même si rien d’exceptionnel. Quelques intrigues se construisent sur le long terme et sont plutôt intéressantes par contre. Un peu pareil pour la psychologie de Natacha, bien développée mais qui gagnerait à être creusée encore plus. Phil Noto s’occupe de toute la partie graphique : des couleurs à la Sienkiewicz, et un dessin indé/réaliste gavé de retouche informatique. Plutôt pas mal, avec en primes des couvertures vraiment chouettes. Un ensemble légèrement satisfaisant, pas plus.


Daredevil t.1 et 2

Mark Waid m’épate vraiment sur Daredevil. Prenant le contrepied des runs de Miller, Bendis, etc., il arrive à proposer un récit avec un côté faussement naïf / old-school (notamment avec ces super-vilains ridicules, cette romance à l’eau de rose) tout en conservant la noirceur et le côté adulte inhérent au titre. Un vrai tour de force, surtout que tout se tient et que les récits sont savoureux, haletants, plein d’idées originales. Et ajoutez à cela un Chris Samnee lui aussi avec ce côté old-school + indé, très inspiré et aux compositions vraiment originales et maîtrisées, et cette série est vraiment dans le haut du panier du comic-book mainstream.


Iron Fist t.1

Définitivement, Kaare Andrews est un scénariste qui ne m’emballe pas. Trop de blablas, trop lourd, trop surligné. Et quand en plus la thématique est l’univers d’Iron Fist, avec ce que ça suppose de mantras/blabla kung-fu/voix de la sagesse trucmuche etc., et de personnages, on s’y perd. Le récit commence quand même à se tenir sur la fin, et la suite doit être d’un autre acabit, mais dommage. Par contre le dessin (comme d’habitude) est un régal pour les yeux : storytelling, gestion des couleurs comme du n&b, trait à la fois précis et brouillon (à la Miller) : du grand grand art. Mi-figue mi-raisin donc.


Miss Marvel t.2 et 3

Excellent ! Ces deux tomes de Miss Marvel (juste avant l’event Secret Wars) sont vraiment à ranger dans le haut du panier des comics Marvel récents, entre un propos juste et malicieux sur l’adolescence, rehaussé par cette culture musulmane dans laquelle baigne l’héroïne principale, des intrigues folles et jouissives, plein de personnages bien développés, d’excellents dialogues, un Adrian Alphona qui se la joue de plus en plus Kyle Baker pour notre plus grand plaisir, plein d’humour et d’émotion… Vivement la suite !


Silver Surfer t.2 et 3

Continuant sur sa thématique « à la Dr Who » (un épisode, une intrigue SF, un compagnon), Dan Slott gère habilement ses idées farfelues avec ce Silver Surfer aventurier, et multiplie les histoires originales et bien contées, tout en ajoutant une relation poussée et très intéressante avec sa partenaire Dawn, faisant rapidement poindre les sentiments… En plus de cela, les concepts barrés sont parfaitement bien retranscrits par un Michael Allred au style inimitable alliant moderne et old school et qui se fait vraiment plaisir avec ces galaxies, planètes, races extraterrestres… Enorme, du must have.


Deadpool t.4

Saga de transition après le mémorable et douloureux 3ème tome, où on va essayer d’extirper l’agent de police de la tête de Deadpool… Comme d’habitude : d’énormes délires, des intrigues… intrigantes (oui !) et un personnage très bien traité, à la fois fou et lucide. Gerry Duggan est petit à petit en train de composer ce qui semble devenir LE run culte de Deadpool, devant celui de Joe Kelly. Hâte de lire la suite…


Hawkeye t.1 et 2

Après un 1er tome sympathique mais pas non plus aussi énorme qu’on m’avait dit, j’ai vraiment adoré le second qui pousse le concept un peu plus loin. Fraction fait dans la simplicité (d’intrigues, de personnages) pour se concentrer sur un Clint Barton solitaire, qui fait sa petite vite dans une banlieue ou les maffieux russes viennent rapidement mettre une petite pagaille. Du récit urbain décalé, assez drôle/cynique et avec des personnages/dialogues très bien écrits (notamment sa relation avec Kate Bishop, 2ème Hawkeye). Et puis surtout, David Aja aux dessins est un vrai régal, et multiplie les compositions de pages originales et expérimentales (qui rappellent presque Chris Ware parfois). Et l’encrage par Javier Pullido est un vrai plus et change considérablement son style. Hâte de lire la suite.


Toxin

Après Venom et Carnage, Toxin est le nouveau symbiote du moment, un flic honnête qui a tout plaqué pour essayer de maintenir la bête tout en faisant son job officieusement. Bon du « Jekyll & Hyde » classique, tendance récit policier un peu noir. Pas mauvais, mais rien de bien attrayant là-dedans. Ça se lit, ça s’oublie. Même Darick Robertson est assez fade pour le coup.


The Death of Captain Marvel

Après quelques épisodes introductifs mais importants pour nous montrer de quelle façon Captain Marvel a contracté un cancer, le gros du bouquin est composé du fameux graphic novel « The Death of Captain Marvel », une véritable bombe à l’époque (1982). Et pour cause, un des héros les plus puissants de l’univers Marvel, membre des Avengers, contracte la maladie et se voit dépérir peu à peu. En plus de traiter très intelligemment et pudiquement le sujet, Jim Starlin nous pond quelques très belles scènes et aborde la question de la préparation à la mort/au deuil de façon très juste. Et sur les dessins, c’est du très classique mais surtout très beau. Une belle œuvre.


Iron Man : Le Diable en Bouteille

Entre ça et La Guerre des Armures, j’ai l’impression qu’Iron Man est le personnage qui a eu le moins de runs marquants, du moins avant les années 2000. Parce que même si ce récit est plutôt sympathique (du moins sur les 3 derniers épisodes ou la question de l’alcool est vraiment très bien abordée – une 1ère pour l’époque), le reste n’est que du comic-book 80s de plutôt bonne facture, mais ça s’arrête là. On se régale quand même les mirettes avec un John Romita Jr qui avait alors un style plus consensuel / moins personnel, mais qui dépote quand même. Pas exceptionnel, mais plutôt bon pour l’époque, et ça n’a pas trop vieilli hormis cette narration un poil lourd, mais comme l’écriture est riche ça passe plutôt bien.

Et on passe sur les productions Marvel indépendantes, donc non incorporées dans l’univers Marvel :


Nemesis

Nemesis est un super-vilain richissime qui va consacrer son temps à cibler des personnalités et mettre en place des actions choc, à base de massacre entre autres. Après avoir sévi en Asie et Europe, il décide de s’en prendre à un haut dignitaire de la police aux USA. Et le récit se compose principalement de ça : ses plans machiavéliques, toujours menés à la perfection. Même si c’est bien rythmé, qu’on ne s’ennuie pas, on sent vraiment que Millar roule des mécaniques ici et ne se foule pas, surtout qu’à part quelques révélations l’ensemble le récit est vraiment linéaire au possible. Et le fait de vouloir choquer uniquement pour choquer, sans rien derrière, rend l’ensemble encore plus désagréable. Steve McNiven quant à lui s’en sort bien, son style est plus rugueux qu’auparavant (sur Civil War ou Fantastic Four : 4 par exemple), et sa narration très cinématographique convient très bien au scénario. Mais bof quand même.


Le Magicien d’Oz

L’adaptation du 1er récit sur le monde d’Oz par Eric Shanower (L’Age de Bronze bordel !) au scénario, miam ! Et si le récit en lui-même est tout ce qu’il y a de plus sympathique, avec ce charme enfantin, ce côté fable un peu naïf mais beau, ces idées et cet univers vraiment intéressant, le réel intérêt de ces 8 épisodes est Scottie Young. Avec son graphisme cartoony kawaï empreint d’un style poétique et légèrement angulaire à la Tim Burton, avec en plus des compositions inspirées et des couleurs pastel magnifiques, les images sont vraiment à se décrocher la rétine. C’est juste superbe. Une très belle œuvre, j’ai vraiment hâte de me procurer la suite.


Kick-Ass 2

Après les événements de Kick-Ass, Mark Millar passe à la vitesse supérieure en continuant son analyse cynique du super-héros dans la vie réelle : ici les super-héros deviennent une mode, et de nombreux amateurs vont s’en réclamer, jusqu’à monter des groupes de super-héros. Forcément, du côté des vilains c’est la même chose, et la Némésis de Kick-Ass, devenue « Bad Motherfucker », monte également un groupe et compte bien ruiner la vie du héros tout en provoquant des massacres un peu partout. Oui, comme dans Nemesis. Redondant le Millar ? Un peu, même si ici le propos reste pertinent, il y a de la matière, et le rythme comme les situations se tiennent bien et son plutôt plaisantes – malgré cette nécessité à vouloir toujours choquer : mais bon comme ici le récit est plutôt intéressant et sympathique à suivre, cet aspect vulgaire/NSFW passe bien. Et John Romita Jr encore une fois se fait vraiment plaisir à dessiner du comics for mature readers, et ça se voit, avec en plus un Tom Palmer sur l’encrage qui se la donne vraiment. Plutôt très sympathique.


Jupiter’s Legacy t.1

La question de la naissance de super-héros sur la planète, et de leur volonté de régenter le monde à leur façon, donc interventionnisme et compagnie. Des débuts très prometteurs pour cette série, entre le mystère de ces superpouvoirs, l’utilisation de ceux-ci, les conséquences sur la population, les rivalités entre personnages, le tout est vraiment intéressant et on a hâte d’en savoir plus. Millar retrouve pour le coup Quitely (qui est sûrement le meilleur dessinateur comics en activité) après The Authority, et c’est assez intéressant puisque ces deux œuvres se ressemblent beaucoup. En tout cas, vivement la suite !


MPH

Un dealer en prison tombe sur une pilule lui conférant une extrême vitesse. Il va en donner à ses alliés et vont vite se mettre à cambrioler les grandes puissances mondiales, tout en redistribuant une partie des richesses à la populace… Le portrait de Robin des Bois des temps moderne, que le récit de Millar dresse tout en classicisme : découverte des pouvoirs, acmé, puis complications jusqu’à une conclusion inattendue et savoureuse à la Superman : Red Son du même auteur. Du bon récit, bien rythmé, dynamique, même s’il n’y a pas de quoi grimper au plafond (lulz). Sur les dessins Duncan Fregredo se fait bien plaisir ici, et peut enfin arrêter son style Mignola-esque (Hellboy oblige) : là encore les compositions sont dynamiques, inspirées. Pas exceptionnel, mais de la bonne came.


Miracleman t.4

Après Alan Moore, c’est Neil Gaiman (rien que ça…) qui reprend la suite de la série, en proposant pour ce volume des histoires courtes, à chaque fois sur un volet différent du « monde idyllique » créée par la famille de super-héros/dieux vivants, et au travers de simples citoyens. C’est inspiré, profond, cohérent, grandiose, poétique, du Gaiman de niveau Sandman, et en plus de cela Mark Buckingham propose un style de dessin différent à chaque épisode. Du grand art, vraiment. On tient là un petit chef d’œuvre.

_________________
avatar
deadpool_az
Ganache Admin
Ganache Admin

Messages : 3249
Date d'inscription : 09/05/2008
Age : 30

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Qu'avez-vous lus récemment ?

Message  deadpool_az le Ven 30 Déc 2016 - 23:26


Batman Universe : Harley Quinn

Une compilation de récits ayant pour personnage principal la déjantée Harley Quinn. Rien d’exceptionnel mais un bon moment à passer, autant pour les scenarios un brin décalés mais rendant bien justice au côté attachant du personnage (puis Bruce Timm, Amanda Conner, Jimmy Palmiotti quand même), que pour les dessins expressifs et plein d’énergie en général, avec en plus du Jim Lee (récent ET bon). Une bonne affaire, surtout pour moi qui n’apprécie pas plus que ça le personnage.


JLA : La tour de Babel

Ra’s Al Ghul trouve LA faille sur chacun des membres de la JLA et va tenter ensuite de bouleverser l’équilibre mondial en… supprimant le langage et les formes de communications ! De l’excellent JLA, autant pour cette menace tangible que pour l’impact qu’aura le fait de neutraliser ces grands héros. En plus de cela, quelques révélations auront un effet important sur l’avenir de la Ligue. Tout est bien amené, bien écrit, il y a beaucoup d’idées dans cette vraiment digne de la JLA. Et en plus de cela, le trait d’Howard Porter s’est bien assagi depuis ses débuts avec Morrison. C’est moins carré, moins brouillon, et ça nous rappelle quelques fois les grands Bryan Hitch ou Alan Davis. Très, très bon.


Batman : Sombre Reflet t.1 et 2

Quelques histoires de Batman faisant souvent intervenir son passé, ou encore celui des autres (le fils psychotique du commissaire Gordon)… Relativement bien écrit, très sombre et avec une atmosphère limite horrifique (comme quand Snyder a repris la série avec Cappulo), en plus porté par des dessins nerveux/secs de Jock ou plus “Year One” par Francesco Francavilla (avec une magnifique gestion du noir et du blanc), ces deux tomes de Batman sont à mettre dans le haut du panier des récits de l’homme chauve-souris. Pas du classique, mais du très bon.


Grant Morrison présente Batman t.7 et 8

Grant Morrison conclut son run de la série Batman en lançant “Batman Inc.”, une organisation de super-héros chapeautée par Batman qui va essayer de maintenir l’ordre sur la planète. Et la plupart de ces ennemis se réveillent également, faisant apparaître une énorme machination au sein de laquelle trône un redoutable adversaire… Décidemment, Morrison aura vraiment construit/déconstruit le personnage dans toutes ses caractéristiques et facettes : toutes les périodes passées sont utilisées, comme les héros, les vilains, la ville, le caractère du héros… le ton y a été comique, horrifique, science-fictionnesque, romanesque… Même si ça reste très dense et bourré d’informations, et donc pas toujours accessible, l’ensemble du run rappelle tout ce que Morrison a pu faire avec les X-Men. Et sur les dessins, on se fait également plaisir : Chris Burnham, Frazer Irving, Yanick Paquette, Cameron Stewart… Ouais rien que ça. Une grande œuvre !


Formerly Known As the Justice League #1-6 (Justice League Saga Hors-Série 2)
JLA Classified #4-9 (Justice League Universe Hors-Série 1)

Giffen, De Matteis et MAguire reprenne enfin les rênes des personnages secondaires qu’ils avaient mis en scène dans la série JLA aka Justice League International. N’ayant jamais lu cette série (mais ayant très hâte du coup de lire l’intégrale sortie chez Urban), c’est ma 1ère incursion dans cette équipe/série réputée. Et ça vaut le coup d’œil ! Un peu à la manière de Peter David sur X-Factor, l’essentiel du sel de la série reste vraiment les interactions gratinées entre tous ces personnages (dont aucun n’est tout blanc : il y a des salauds, des personnages assez bêtes…), les dialogues jouissifs (et les pages sont particulièrement denses !), le tout rehaussé par les expressions faciales sans pareil que leur confère Maguire. Et en plus de ça, le scénario reste assez prenant (même si parfois assez anecdotique) et fait son job, avec en plus quelques beaux moments d’émotion. Vraiment très bon !


Green Arrow Year One

Pensé pour les novices qui ont regardé et apprécié la série télévisée, cet album se veut une bonne introduction au personnage et le scénariste Andy Diggle fait son boulot comme il sait le faire : on ne perd pas de temps en dialogue, ça fonce à 100 à l’heure et c’est nerveux au possible. Le joli trait cassant de Jock est donc parfaitement adapté. Bon par contre ça se lit en 20 minutes, et il ne faut pas en demander quelque chose de profond. Un passe-temps très correct, mais c’est tout.


Green Arrow t.1-2

Je tombe bien dans mes lectures puisque niveau continuité cette maxi-série se situe pile après l’arc de la JLA « La Tour de Babel », et quelques connaissances sont de mise avant d’entamer ce bouquin. Kevin Smith fait revenir Green Arrow, supposé mort depuis Crisis on Infinite Earths, et rythme parfaitement ces 12 épisodes, entre le mystère planant sur cette « résurrection », l’arrivée des principaux personnages de l’univers d’Arrow, les membres de la JLA… C’est bien écrit, prenant, respectueux tout en s’essayant à quelques trucs originaux (on sent Smith grand fan des comic-books), et le trait sombre et anguleux de Phil Hester convient bien. Pas mal du tout.


Air t.1

Une hôtesse de l’air est prise dans les rouages d’une organisation terroriste et atterrit dans un pays n’existant pas officiellement. Entre les personnages principaux tous intéressants, le mystère, les thématiques (notamment sur la création, sur les mots) rappelant parfois l’excellent The Unwritten de Mike Carrey, les idées WTF, pas mal d’humour et d’émotion, de la très bonne bande dessinée qui part dans tous les sens et qui s’amuse à briser les conventions. Dommage juste que le dessinateur soit assez fade. Mais excellent, ce serait chouette qu’Urban nous ponde une petite édition française.


Walking Dead t.26

Malgré quelques bonnes scènes et rebondissements, ce tome est assez transitoire. Après le choc de la fin du tome 25, je m’attendais à une grosse montée en pression de certaines intrigues… Et je pense que ce sera pour le tome prochain. Bon ça reste toujours très bon, Kirkman est un dialoguiste hors pair et on se plait à suivre toutes ces petites communautés, à partager leurs joies comme leurs malheurs. Et Adlard, pareil, toujours aussi bon… La suite, vite !


Superman :  Endgame

Un crossover entre les différentes séries Superman de l’époque, ayant pour objet principal le fameux passage à l’an 2000, et donc un potentiel bug et… vous ne l’avez pas vu venir… Brainiac !! Malgré une belle palette d’auteurs (Joe Kelly, Ed McGuiness…), le côté trop « 00s » m’a demandé beaucoup de courage pour aller au bout du bouquin… C’était lourd, pas très intéressant, parfois confus. Bof.


Enigma

Un individu menant une existence morne et sans saveur va rencontrer son héros de BD préféré et faire équipe avec lui pour tenter de retrouver un serial killer… Après un début un peu embrouillé (mais c’est fait exprès), tout se précise au fur et à mesure dans ce remarquable essai sur la création, en plus d’être un récit super-héroïque reprenant les poncifs du genre pour mieux les tordre. On sent vraiment l’esprit de liberté des débuts de Vertigo qui plane sur cette œuvre adulte qui rappelle pas mal Sandman dans le ton… Et l’excellent dessinateur Duncan Fregredo, aux styles multiples, dégage aussi une puissance qui ajoute à la folie et à l’électricité de l’œuvre. Excellent.


Human Target t.1 et 2

Dans les 700 pages pour cette intégrale où Peter Milligan va ressusciter un ancien personnage DC (un peu comme beaucoup des 1ères séries estampillées Vertigo), qui a le talent de prendre l’apparence totale de qui il veut… Seulement, le « héros » va se perdre au fur et à mesure dans ses identités… Et le lecteur avec ! Du polar de très haute volée, où Milligan traite vraiment très bien de la question de l’identité, dans des histoires proposant à chaque fois une analyse différente, changeant de propos comme il faut tout en disséquant les Etats-Unis d’alors sous toutes ses facettes sociales. Les deux dessinateurs principaux (Bukiovic puis Pullido) s’en sortent aussi très bien, avec ce trait semi-réaliste et épuré, cette gestion de l’espace, de la narration comme du noir et du blanc… Un petit bijou.


Kid Eternity

Là encore, on reprend un ancien personnage DC pour le relooker… Morrison nous pond un scénario complètement barré, où on loser proche de la mort après un accident de voiture va réaliser une mission avec une sorte de fantôme humain échappé des enfers, en tentant d’affronter des forces du mal… Malgré d’excellents dessins/peintures de l’artiste Duncan Fegredo rappelant Bill Sienkiewicz (on en prend vraiment plein les yeux), le scénario vraiment trop embrouillé et fouillis de Morrison, même s’il est punk, déjanté et électrique à souhait, peine à nous immerger. Reste une œuvre atypique, originale et surtout au magnifique graphisme.


Punk Rock Jesus

Dans un futur proche, une chaîne de téléréalité va inséminer une vierge avec du sang récupéré sur le Saint Suaire, et filmer les 1er pas de Jésus… Jusqu’à son adolescence rebelle. Ce n’est que le pitch de base, déjà bien barré, mais l’ensemble est encore plus dense, avec notamment un garde du corps originaire de Belfast et ayant vécu le terrorisme irlandais, une ourse intelligente, une critique acerbe des médias (et pourtant on est à peine dans une dystopie là), des lobbys fondamentalistes, et surtout plein d’actions, de réflexions, de scènes mémorables, malgré quelques passages un peu naïfs où on sent que l’excellent Sean Murphy débute sur le scénario, mais on pardonne aisément tant les thématiques sont denses et certains passages un peu trop compressés occasionnant par moment un léger manque de cohérence. Et on s’en prend plein les yeux sur les dessins, aiguisés, nerveux, maîtrisés et plein de détails. Une sacrée (lulz) œuvre !


Scalped t.1 et 2

Un indien de souche revient dans sa réserve et va récupérer un boulot de garde du corps pour le responsable/magnat/pourri de la réserve. Du polar noir, très noir, et sanglant, dressant un portrait acerbe de ces réserves abandonnées par le gouvernement, où le chômage, la violence et les drogues sont omniprésents. Et Aaron excelle vraiment dans ces récits sombres, sans une lueur d’espoir, plein de personnages cassés et sans avenir, avec ici en plus un côté un peu mystique/chamanique qui sied forcément très bien au scénario. Aux pinceaux, R.M. Guera est peut-être encore plus nerveux que le scénario d’Aaron et son trait réaliste et cassant est un petit régal. Bon ben une série de plus à suivre et à finir !


Pax Romana

1er album que je lis du Jonathan Hickman en dehors de ses séries Marvel, et là en plus le monsieur officie également sur les dessins. Un scénario très original où, dans le futur, l’Eglise en perte de vitesse va envoyer des missionnaires à l’époque de Constantin 1er afin de remodeler le passé et de créer un monde parfait, sous l’égide de l’Eglise bien entendu. Mais au-delà de ce scénario déjà bien barré, la narration éclatée l’est peut-être encore plus : on n’est pas dans une bande dessinée classique mais pas loin du récit en prose ; où quasiment chaque case exprime une scène bien particulière. Et le tout est condensé au maximum (on en reprendrait bien quelques épisodes…) puisque le récit s’étale sur quelques centaines d’années, avec de nombreux bouleversements toutes les quelques pages ! Le dessin est aussi atypique, souvent en ombre, souvent uniquement des personnages, rarement des décors ou des scènes d’action (mais quand il y en a, on en prend plein la vue), avec des couleurs tirant toutes sur le jaune… Bref, atypique, original, mais tellement maîtrisé qu’il en est indispensable !


Dan the Unharmable t.1

L’histoire on ne peut plus ordinaire d’un branleur de 1ère catégorie (on pense beaucoup au Dude de The Big Lebowski), qui va se retrouver dans une affaire de meurtre/séquestration. Et ce Dan est tout bonnement… complétement invincible ! Une histoire en deux tomes, et j’attends de me trouver le deuxième d’occasion puisque le récit met beaucoup de temps à démarrer et à susciter l’intérêt. Le début est lourd, long et même les dialogues peine à convaincre. Après, ça devient plus intéressant. Donc wait and see, mais loin d’être du Lapham de haute volée en tout cas.


Stitched t.1

Il s’agit du tome 1 mais c’est le seul tome écrit par Garth Ennis, et surtout l’ensemble forme une histoire complète sans aucune nécessité de suite. Où on suit des soldats américains perdus en plein désert d’Afghanistan après le crash de leur hélico, devant faire face à des sortes de zombies invincibles qui se sont retrouvés là par quelque sortilèges… Je n’en attendais pas grand-chose, et Ennis nous pond un récit sur la guerre tout ce qu’il y a de plus correct comme il sait si bien les faire, avec ces réflexions sur la guerre, les dialogues entre combattants… (on pense au Punisher MAX, à 303, à War Is Hell…) avec en plus de ça un aspect horrifique assez inquiétant et très bien géré. Le trait réaliste de Mike Wolfer n’est pas des plus abouti (le storytelling est vraiment à la traîne) mais se laisse lire. Une bonne surprise !


Streets of Glory

Un bon petit western d’Ennis où on retrouve un héros taciturne monolithique, un méchant assez fou, le tout avec cette thématique de changement d’ère, où les légendes d’antan disparaissent au profit des nouveaux riches, de l’industrialisation… Même si l’ensemble est relativement bien mené (et on pense pas mal à Preacher, le côté western sans doute), Ennis roule des mécaniques et semble assez roublard pour le coup, même si on sent que les thématiques le touchent. Et en plus de ça, Mike Wolfer n’est pas forcément à son avantage (déjà que ce dessinateur est loin d’être doué), notamment avec des visages affreusement mal dessinés. Ça se lit, sans plus.


Tony Chu t.1-5

Excellente surprise ! Prenant place dans un monde où la volaille est interdite suite à une épidémie de grippe aviaire (ayant tuée dans les 15-20% de la population mondiale), on suit les débuts d’un policier ayant la capacité de visionner l’historique de chaque chose qu’il ingurgite, et on va donc être détachés pour enquêter sur les affaires les plus difficiles, notamment les meurtres. Un scénario fouillé et barré, plein de malice et d’inventivité, des situations délirantes, des intrigues intéressantes et qui tiennent la route (on sent que la série et les différents subplots ont été bien pensés), une galerie de personnages tous intéressants, un univers à la fois original et cohérent, avec en plus un dessinateur au trait cartoony, minutieux et assez déjanté qui convient exactement au scénario… De l’excellente série, j’ai très très hâte de lire la suite !


Paper Girls t.1

Brian K. Vaughan se la joue films Amblin avec, dans les années 80s, une bande de jeunes filles qui vont devoir faire face à l’assaut d’extra-terrestres dans leurs quartiers. Même si le mystère arrive à retenir notre attention, j’ai été déçu de cette prod Vaughan (surtout en comparaison de Saga) : ici les personnages ne sont pas assez définis (pour du Vaughan, j’entends), et l’ensemble se traîne un peu malgré quelques très bonnes scènes. Le trait semi-réaliste/indé de Cliff Chiang est assez joli, mais là encore rien ne saute aux yeux. Ça reste quand même assez sympathique, Vaughan sait y faire avec les dialogues, la narration, mais j’attends voir si la série démarre enfin au deuxième tome, sinon ça sera bye bye.


Bloody Mary

Un vieux récit d’Ennis, où l’Europe et les Etats Unis alliés des anglais se font la guerre. Une soldate vétéran va repartir dans une mission afin de récupérer des données en Europe pour bâtir un programme de super-soldats. On reprend les thématiques habituelles d’Ennis sur la guerre (ici avec pas mal de récits sur Belfast, dont l’auteur a des origines), pour un récit quand même assez poussif, malgré de nombreuses scènes d’action sanglantes à souhait. A part ça, Carlos Ezquerra (M. Judge Dredd quand même) est toujours aussi plaisant avec son trait so 2000AD rappelant parfois Druillet ou Moebius. Sympa sans plus, pour les aficionados de Garth Ennis uniquement.


Deadly Class t.1

Un laissé pour comptes sans-abri va rentrer dans une école très select… d’assassins ! Bien sûr ce n’est que le pitch, et ce 1er tome laisse présager du meilleur pour la suite : une ambiance nerveuse et électrique, des dialogues savoureux, des scènes assez dures, des personnages intéressants, et le dessin de Wes Craig comme les excellentes couleurs de Lee Loughdridge y sont pour beaucoup : un découpage fonctionnel et qui en met plein la vue, un trait indé entre Paul Pope et les frères Hernandez, des couleurs psychédéliques savamment étudiées. Petit bémol, je ne suis pas rentré complétement dans l’histoire (l’histoire du personnage principal ne m’a pas emporté plus que ça), mais c’est vraiment pour chipoter.


Batgirl t.1

Avec ces relaunchs à tout va, Barbara Gordon/Oracle a considérablement rajeuni… Suite à un incendie, elle va se remettre de l’ordre dans sa vie en s’installant en collocation dans un nouveau quartier. Jeune femme forte, moderne, elle va redémarrer une nouvelle fois en tant que Batgirl, mais une Batgirl ultra-connectée. Un très bon récit sur la vie de jeunes adultes, avec de l’humour et de l’émotion, quelques bonnes idées d’intrigues, et surtout des personnages (notamment féminins) très bien caractérisés, tout en analysant assez finement ce que pourrait être un super-héros d’une vingtaine d’année dans l’univers DC. En plus de ça, malgré ce espèce de rajeunissement, la continuité est quand même restée puisqu’il est fait mention de l’agression du Joker, et Black Canary reste sa meilleure amie (du fait de leur ancien groupe Birds of Prey). Une excellente série, rafraichissante et intelligente.


Abe Sapiens t.2

On continue sur la lancée, avec quand même des récits qualitativement un peu supérieur au 1er tome. Donc ça reste du Mignola pur, à savoir des récits horrifico-fantastiques tendance Lovecraft, avec en plus ici forcément des intrigues qui tournent un peu plus autour du milieu aquatique. On reste dans des histoire auto-contenues, pas toujours très originales mais bien narrées, par contre le style impose forcément un développement du personnage limité, mais c’est plutôt agréable à lire, avec une partie graphique toujours réussie (Shawn Alexander aux dessins, Dave Stewart à la colorisation). Sympa.


Lord Baltimore t.1

Le récit d’un survivant de la 1ère Guerre Mondiale, qui part combattre une horde de vampires probablement liés à une épidémie de peste, le tout sur le motif d’une vengeance personnelle. Du bon récit historico-fantastique, à l’ambiance mortifère comme Mignola sait les faire, et avec un dessinateur singeant Mignola de façon plutôt réussie. On se laisse prendre à cette histoire bien contée, et ça ne me déplairait pas de lire la suite.


Uncle Sam

Je l’ai trouvé d’occasion, et ne l’avait lu qu’une fois il doit bien y avoir 10 ans… Les pensées confuses du mythique Oncle Sam, vieillard perdu dans une Amérique qu’il ne reconnait plus et qui s’est semble-t-il perdue en chemin… Malgré une trame narrative ne filigrane où le bougre essaye de s’en sortir, ce récit est plutôt destiné, à travers les pensées du personnage, à mettre en relief tout ce qui a fait – et surtout défait – l’Amérique telle qu’elle est aujourd’hui, un passé souvent peu glorieux. Et même si la fin du bouquin se conclut sur une note d’espoir et de patriotisme, ce constat très objectif des qualités et des défauts de ce grand pays tape vraiment juste (les exactions ne sont pas cachées, bien au contraire), et est un peu un manuel historique exhaustif des grands événements des states, très bien écrit. Et que dire d’Alex Ross, ce peintre incroyable, qui arrive à pondre des planches à la fois réalistes et complément iconiques, avec une mise en image et en couleur stupéfiante. Un régal pour les yeux, pour un grand bouquin.


Outcast t.1-3

Suivant un laissé-pour-compte au passé peu reluisant et ayant a priori un don pour exorciser les personnes, j’ai été vraiment bluffé par le 1er tome : pas mal de mystère, un passé du personnage principal qu’on a hâte de découvrir, une communauté bien définie avec des personnages intéressants, et surtout pas mal de moments assez dérangeants/frissonnants vraiment réussis, malgré une absence de scènes glauques/gore. Du coup je me suis pris les tomes 2 et 3 le lendemain, qui sont assez réussis également mais qui se traînent un peu : Kirkman est très efficace sur la narration et les dialogues, du coup il peut ralentir le rythme comme il veut sans forcément nous ennuyer, mais comme on a très hâte d’en apprendre plus c’est un peu frustrant. Paul Azaceta, au trait mi-réaliste épuré, nerveux et assez sombre, convient parfaitement au ton du bouquin. Bref, une réussite même s’il faudrait que ça se bouge un peu plus.


Special Forces

Un peu à la manière de Starship Troopers, Kyle Baker joue à fond le second degré assez finaud dans cette aventure d’une troupe de choc en mission en Irak, en mettant en avant la prétendue supériorité de l’armée américaine à base de corps huilés et d’une personnage principale bimbo au caractère bien trempé. Et sous couvert d’une mission quasi-suicide pleine d’action, rythmée au possible (c’est Rambo 2 quoi), Baker en profite pour nous glisser çà et là des images de ce que la guerre est, réellement. A la fois intelligent et fun, avec en plus une mise en image de choix : Kyle Baker a vraiment un trait unique, très slapstick, avec une colorisation pastelle au côté mécanique vraiment original. Dommage que cet auteur si singulier ne soit pas plus reconnu, malgré de nombreux prix prestigieux obtenus…


Dark Knight III t.2

Eh bien… Encore pas trop mal ! Une belle synthèse entre le côté sombre et désespéré de The Dark Knight et la folie furieuse de The Dark Knight Strikes Again. Bien sûr, la qualité d’écriture et bien moindre, mais en tout cas ce 3ème opus est loin d’être le naufrage annoncé. C’est rythmé, agréable, et Kubert assure bien sur les dessins, avec son storytelling toujours aussi dynamique. Et les quelques courts récits suivants qui viennent entretenir la mythologie et le récit valent aussi le détour. Vite lu vite oublié, mais pas trop mal, même si Miller (et Azzarello du coup, qui aide au scénario) ne devrait pas trop chercher à critiquer les nouveaux médias (internet, les smartphones) : on sent qu’ils sont un peu à la ramasse dessus.


The New York Four / The New York Five

J’avais déjà lu The NY4 en vo, et cette belle intégrale reprend NY4 et sa suite, NY5. Où on suit une jeune adolescente – très timide et accro au portable – qui va s’installer en collocation à NY avec des camarades d’études, et sa découverte de la vie adulte/déboires amoureux/etc, le tout dans un milieu arty undergound. C’est vraiment sympathique, le portrait de ces jeunes adultes tape juste, avec des caractères bien définis, et le NY fantasmé dont on sent l’auteur très amoureux est un personnage à part entière. C’est frais, ça se lit bien, et on s’attache vite à ces personnages (on n’est pas dans l’amitié indéfectible de Maggie et Hopey dans Love & Rockets, mais ça peut y faire penser). Et puis Ryan Kelly, au trait un peu japanisant mais surtout très minutieux et épuré, dessine vraiment des beaux personnages (les visages sont magnifiques) et rend parfaitement l’atmosphère urbaine grouillante et électrique… Très sympa.


Sex Criminals t.1

Cette claque ! En plus d’une narration originale et intéressante, rien que le sujet vaut le détour : un homme et une femme se rendent compte qu’ils sont dotés du même pouvoir : celui d’arrêter le temps pendant plusieurs minutes lors d’un orgasme. Et si elle a toujours voulu vivre une vie classique malgré cela, lui en a profité pour s’éclater. Ils vont donc se rencontrer, entamer une relation et tenter plusieurs braquages… et après no spoil mais on rentre encore plus dans de la science-fiction. La narration à la 1ère personne est savoureuse, c’est plein d’humour, de malice et d’intelligence, les personnages sont attachants au possible et en plus le dessin est vraiment inspiré, un côté un peu « sketch fait à l’informatique », des couleurs pastel et osées, un découpage là encore très orignal… Excellent, une des découvertes de l’année !


Tokyo Ghost t.1

Dans un futur pas si lointain et très violent, les gens sont encore plus connectés qu’aujourd’hui. Deux agents amis d’enfance (une n’ayant jamais succombé au charme du high-tech, l’autre tellement au point qu’il ne discerne plus la réalité) sont envoyés enquêter dans Tokyo au sein du seul endroit non connecté de la planète… Entre l’atmosphère très palpable de cette dystopie hallucinée, la relation à la fois belle et touchante des deux protagonistes, l’ambiance électrique, l’action à n’en plus finir, les rebondissements et les magnifiques dessins encore plus aboutis que d’habitude de Sean Murphy (et ce découpage, wow !), Remender prouve qu’il en a encore sous le capot. Du très bon récit de science-fiction anticipatif et violent, vivement la suite !


Nemo : Les Roses de Berlin

Vraiment intéressant ce qu’Alan Moore pond sur l’univers de la LoeG, et même si les récits sur la fille de Nemo sont assez courts et moins ambitieux, il étoffe son univers et surtout prend le risque de continuer ses histoires… avec aucun des personnages originaux, tous morts depuis ! Mais ce n’est pas un souci, tant les personnages introduits ici sont intéressants (la fille de Nemo est un sacré personnage, à la fois attachée à ses valeurs et cruelle, sans pitié), tout comme ce récit court, encore une fois bourré de références (ici Nemo vient rechercher des proches capturés en Allemagne en 1941, l’occasion pour Moore d’utiliser l’univers et les personnages des grandes œuvres de l’époque, notamment les films de Fritz Lang) et avec cette fibre pour rendre l’univers grandiose, profond et merveilleux juste en quelques pages. Epique, dense, et puis Kevin O’Neill, si particulier, ajoute au charme de bouquin. Une meilleure réussite que le 1er tome des aventures de Nemo, et j’ai très hâte de lire le 3ème et dernier.


Aliens vs. Predator : Eternal

Un agriculteur découvre un vaisseau Predator échoué, et va en profiter pour voler sa technologie et devenir un gourou/magnat 200 ans plus tard. Seulement, les Predators ne sont pas tous morts, et conservaient au chaud des œufs d’Aliens… Même si les combats/affrontements entre humains/predators/aliens ne sont pas le point fort de l’album, le tout est assez plaisant, le personnage principal comme ses motivations bien définis, ça reste du bon récit de SF classique (j’ai connu Ian Edginton plus inspiré), avec en plus un Alex Maleev qui débute, alors même s’il n’a pas sa patte si caractéristique qu’on lui connait maintenant, on commence çà et là à entrapercevoir ce qu’il deviendra, c’est intéressant. Pas grand-chose à en retenir mais parfait pour une petite lecture du dimanche soir sans prise de tête.


Bêtes de Somme t.1

Une bande de chiens de compagnie, dans un petit quartier, vont devoir faire face à des forces du mal qui s’inséminent petit à petit dans une petite bourgade tranquille… Vraiment excellent, avec un scénario très malicieux qui arrive à mixer comédie/film d’aventure animalier pour enfant (on sent pas mal l’esprit production Amblin aussi), avec ce que ça sous-entend d’esprit bon enfant, de dialogues parfois naïfs et de caractères bien définis, avec un côté fantastique/sorcellerie assez noir, adulte et sans pitié, faisant penser à du Mignola


Jonny Double

Encore cette bonne manie de Vertigo de reprendre d’anciens personnages DC : ici Azzarello reprend Jonny Double, un ancien flic qui en a vu de belles et va se joindre à une bande de jeunes pour un casse. Faux-semblants, coups fourrés, ambiance sombre, un bon polar prélude à 100 Bullets comme le tandem Azzarello / Risso (toujours aussi parfait, décidemment) sait les faire. J’ai mis une dizaine de minutes à accrocher et me prendre à l’intrigue, mais une fois parti c’est mené tambour battant avec brio.


Sin City t.6 Des Filles et des Flingues

Après un cinquième tome que j’ai trouvé décevant, ce recueil de différentes histoires (dont une ayant servi d’introduction au film de Rodriguez) est vraiment sympathique, ambiance ultra noire forcément dans cette ville violente du vice où tous les coups sont permis. Des gueules cassées, des femmes fatales, des caïds intouchables, et surtout cette violence qui explose et ces voix off désabusées et auxquelles Miller octroie un phrasé vraiment poétique. Sans parler de ce dessin cassé et ravagé, tout en noir et blanc, parfois semblant sortis d’un négatif, et ce storytelling vraiment épuré, intelligent et qui en met plein les yeux. Tout bon. Un peu comme Hellboy, c’est le genre de série à relire ensuite dans l’ordre chronologique, pour encore mieux apprécier la narration.


L'Archer Blanc Intégrale

A l’origine paru dans Le Journal de Mickey, les éditions Original Watts propose une superbe intégrale cartonnée de ce super-héros français, qui avait eu droit à 12 épisodes d’une dizaine de pages. Rien à redire, dans le style classique/homme au super-héros et science-fiction (on est ici dans une dystopie ou la Terre telle qu’on la connait a disparu, et où un tyran règne sur ce qu’il en reste), tout y est, du personnage sans peur et sans reproche à l’ennemi juré, en passant par le(s) sidekick(s), le mentor, etc. Ça reste à destination d’un jeune public, mais ça se lit encore très bien, c’est inventif, et puis surtout Jean-Yves Mitton nous en met plein les yeux : rien à redire sur le storytelling, les décors, les personnages, l’encrage, les paysages, du superbe dessin classique de super-héros, vraiment sans un défaut (et quand on voit la vitesse avec laquelle il produit les planches, c’est impressionnant). Ça reste un ouvrage à destination des collectionneurs, mais j’ai pris plaisir à le lire.


Dr Who Classic

Je ne regrette pas d’avoir participé à ce crowfunding ! En plus d’avoir mon nom inscrit sur le bouquin (hu hu), on est loin des comics médiocres récents qui avaient été publiés sur le Dr. Ici les épisodes datent de 79-80, en plein pendant l’essor d’excellents artistes britanniques très orientés science-fiction. C’est Pat Mills (créateur de 2000 AD, rien que ça) et John Wagner qui se chargent du scénario, et l’excellent Dave Gibbons aux dessins, pour des récits de science-fiction (3 histoires principalement dans l’album) vraiment sympathiques, assez originaux, et où le Dr (le 4ème ici) et son côté loufoque se fondent parfaitement. Ce n’est pas non plus la crème de ce qu’on put faire 2000AD ou Métal Hurlant, mais des récits délurés de SF plutôt intéressants." />

_________________
avatar
deadpool_az
Ganache Admin
Ganache Admin

Messages : 3249
Date d'inscription : 09/05/2008
Age : 30

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Qu'avez-vous lus récemment ?

Message  Contenu sponsorisé


Contenu sponsorisé


Revenir en haut Aller en bas

Page 28 sur 28 Précédent  1 ... 15 ... 26, 27, 28

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut

- Sujets similaires

 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum