Qu'avez-vous vus récemment ?

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Message  micazeve le Sam 29 Juin 2013 - 22:21

1000eme post sur ce topic, au passage ^^

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Re: Qu'avez-vous vus récemment ?

Message  deadpool_az le Dim 30 Juin 2013 - 20:15

"C'était vraiment très intéressant"


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Re: Qu'avez-vous vus récemment ?

Message  deadpool_az le Jeu 25 Juil 2013 - 16:21

Bon je me suis fait une journée au NIFFF il y a de ça deux semaines. 4 découvertes, dont deux classiques que j'attendais de voir depuis longtemps :


La Planète des Singes (Franklin J. Schaffner - 1968)

Des astronautes entament une longue traversée dans le futur avant de se rendre compte qu'ils se sont perdus sur une autre planète, gouvernés par des singes utilisant comme esclaves des humains... Un film de science-fiction post-apocalyptique magnifiquement menés, notamment grâce à un scénario très intelligent et mais également franchement pessimiste (dont cette fin magistrale et osée), une violence qui n'est pas cachée, des effets spéciaux admirables, une réalisation sans faille et un casting de grande classe, notamment un Charlton Heston habité. Vraiment du tout bon, qui me donne très envie de voir les autres films de la saga.
6/6


Eega (S.S. Rajamouli - 2012)

Un jeune homme est sur le point de conquérir une femme dont il est amoureux depuis quelques années, lorsqu'il se fait prendre à partie par un riche et véreux prétendant. Celui-ci le tue, mais le malheureux se réincarne en mouche et va mener la vie dure à son adversaire pour récupérer sa presque-fiancée ! Du Bollywood pur jus, que ça soit dans sa durée (2h30) que dans son exaltation des sentiments, sa musique omniprésente et loin d'être fine, son enthousiasme et son dynamisme débordant, et puis surtout ce gros scénario WTF qui lorgne du côté des péloches sud-coréennes et thaïlandaises... Un film assez fou et surtout pas mal inventif, même si l'ensemble tourne vite en rond. A voir entre potes pour passer une bonne soirée.
3,5/6


Epouvante sur New York (Larry Cohen - 1982)

Un gros monstres gigantesque plane sur NY, est une équipe est dépêchée sur l'affaire. Ajoutez à cela un cambrioleur névrosé qui va se faire arrêter mais qui en sait long sur l'affaire sans rien vouloir dire... Premier film de Larry Cohen pour moi, une bonne grosse série B sans prétention, où les ficelles sont énormes mais qui fonctionne grâce à son budget de misère, à quelques scènes bien gore, à son excellent humour assuré par les deux très bons comédiens que sont David Carradine et Michael Moriarty et surtout grâce à son impessionnante scène finale opposant la police au monstre, au sommet de l'Empire State Building. Bon ça reste limité, mais ça me donne envie de m'intéresser à d'autres films de Larry Cohen comme It's Alive, The Stuff ou encore A Return to Salem's lot (bon dès que j'aurai vu la première partie de Tobe Hooper), d'autant plus que le réalisateur était là pour présenter son film et que son intervention était très drôle et pertinente.
3/6


Le Jour où la Terre s'arrêta (Robert Wise - 1951)

C'est drôle de se dire que je ne connais Robert Wise que de Star Trek et de ce film, mais que je n'ai vu aucune de ses comédies musicales. Enfin bref, autant j'ai adoré Star Trek autant j'avoue avoir été assez déçu par ce film, certes très pacifiste alors qu'il est sorti en pleine Guerre Froide mais finalement assez naïf et convenu. L'idée était bonne de faire débarquer des extra-terrestres sur Terre pour demander à ses habitants de se reprendre très vite sous peine de sanction, mais voila j'ai été moyennement emballé malgré le peu de défauts dont souffre le film : les acteurs sont bons, le character design un peu kitsch mais intemporel, la musique de Bernard Herrmann excellente... Mais c'est peut-être ça en fait : j'en attendais mieux.
4,5/6


Moi, moche et méchant 2 (Chris Renaud - 2013)

Bon je n'ai pas vu le premier, du coup on a débarqué dans le film un peu sans savoir qui quoi quand et où... En gros, le méchant du 1er, héros des deux films, est dépêché ici par une agence d'espionnage afin d'enquêter pour stopper un méchant et son plan machiavélique de conquête du monde. Un film d'animation plutôt bien fichu, doté de personnages attachants (pas les Minions, les autres (quoi que les Dark-Minions sont franchement savoureux) et d'une animation de qualité. Manque juste d'un peu de fond et d'un scénario un peu plus ambitieux pour se démarquer des autres.
3,5/6


Monstres Academy (Dan Scanlon - 2013)

Retour avant Monstres & Cie, où nos deux compères sont des rivaux à la prestigieuse école Monstres Academy : l'un est un monstre effrayant mais un flemmard de première, l'autre ne fait peur à personne mais travaille comme un acharné. Les deux opposés vont devoir se réunir avec une équipe de loser afin de gagner un prestigieux trophée qui leur ferait acquérir ZE notoriété. Le film à épreuve, on aura fait plus original mais il n'empêche que l'ensemble marche du tonnerre, notamment grâce aux deux personnages principaux et à leur inimitié/amitié progressive, mais également un lot de seconds rôles tous différents et très savoureux. L'ensemble est, comme souvent chez Pixar, très inventif, drôle et dynamique, et l'animation d'une qualité franchement indécente. Et puis, même si le scénario reste convenu, on a droit a beaucoup de rebondissements et forcément à l'émotion qui va avec. Un poil roublard pour du Pixar donc, mais quand même très bon.
5/6


Nos Funérailles (Abel Ferrara - 1996)

Années 30. Suite à l'exécution d'un gangster, ses deux frères décident de se faire vengeance eux-mêmes. Dommage que Scorsese et Coppola, pour les plus connus, soient passés par la, car il transparait largement que Ferrara veut faire "son" Parrain, mais sans s'en donner les moyens. Quelques scènes très fortes restent en mémoire mais globalement on se dit qu'il y a beaucoup de gâchis vu la qualité et le charisme des acteurs qui se donnent à fond pour l'occasion : Vincent Gallo, Benicio Del Toro mais surtout Christopher Walken et encore plus le regretté Chris Penn. Et puis la courte durée d'1h30 n'arrange pas les choses, surtout que sur cette durée certaines scènes sont trop longues et d'autres trop courtes... Un beau gâchis.
3/6


Star Trek 4 : Retour sur Terre (Leonard Nimoy - 1986)

Un vaisseau extra-terrestre menace d'assécher les planètes si on ne répond pas à sa requête. Seulement il parle dans la langue des baleines, qui ont disparues depuis 2 siècles. La solution évidente ? L'équipage de Star Trek remonte le temps pour se retrouver dans le San Francisco de 1986, afin de capturer deux baleines et de les amener dans le futur en espérant qu'elles disent aux extra-terrestres de partir. Bon sang mais c'est bien sûr ! Après les excellents 1, 2 et 3, on sent ici l'épisode de trop, d'autant qu'il ne se passe même pas dans un vaisseau... Une aventure sans réels méchants, plus vaudeville que science-fiction, au scénario ahurissant de bêtise (dont un message écolo qui a le mérite d'exister mais d'une naïveté assez affolante - bon le créateur de la série Gene Roddenberry était un grand naïf, me direz-vous) et au rythme encore plus lent que les films précédents... Bon, il faut avouer qu'on se délecte de quelques situations truculentes, mais c'est en grande partie dû au casting de l'équipage de l'Enterprise...
1,5/6


Star Wars, épisode III : La Revanche des Sith (George Lucas - 2005)

Encore une fois, George Lucas amène l'ensemble avec un rythme poussif et n'arrivant pas à nous impliquer dans l'histoire. Heureusement qu'avec toute la mythologie créée dans la trilogie originelle il y a de quoi faire parce que je me demande vraiment ce que serait la prélogie si elle se passerait dans un univers que personne ne connaît. Mais bon, l'ensemble se suit, sans vraiment de passion ni d'intérêt, grâce à des effets spéciaux éblouissants (notamment cette scène de combats spatiale d'ouverture, affreusement mal filmée mais aux FX spectaculaires), à la photo, à l'univers, et puis au personnage d'Anakin qui évolue progressivement et logiquement jusqu'à devenir Dark Vador. Là encore, c'est les trois derniers quart d'heure qui sauvent l'ensemble. Bilan de cette prélogie, que je vois pour la première fois dans l'ordre : c'est beau, c'est joliment fait, c'est exactement la prélogie que ça devait être, mais c'est mou, lent, poussif, et certaines scènes sont franchement ratées. A chaque fois les films ne sont sauvées que par leurs dernières parties. Vivement la troisième trilogie, qu'on voit ce que J.J. Abrams a dans le ventre.
5/6

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Re: Qu'avez-vous vus récemment ?

Message  deadpool_az le Jeu 1 Aoû 2013 - 20:55

Bon allez demain je me motive et je fais le point sur les films que j'ai vu depuis le week-end dernier.

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Re: Qu'avez-vous vus récemment ?

Message  deadpool_az le Ven 2 Aoû 2013 - 20:52


Wolverine : Le combat de l'immortel (James Mangold - 2013)

Enfin un vrai réalisateur sur la franchise X-Men, et cela s'en ressent. Mangold laisse un peu de côté tout ce qui est mutant/super-héros pour vraiment ce concentrer sur Wolverine, ou même plutôt Logan, sur ses blessures et sa condition d'immortel, et le tout dans le Japon où il va être le témoin d'un héritage assez compliqué à gérer (puis les amateurs de comics savent le rapport complexe qu'entretient Logan avec le Japon). Un film vraiment bien géré, profond, au rythme assez lent mais loin d'être ennuyeux, à la réalisation plutôt classieuse, et doté de scènes mémorables. Et puis en plus le film se permet de faire le lien entre tous les films X-Men de façon plutôt intelligente (notamment cette séquence pré-générique orgasmique annonçant le deuxième X-Men qui va lorgner du côté de la saga Days of the Future Past). On est pas dans du grand cinéma, mais dans un très bon film sans réels défauts.
5/6


Pacific Rim (Guillermo Del Toro - 2013

Suite à une invasion de monstres géants venant d'une faille dans le Pacifique, la planète décide de riposter avec des jaegers, robots géants pilotés par un tandem de pilote. Rien à redire, dans le genre film de monstres/robots géants, d'action ultime et plaisir régressif, Pacific Rim se pose largement au-dessus des autres. C'est d'une générosité sans pareil pour les scènes d'action, qui sont conséquentes et surtout merveilleusement filmées, au point de nous faire vraiment ressentir le gigantisme des combat. Et puis niveau mise en scène, c'est la grande claque. La galerie de personnage est intéressante même si certains gagneraient à être approfondis, les effets spéciaux sont absolument somptueux, la musique simple mais sacrément prenante, la mythologie derrière les kaijus est très intéressante (dont cette introduction superbe)... Certaines scènes respirent le culte instantanée et son hallucinantes de maîtrise (ce combat de nuit dans un Honk-Kong uniquement éclairés par des néons de couleurs différentes...). Le seul petit regret, c'est justement au niveau de la caractérisation des personnages et de certains passages scénaristiques "obligés"... Mais grand film en tout cas. Et puis à voir absolument au cinéma, et en 3D (qui pour une fois est justifiée et très bien fichue).
5,5/6


Star Wars, épisode IV : Un nouvel espoir (George Lucas - 1977)
1ère fois que je vois le IV après avoir vu la prélogie, et on y gagne beaucoup en valeur ajoutée, surtout quand on s’aperçoit que George Lucas avait quand même tout prévu dès le début... Mis à part ça, j'ai encore du mal à imaginer l'impact que ça a pu avoir à l'époque... Déjà l'univers est ultra-dense tout en étant d'une simplicité évidente, le scénario habile et prenant, le character design encore aussi réussi et novateur aujourd'hui, et puis le style du film et son esthétique a bouleversé tout simplement le cinéma dans son ensemble, et pas uniquement le cinéma de science-fiction. Un film de divertissement intelligent, un space opéra magnifique, un pari osé et plus que réussi.
6/6


L'Homme qui en savait trop (Alfred Hitchcock - 1956)

Une famille en vacance à Marrakech est témoin d’un meurtre, duquel le père de famille va obtenir un renseignement précieux sur une future tentative d’assassinat. Pour ne pas qu’il parle, les malfrats kidnappent le fiston de la famille. Premier Hitchcock pour moi (la vision de Psychose et des Oiseaux date d’il y a un bail), j’ai été légèrement déçu par le manque d’implication que le film m’a procuré… Après, quelques scènes franchement parfaites viennent redorer l’ensemble (la messe, les invités pendant le coup de téléphone, la chanson finale…) grâce à un scénario très habile, et puis la partie technique est à l’avenant (réalisation chargée de sens, photographie), mais j’en attendais peut-être un peu plus… (plus de suspens ?)
5/6 quand même parce que ça reste vraiment de la qualité


Le Roi Lion 2 : L'Honneur de la tribu (Rob LaDuca et Darrell Rooney - 1998

La fille de Simba fricote avec le fils adoptif de Scar (j’ai déjà oublié leurs deux noms, désolé), dont la famille exilée fomente un coup d’état… Bon il va sans dire que les réalisateurs n’arrivent pas DU TOUT à se démarqueur du Roi Lion, tant dans les chansons (un simili Hakuna Matata du pauvre) que dans les musiques ressemblant peu ou prou (mais en moins bien) aux musiques originales. Ca et des scènes / mimiques repris quasiment à l’identique… Et à part ça ? Ben c’est du tout convenu, façon Romeo et Juliette cette fois, assez lourdingue malgré (forcément) le message final sur l’acceptation de l’autre, le pardon toussa… C’est moyennement bien animé, c’est plutôt assez chiant, le scénario pas original du tout (en même temps, comment donner une suite au Roi Lion ?)… Bof bof.
2/6


L’Enfer des Zombies (Lucio Fulci – 1979)

A la recherche d’un scientifique disparu, des personnes s’embarquent sur une île antillaise où de mystérieuses résurrections ont lieu… Un bis italien plutôt bien shooté, qui mérite bien son statut de classique du film de mort-vivants. L’ensemble délivre son lot de scènes racoleuses (forcément, en même temps c’est aussi pour ça qu’on regarde les films d’exploitation) mais se suit bien et pas une scène ne sent le remplissage, avec en prime quelques très bonnes séquences (zombie vs. requin ou encore l’assaut final) et de bons morceaux gore. L’atmosphère sur l’île est bien rendue (ce côté mystère vaudou, et également la moiteur des lieux) et la musique instaure vraiment une ambiance désespérée bien sympa. Bon ça reste plutôt fauché, pas toujours maîtrisé mais dans le genre c’est plutôt une bonne surprise.
4,5/6


Star Wars, épisode V : L'Empire contre-attaque (Irvin Kershner - 1980)

L'épisode le plus sombre de la saga mais aussi peut-être le plus réussi, notamment grâce à une réalisation parfaite en tout point de vue ne laissant aucun temps mort, et surtout grâce à se scénario astucieux, profond et prenant dans cet univers d'une densité et d'une cohérence assez hallucinante. Les personnages évoluent, il y a de l'action (cette bataille du début sur Hoth, magistrale), de l'émotion (la révélation finale (qu'est-ce que ça devait être à l'époque au cinéma)), de l'humour (avec les 2 droïdes et Chewie surtout, mais pas de l'humour potache/lourdingue comme dans la prélogie), enfin bref tout ce qui fait la recette d'un divertissement intelligent se classant largement au-dessus des autres. Puis la musique hein !
6/6


Star Wars, épisode VI : Le Retour du Jedi (Richard Marquand - 1983)

Peut-être l'épisode le plus généreux en action, avec cette introduction sur Tatooine dans le repère de Jabba (quelle idée d'avoir ajouté ces chanteurs ridicules en 1997 ?), et puis la dernière heure avec l'excellent tryptique rebelles sur Endor / flotte spatiale rebelle contre Etoile noire / Luke contre Dark Vador. Forcément, certains passages sont plus réussis que d'autres (le duel Vador/Luke est un immense moment de cinéma) mais globalement là encore on a un excellent divertissement, intelligent et sans réels défauts. Du grand cinéma. Vivement l'épisode VII, j'ai toute confiance en Kathleen Kennedy et J. J. Abrams.
6/6


Fear and Desire (Stanley Kubrick - 1953)

Tout 1er film de Kubrick, qui a même essayé de récupérer toutes les bandes pour qu'il soit définitivement oublié. Manque de bol, quelques bandes ont été conservées et le film est sorti en DVD l'année dernière, dans une édition de qualité en plus ! L'histoire ? A la suite d'un crash d'avion, 4 soldats ont échoués loin derrière les lignes ennemies et vont devoir rentrer par leurs propres moyens. Le film dure tout juste 1 heure et pourtant Kubrick prend bien le temps d'y poser ses préoccupations qu'on trouvera tout au long de sa filmographie comme l'absurdité de la guerre, la folie, la violence graphique... Un film charnière en quelque sorte, même si l'amateurisme de l'ensemble rend quelques passages assez bancals. Reste une œuvre fascinante dotée de quelques très bons moments.
3,5/6

Du coup mon top Kubrick (dur dur) :
1 - 2001, l'Odyssée de l'Espace
2 - Docteur Folamour
3 - Shining
4 - Les Sentiers de la gloire
5 - Barry Lyndon
6 - Lolita
7 - Orange mécanique
8 - Full Metal Jacket
9 - Eyes Wide Shut
10 - Spartacus
11 - Le Baiser du tueur
12 - L'Ultime Razzia
13 - Fear and Desire


8 femmes (François Ozon - 2001)

Années 50, une famille se retrouve pour fêter Noël. Au petit matin, le mari de la maîtresse de maison est retrouvé assassiné. Les communications sont coupées, le portail bloqué. Les 8 femmes de la maison vont enquêter, et les vérités vont progressivement éclater. Une bien belle adaptation d'une pièce de théâtre, drôle et décalée et surtout portée par un panel d'actrices impériales, qu'Ozon rend toutes magnifiques. L'intrigue policière et la façon théâtrale de l'aborder (forcément...) rend l'ensemble logiquement convenu mais la réalisation, les actrices et les dialogues franchement savoureux font que le film se révèle assez jouissif à regarder.
5/6


Black Rain (Ridley Scott - 1989)

Deux flics arrêtent un ponte yakuza à New York, qui arrive à leur échapper lorsqu'ils l'extradaient au Japon. Ils sont du coup obligés de rester là-bas pour remettre la main dessus. Bon du film policier légèrement noir de facture très très classique, voir franchement sommaire puisque l'intrigue ne passionne franchement pas des masses. Ajoutez en plus à cela d'assez gros préjugés sur les Japonais, et l'ensemble est juste sauvé par ses comédiens (et encore, qui en font le minimum), sa réalisation plutôt dynamique et le score très 80s d'Hans Zimmer.
2,5/6


Les Valseuses (Bertrand Blier - 1974)

Deux voyous dont les priorités sont de piquer des sous à des gens, de voler des voitures et de baiser vont vite se retrouver couverts de problèmes... Un road-movie soixante-huitard empli de liberté, où l'apparente improvisation de la réalisation cache en fait un scénario bien étudié et carré : en effet, sans réel fil directeur mais avec un montage dynamique, des acteurs brillants et des très bonnes situations (puis les dialogues sont franchement excellents), parfois drôles et parfois bien plus graves, le film arrive à nous charmer et à nous tenir en éveil. L'ensemble est d'autant plus attachant que le film n'a pas de réelles limites morales, et cultive vraiment une sensation de liberté et de je-m'en-foutisme bien sympathique.
5/6


Le Grand Méchant Loup (Nicolas & Bruno – 2013)

Trois frères, en couple et avec une vie de famille depuis un bon moment, vont céder chacun à leur tour aux joies de l'infidélité... et à ses conséquences. Premier film pour ma part du tandem Nicolas & Bruno (auteurs du Message à caractère informatif, collaborateurs pour le Burger Quizz, entre autre), et je n'ai pas été déçu par ce scénario intelligent et inventif, ces petites idées de réalisation bien sympathique et puis surtout ce panel d'acteur qui s'en donne à cœur joie, autant au niveau des acteurs que des actrices. On passe de l'humour à l'émotion tout au long du film, mais c'est peut-être aussi ça le point négatif : l'ensemble joue parfois trop sur l'émotion forcée, en particulier avec un happy end très oubliable. Mais en tout cas, ça m'a donné très envie de voir leur premier long-métrage, La personne aux deux personnes, qui se passe à la COGIP, en plus !
4/6


Star Trek 5 : L’Ultime Frontière (William Shatner – 1989)

Un nouvel Enterprise est reconstruit, et l’équipage doit intervenir sur une planète où un gourou vulcain fait régner sa loi en apportant la bonne parole. Son but ? Partir à la découverte de Dieu, derrière une immense barrière spatiale. Un film vraiment le cul entre deux chaises : d’un point de vue purement objectif, on nage dans du gros n’importe quoi à base de philosophie new-age, de scénario téléphoné, de monument d’autosatisfaction à la gloire du capitaine Kirk avec en plus des FX affreusement moches. Mais quand on a vu quelques films, qu’on s’est attaché à l’équipage, certains passages sont du caviar : le scénario joue beaucoup de la caractérisation de chaque personnages et des interactions entre eux, ont a des belles révélations sur certains, et puis l’ensemble est suffisamment dynamique pour qu’on ne s’ennuie pas un moment. Et en plus de ça, le score de Jerry Goldsmith est excellent. Bon ça ne reste quand même pas franchement très bon, mais l’ensemble garde un côté très sympathique.
3/6


L'Année du Dragon (Michael Cimino - 1985)

1er film de Michael Cimino après l’immense échec La Port du Paradis (toujours pas vu), où un flic new-yorkais maintes fois décorés va se voir affecter le secteur de Chinatown. Seulement, là où ses prédécesseurs avaient des accords avec les gangsters, celui-ci a bien décidé de ne pas laisser les Triades envahir le coin. Entre le couple du héros qui bât de l’aile, les flics corrompus et une guerre de gangs et de succession, ce film policier ne nous laisse pas de répit et est doté de quelques excellentes scènes (de dialogue entre autre, où des enjeux et surtout des affrontements vont se mettre en place). Malgré une classification tout public l’ensemble ne fait pas de concession et on sent qu’Oliver Stone a participé au scénario, notamment avec le sous-texte sur la guerre du Vietnam. Bon ça n’est pas parfait (le héros parfait et tête brûlée saoule un peu, certaines scènes manquent de réalisme) mais dans le genre c’est hautement recommandable.
5/6


The Human Centipede (First Sequence) (Tom Six - 2009)

Beaucoup de bruit pour rien pour cet énième torture porn qui reprend tous les passages obligés du genre (touristes perdus - récupérés par quelqu'un dans un endroit isolé - expérience/torture/etc. - oh on va presque arriver à s'échapper en fait non - fin) sans aucune surprise. L'idée de départ est originale (un savant fou veut relier trois personnes par un seul et même tube digestif, en faisant un « mille-pattes humain ») et quelques scènes sympathique (et puis l’ensemble n’est quasiment pas gore, tout est en hors-champs) mais bon globalement ça n’est ni aussi malsain ni aussi dégueu que sa réputation, et puis beaucoup d’aspects sentent l’amateurisme (les comédiens, le scénario très convenu, la photo…). Bof.
2,5/6


Ali (Michael Mann - 2001)

Un biopic sur Mohamed Ali, qui va de son 1er titre de champion du monde à son combat au Zaïre contre George Foreman. Bon il va sans dire que le style de Michael Mann ne va pas forcément avec l’esprit d’un biopic, en particulier quand il essaye de faire de chaque scène un morceau d’anthologie. Le contexte socio-politique est bien amené (notamment la question des droits civiques pour les noirs aux USA), le personnage d’Ali suffisamment profond pour être intéressant, mais on reste tout le long du film en dehors de ce qu’il se passe, sans se sentir concerné. La faute en partie à la réalisation de Mann (malgré encore une fois une photo, un montage, un mixage sonore époustouflant) et puis aussi en partie à Will Smith, qui s’il singe très bien Ali lors des scènes de combats semble complètement ailleurs dès qu’on sort du ring. Bref, il faut que Michael Mann reste sur ce qu’il sait faire : du policier contemplatif et musclé.
3,5/6

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Re: Qu'avez-vous vus récemment ?

Message  deadpool_az le Lun 26 Aoû 2013 - 20:02


Star Trek : Générations (David Carson – 1994)

Comme avec la première série Star Trek, il a été décidé lors de la fin des 7 saisons de Star Trek : La nouvelle génération de continuer la saga en films. Mais en plus ici l’idée est encore plus ambitieuse puisqu’on veut créer un pont entre la première équipe et l’équipe de la nouvelle génération, alors que 78 ans les séparent. Mais c’est pas grave, avec un petit nexus temporel on arrive à tout. Bon entre un scénario complexe et lourdingue, des incohérences (les Klingons qui veulent faire du mal... parce que !), des fx franchement pas terribles, une musique sans aucune personnalité et puis surtout un film qui réclame de gros bagages pour être apprécié, seules quelques scènes sauvent la donne, malgré là encore de bonnes idées (la disparition de Kirk) mais franchement mal fichues.
2/6


Australia (Baz Luhrmann – 2008)

Australie, 1939. Une riche anglaise maniérée débarque retrouver son mari, éleveur de bœuf dont la propriété est soumise à rude concurrence avec le principal éleveur de bétail du coin. Elle est guidée dans le désert par un rude paysan et va découvrir que son mari a été victime d’un assassinat. Puis histoire d’amour, conquête de parts de marché, WWII qui éclate, complot, plein de choses pour cette belle odyssée plutôt bien shootée mais assez inégale, entre 1h30 de romance et d’aventure assez terre à terre mais plutôt bien faite, légère, prenante et drôle, puis 1h (quand la guerre éclate) très hollywoodienne et franchement navrante, entre rebondissements improbables et morceaux de bravoure lourdingues. En somme, une petite épopée romantique parfois très sympathique mais quand même trop inégale et longue pour vraiment valoir le coup.
3/6


Les Fils de l’Homme (Alfonso Cuaron – 2006)

En 2020 et des brouettes, les humains ne peuvent plus avoir d’enfants, et ce depuis une bonne quinzaine d’années. Mais une jeune femme enceinte – et noire ! – va quand même apparaître, et un employé de bureau ancien activiste politique va se charger de lui faire quitter le continent anglais afin qu’elle survive. Même si le monde dépeint de façon très réaliste est réellement effrayant, brassant quantité de thématiques (le racisme, le fascisme, la religion, la politique), et que la mise en scène, plan-séquences magistraux à l’appui, se veut au plus près du réel (le design et le monde très « 1984 » m’a pas mal fait penser au jeu Half-Life 2), bizarrement je ne suis pas arrivé du tout à accrocher au film. La faute sans doute à un Clive Owen fade et dont on ne comprend pas les motivations du personnage, à des plan-séquences qui paradoxalement nous éloignent de l’action (un comble) et puis aussi à une succession de coup du hasard beaucoup trop gros pour un film qui se veut réaliste. Mais bon globalement, et en y repensant, certaines scènes sont franchement mémorables. Et puis Michael Caine est excellent dans un rôle à contre-emploi (je ne l’avais pas reconnu !). Bilan positif, mais très mitigé quand même.
4/6


Lone Ranger, naissance d’un héros (Gore Verbinski – 2013)

Bon malgré les critiques négatives et Johnny Depp que je ne supporte plus, je partais quand même avec un a priori – légèrement – positif, dû à un capital sympathie pour Gore Verbinski et puis aussi au fait que j’adore les westerns et que j’ai plutôt bien apprécié le film d’animation Rango de Verbinski. Mais bon, franchement là ça n’est pas possible. Un scénario creux et vide étiré sur 2h30 (en gros, un ranger et un indien font équipe pour arrêter une bande d’entrepreneurs faisant passer leurs rails dans la propriété des indiens, magouilles et malfrats en tête), un Johnny Depp qui joue un Jack Sparrow sobre mais qui semble complètement en dehors du film, des fx franchement pas terribles (c’est pas une production Bruckheimer merde ?), une musique affreuse et qui ne correspond pas du tout au film (Hans Zimmer pourtant...), un western qui ne sent pas le western du tout (et ça n’est pas les clins d’oeils aux Leone et Ford qui y changeront quelque chose), des incohérences et aberrations de scénario (notamment le personnage d’Helena Bonham Carter qui ne sert strictement à rien), un film qui ne sait pas s’il doit jouer le burlesque ou l’iconique... Bon allez, pour sauver les meubles on va dire que le duo fonctionne plutôt bien par moments, en particulier grâce à Armie Hammer, et que quelques scènes d’action sont assez savoureuses, notamment la poursuite sur deux trains lors de la scène finale... Mais c’est bien peu, et qu’est-ce qu’on s’ennuie...
2/6


Kick-Ass 2 (Jeff Wadlow – 2013)

Bon pour ceux qui n’auraient pas vu le 1, le film enchaîne directement sans strictement aucune information préalable... En gros, plein de gens veulent jouer au super-héros, Hit-Girl se voit contrainte de raccrocher, tandis que Kick-Ass intègre une équipe de supers et tout se passe bien... Jusqu’à ce que Red Mist, renommé en Motherfucker, créé une équipe de super-vilains pour bouter le train au héros... Bon l’ensemble est d’une platitude assez aberrante durant sa première heure, et pourtant le scénario est assez sympathique, les dialogues très bons, les acteurs et leurs personnages toujours aussi accrocheur. Mais voila, la faute à une absence totale de propos et à une réalisation et un montage franchement à chier, le rythme ne décolle pas d’un iota jusqu’à la dernière demi-heure, où action et émotion sont de la partie et où certaines scènes sont franchement jouissives, malgré une grande violence un peu trop complaisante... Un suite qui sent beaucoup plus le fric qu’autre chose. Heureusement qu’il y a Hit-Girl.
3/6


Jeune & Jolie (François Ozon – 2013)

Une jeune fille de 17 ans venant d’une famille aisée va se prostituer pour de l’argent... et le film suit toutes les implications que cela engendre (morales, psychologiques, sociales), sans porter de jugement. Mouais autant j’avais découvert Ozon avec des films décalés, astucieux, plein d’ironie, autant là il rentre en plein dans le drame bourgeois d’auteur (comme si on en avait pas assez). Donc même si c’est bien fait, que la photo est belle, même si l’actrice principale est excellente et les autres acteurs pas mal non plus, on tourne en rond et on s’ennuie. C’est parce que c’est Ozon que la critique cinéma a encensé le film ?
2,5/6


Conjuring : Les dossiers Warren (James Wan – 2013)

Après l’excellent film de trouille Insidious, James Wan continue sur la même lancée de la maison hantée, reprenant paresseusement à peu près les mêmes canevas... mais cette fois à partir d’une histoire vrai, un des nombreux cas du célèbre couple de chasseurs de fantômes, les Warren, qui devront exorciser une maison dans laquelle une famille nombreuse vit un véritable calvaire. Et puis on pardonne aisément, tant ce film (comme Insidious, comme Dead Silence) sent vraiment un amour et un respect du genre, que Wan aborde avec un 1er degré certes parfois naïf mais en tout cas toujours passionné. Et puis tout est fait à l’ancienne, sans effets chocs, juste avec une maîtrise du cadrage, des travelings et de l’espace franchement bien vue. En prime, les comédiens sont excellents (Vera « In the Air » Fermiga, Lili « Six Feet Under » Taylor, vraiment habitée, ou encore Patrick « Watchmen » Wilson). Bon dommage que Wan doive s’empêtrer avec un scénario finalement assez vide, même s’il en tire le meilleur, et que la fin déçoive. Mais encore une fois, dans le genre film de trouille, il y a de quoi bien sursauter. Vivement Insidious 2...
4/6


Turbo (David Soren – 2013)

L’histoire d’un escargot qui se rêve d’être rapide, et qui suite à une aventure dans le kit NOS d’une voiture tunné va pouvoir enfin vivre ses rêves, jusqu’à concourir aux fameux 500 miles d’Indianapolis. Bon après un début exactement comme Ratatouille (le héros avec une vie qui ne lui convient pas, plongé dans une famille se satisfaisant de ce qu’ils ont), et après quelques péripéties, notre gastéropode va finalement les faire, ses 500 miles. Du film d’animation assez efficace mais archi-convenue, sans l’once d’une surprise et à l’animation même un peu daté. A peine divertissant.
3/6


Géant (George Stevens – 1956)

La grande histoire, sur une quarantaine d’années, d’une jeune femme qui s’est marié avec un éleveur texan, et de leur famille. Une belle épopée à l’américaine, belle et tragique à la fois, portée par un trio d’acteurs épatants (James Dean, Elizabeth Taylor et l’excellent Rock Hudson que je découvre ici) et une belle photographie de la vie texane, vue sous ses bons comme ses mauvais côtés (le racisme envers les Mexicains). Dans l’ensemble très classique mais franchement bien fichu.
5,5/6


Insaisissables (Louis Leterrier – 2013)

4 magiciens ayant chacun leur spécialité sont réunis par un mystérieux inconnu afin de réaliser des tours de magie très audacieux (genre dévaliser une banque), et en public s’il-vous-plait. Forcément la police va rapidement enquêter là-dessus. Bon dans le genre plaisir immédiat le film se pose là, puisqu’on a l’impression d’assister à un immense grand huit qui ne s’arrêtera qu’une fois le film fini. Et il faut avouer que l’ensemble est très efficace, puisqu’on ne s’ennuie pas durant les 2h du métrage, rebondissements et clifhangers s’enchaînant jusqu’à plus soif. Seulement voila, l’impression d’assister à un clip ou à une gigantesque bande-annonce, musique tonitruante en tête tout du long et montage beaucoup trop dynamique agace assez vite. Et on se rend rapidement compte que tout cela n’est que de l’esbroufe et cache justement un scénario faussement malicieux. Un ensemble mi-figue mi-raisin donc, comme les comédiens (Jesse Eisenberg et Mark Ruffalo sont bons, mais on sent que Morgan Freeman ou Woody Harrelson s’ennuient un peu).
3,5/6


Elysium (Neil Blomkamp – 2013)

Bon après l’excellent District 9, je l’attendais ce nouveau Blomkamp, avec en plus un gros budget. Seulement le réalisateur sud-africain se noie dans le côté blockbuster, puisque malgré un univers intéressant (à cause d’une surpopulation, les riches sont partis vivre dans sur un satellite tandis que les autres survivent comme ils peuvent) le film se résume très vite à une course contre la montre entre Matt Damon et « ceux d’en haut », bourrée d’action et au message plutôt manichéen. Alors certes l’univers avec son côté ferraille à la Mad Max est franchement sympa, mais bon c’était le même dans District 9. Et puis il faut avouer que l’action est impressionnante, tout comme le côté « pris sur le vif » du film qui respire la sensation d’urgence. Et puis Matt Damon est très bon. Mais voila, ça reste quand même une belle déception.
3,5/6


L’Homme qui murmurait à l’oreille des chevaux (Robert Redford – 1998)

Suite à un accident de cheval, une gamine va se faire amputer d’une jambe et son cheval, blessé, va subir un lourd traumatisme. La mère va alors se rendre dans le Montana pour rencontrer un « horse whisperer » afin de soigner le cheval, et par la même occasion la fille... Bon un film pour les amateurs de chevaux ou encore de belles fables naïves à l’américaine, avec histoire d’amour à l’appui... L’ensemble n’est pas spécialement mal fait (quoi que la réalisation télévisuelle et Robert Redford qui semble prendre plaisir à se filmer agacent un peu), mais il ne se passe franchement pas grand-chose durant ces 2h40 de film... Donc un scénario franchement vide, quand en plus on n’accroche pas du tout à l’histoire, c’est assez douloureux. C’est pas mauvais, c’est juste complètement inoffensif. Puis si vous voulez une romance paysanne américaine déchirante, regardez plutôt l’excellent Sur la Route de Madison de Clint Eastwood. Bof bof quoi.

2,5/6

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Message  deadpool_az le Lun 30 Sep 2013 - 19:39


(500) jours ensemble (Marc Webb – 2009)

De la rencontre à la relation amoureuse, de la relation amoureuse à la rupture, le tout avec du point de vue de l’homme et avec une narration fragmentée étalée sur 500 jours. Bon j’avoue que j’en attendais un peu mieux au vu des critiques et avis glanés ça et là, mais autant le couple Joseph Gordon-Levitt / Zooey Deschanel fonctionne très bien (même si j’ai du mal à supporter sa voix à elle), leurs personnages sont creusés et réalistes, autant le reste du film est plutôt convenu et sent vraiment l’artifice pour plaire jeune étudiant/actif cultivé (preuve surtout avec ces références qui semblent calculées aux Smith, à Joy Division, aux Pixies). Quelques bons moments surnagent quand même et on ne s’ennuie pas trop, mais j’en attendais bien mieux.
3/6


Le Dernier Pub avant la fin du monde (Edgar Wright – 2013)

Un marginal réunit ses anciens potes de lycée, qu’il n’avait pas vu depuis une bonne vingtaine d’années, afin de finir ce qu’ils avaient débutés pour fêter la fin des exams : la tournée des 12 pubs de leur petit village. Et tout ne se passe pas comme prévu. Bon le point négatif du film est qu’on sent un peu comme une « obligation » de la part des auteurs de finir leur fameuse « trilogie Cornetto », après Shaun of the Dead et Hot Fuzz. Du coup on commence un peu à avoir l’habitude de cette petite ville sans apparence où en réalité il se trame des choses assez incroyable (après le film d’horreur et le film policier, on parodie ici le film de science-fiction) et certains passages obligés provoquent assez rapidement l’ennui, tout comme la répétitivité du scénario. Mais heureusement, le propos n’est pas le même (il y est question, en très gros, de pouvoir garder son âme d’enfant tout en devenant un adulte (geek ?)), les acteurs ne reprennent pas les mêmes rôles (Nick Frost en adulte responsable est excellent), certaines scènes sont franchement excellentes (quelques bons fous rires en perspective mais également des scènes d’action très bien gérées, ou encore cette conclusion hilarante ou cet épilogue hors norme), avec en plus quantité de niveaux de lecture et un scénario très habile qui devrait rendre un second visionnage très intéressant. Légère déception donc, mais dans le genre on se situe quand même largement au-dessus de la masse.
5/6


Pitch Black (David Twohy – 2000)

Un transport spatial low-cost avec à son bord un dangereux criminel s’échoue sur une planète désertique, où de drôles de créatures semblent avoir élues domicile et massacrés les habitants... Un film d’horreur/science-fiction à petit budget mais assez attachant, entre autre avec son scénario série B mais prenant et assez fouillé (les personnages ne sont pas si clichés que ça), son ambiance lourde et mortifère, et puis le personnage de Riddick, auquel le charisme de Vin Diesel, iconique au possible, apporte une force impressionnante. En plus la photo et la réalisation  sont plutôt bien menés (même si certains filtres agacent parfois), avec en prime certaines images franchement superbes. Bon ça manque peut-être un peu de nervosité (c’est parfois bien lent), mais globalement un Alien-like bien fichu.
4,5/6


Les Chroniques de Riddick (David Twohy – 2004)

Intéressant de voir comme les auteurs de Pitch Black vont bifurquer dans une direction complètement opposée au 1er film de la saga... Ici Riddick, caché puis capturé par des mercenaires, va être témoin de l’attaque de la planète Helion Prime par les terribles Necromongers. Mélange habile de fantasy (avec des armées très moyenâgeuses), de science-fiction et d’aventure garni de moments d’anthologie et de références bibliques (en ce sens la director’s cut prend tout son sens en faisant de Riddick une sorte d’élu, avec un destin écrit), le film est peut-être un peu trop ambitieux pour fonctionner, en particulier avec son univers très riche mais un peu trop dense pour seulement 2h10, donnant trop d’informations en trop peu de temps. On est aussi parfois pas loin du kitsch, mais le numéro d’équilibriste fonctionne quand même tout du long. A part ça, certaines séquences valent franchement le détour et on sent la passion qui anime l’équipe, en particulier lors des excellentes scènes sur la planète Crématoria. Et puis Vin Diesel a toujours autant de prestance (et quel plan final !). Bon vivement Riddick, ça peut être très bon.
4,5/6


Frances Ha (Noah Baumbach – 2013)

Frances vit à New York, en colocation avec sa meilleure amie, et souhaite percer dans la danse. Celle-ci quittant l’appart pour un copain, elle va vite se rendre compte que toutes ses connaissances avancent dans la vie tandis qu’elle ne fait que stagner, vivotant plus qu’autre chose. Bon du film indépendant tout ce qu’il y a de plus convenu, avec en petit plus une très bonne actrice et des personnages attachants (malgré le côté loser parfois agaçant), des dialogues bien pensés et une réalisation avec quelques bonnes idées (notamment ses références aux films muets). Ca alterne avec brio l’humour comme le drame, et ça reste globalement rafraichissant. Anecdotique mais sympathique.
3/6


Riddick (David Twohy – 2013)

Après l’extraordinaire fin des Chroniques de Riddick, cette suite va plutôt rapidement s’orienter vers un canevas à la Pitch Black (planète désertique, créatures menaçantes, mercenaires pourchassant Riddick, alliances forcées), et c’est un peu dommage vu comme la fin du deuxième opus était osée. Mais bon globalement cette série B, budget oblige, est bien mieux fichue que Pitch Black, et la galerie de personnages est assez intéressante tout comme de nombreuses scènes bien intenses, en particulier le dernier acte franchement sublime. En deuxième point négatif, un humour parfois un peu trop présent et franchement too much et out of character. Bon l’ensemble reste très bien géré et largement au-dessus de la masse des blockbusters actuels, mais un peu plus d’audace et d’originalité n’aurait pas été de refus.
4/6


Casino Royale (Martin Campbell – 2006)

Quatre ans après Meurs un autre jour et l’ère Brosnan, la saga James Bond sort de l’ankylose avec Daniel Craig. Bon c’est un peu étrange de voir ce film après l’excellentissime Skyfall, puisqu’on se rend moins compte du changement que cela a été à l’époque. Mais même comme ça il s’agit d’un excellent Bond, qui reprend les canevas de la série tout en proposant quelque chose de plus novateur, plus « moderne ». Et puis Daniel Craig y est excellent. Le scénario est prenant, Eva Green excellente en James Bond Girl, la photo bien fichue, et puis cette musique... Très bon.
5/6


No Pain No Gain (Michael Bay – 2013)

L’histoire vraie d’une bande de bodybuilders bêtes et méchants qui vont capturer et séquestrer un riche entrepreneur afin de lui extorquer tout ce qu’il a... Et comme ils ne sont pas rassasiés, ils vont s’en prendre à d’autres personnes. Pour une fois le style clinquant et clippesque de Michael Bay est parfaitement raccord avec ce thriller humoristique bien mené, caustique et par moment franchement hilarants. On pense presque à du Guy Ritchie dans sa bonne période et même aux frères Coen ! Mark Wahlberg se fait plaisir à incarner ce tas de muscles décérébrés, mais c’est surtout Dwayne « The Rock » Johnson qui s’en donne à cœur joie avec son loubard sensible et féru de religion. Bref, excellente surprise.
5/6


Keep Smiling (Rusudan Chkonia – 2013)

On suit ici le parcours d’une douzaine de mères qui vont se livrer à différentes épreuves pour une émission TV géorgienne afin de gagner le titre de « meilleure mère géorgienne » et gagner un appartement et 25000$. On pense d’abord avoir droit à une comédie caustique, alors qu’en fait le malaise prend rapidement le dessus sur l’humour dans cette satire sociale plutôt bien réalisée, constat assez alarmant sur la Géorgie et les inégalités qui y subsistent. Les acteurs sont plutôt bons malgré quelques personnages assez stéréotypés, et l’équilibre entre humour noir et malaise plutôt bien géré. Bonne surprise.
4,5/6

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Re: Qu'avez-vous vus récemment ?

Message  deadpool_az le Mar 22 Oct 2013 - 19:20

Derniers films vus (dont pas mal au ciné) :


Machete Kills (Robert Rodriguez – 2013)

Machete est dépêché par le gouvernement américain afin de contrecarrer les plans d’un criminel voulant détruire la planète tant que les Etats-Unis continueront leur politique hostile contre les immigrés mexicains... Une série Z complètement assumée, mais qui finalement sert plutôt d’excuse au je-m’en-foutisme de Robert Rodriguez que de véritable hommage au genre... Le scénario est nul, les acteurs souvent au service minimum (notamment Danny Trejo, de toute façon rarement très actif devant une caméra), les fx et la réalisation sans saveur, la photo pareil (une photo vieillie ou abîmée aurait au moins apporté un petit cachet à l’ensemble !)... Seules quelques bonnes idées et quelques personnages intéressants (notamment celui joué par Mel Gibson qui semble se faire plaisir) arrivent à nous intéresser un minimum, mais on s’ennuie franchement tout le long du métrage. Au moins Machete avait un petit quelque chose de plaisant et ne sentait pas (trop) l’opportunisme comme celui-là. Mais bon, le pire dans tout ça, c’est que j’irai quand même voir la suite, « Machete kills again... in space ! ».
0,5/6


Insidious : Chapitre 2 (James Wan – 2013)

La famille victime d’un esprit malicieux dans le premier opus déménage… et ça ne s’arrête pas ! James Wan continue sur sa lancée du film de trouille avec ce dernier film, après Insidious et Conjuring, et le moins que l’on puisse dire est que l’arrêt est judicieux tant on sent l’ensemble se répéter jusqu’à l’essoufflement. Bon il n’a pas son pareil pour installer des ambiances franchement flippantes, et je suis toujours autant admiratif devant cette gestion de l’espace et cette photo sublime, mais à force ça fait un peu rengaine. Et puis le scénario, qui lorgne beaucoup sur le 1er film, est autant osé par moment (notamment avec une sorte de boucle temporel très astucieuse) que franchement roublard d’autres fois (quand il réutilise les mêmes scènes/jump scares que dans le 1). Bilan mitigé donc, et on va attendre tranquillement son Fast & Furious 7 en rattrapant tous les films de la saga...
3,5/6


Blue Jasmine (Woody Allen – 2013)

Jasmine, fille de la haute et mariée à un richissime commercial, va se retrouver ruinée, dépressive et obligée de loger chez sa demi-sœur, très « fille du peuple », après que son mari se soit retrouvé en prison pour fraude... Malgré quelques excellentes scènes, une Cate Blanchett remarquable et des dialogues aux diapasons, l’ensemble me semble bien surestimé par la presse : pas de fil directeur, une histoire qui tourne en rond et des personnages qui n’évoluent pas d’un poil : on quitte le film au même point où on l’avait amorcé. Dommage.
3/6


Metallica : Through the Never (Nimrod Antal – 2013)

Un roadie du groupe Metallica doit effectuer une commission pendant un de leur concert. Mais plein d’événements étranges vont perturber sa course. Bon il aurait mieux valu afficher clairement que le film était un concert du groupe, puisque les éléments fictifs, mêmes s’ils sont assez bien fichus, ne représentent en tout même pas 10 minutes de métrages cumulés. Et autant parfois les transitions étaient bien gérées, avec certaines scènes qui collaient à la musique de Metallica, autant parfois les raccords étaient complètement tirés par les cheveux... Après, au niveau du concert, c’était franchement excellent, tant au niveau de la mise en scène du concert (des vrais bobines teslas qui projettent des éclairs pendant « Ride the Lightning », des croix qui sortent du sol pendant « Master of Puppets »), pleine d’animation, que de la qualité du son. Et puis la setlist propose un excellent best of du groupe, qui démarre de façon assez inattendue (« Creeping Death » et « From Whom the Bell Tolls » et non pas « Hit the Lights »), et qui propose une palette de tous les albums (sauf St Anger, forcément). Ca ne vaut pas un concert live, mais quel pied quand même.
Concert : 5,5/6
Fiction : 0,5/6
Note globale du « film » : 3/6


Rush (Ron Howard – 2013)

Le championnat du monde de F1 de 1976, vu au travers de ses deux principaux protagonistes : Niki Lauda, allemand strict, calculateur et mal-aimé, qui va connaître un grave accident pendant une des courses, et James Hunt, flambeur et beau-parleur (les deux acteurs sont très bon). Un biopic plutôt convenu mais agréable à suivre, d’autant qu’il n’y a pas de héros à proprement parler mais plutôt deux individualités aux traits bien marqués (un peu trop caricaturaux d’ailleurs...), se détestant autant qu’ils s’admirent, et qui vont se confronter pendant toute une saison. Bon l’ensemble n’est pas des plus abouti mais le montage dynamique (à l’inverse des courses, une catastrophe) et le côté biopic font qu’on passe un bon moment et qu’on ne s’ennuie pas, malgré là encore les moments d’émotion et la lourdeur de certains passages, avec en plus une musique franchement ignoble (Hans Zimmer pourtant Oo). Bref, inoffensif mais sympathique.
4/6


Les Oiseaux (Alfred Hitchcock – 1963)

Vu il y a 6-7 ans, et revu il y a peu (Bluray power !). Bon c’est bizarre, il n’y a rien à faire, j’ai toujours autant de mal à accrocher à ce film. Et pourtant, tout est franchement excellent et je n’y vois pas un seul défaut : l’ambiance est merveilleusement bien gérée (notamment au niveau des sons, et de l’instillation progressive du mal-être en raccord avec les événements qui se produisent, de plus en plus violent), la mise en scène est juste parfaite (cette séquence où l’actrice rentre pour la première fois dans la grange, et où on découvre tout avec elle), les acteurs sont bons, certaines séquences vraiment cultes (les oiseaux sur les jeux pour enfants). Mais...je n’arrive pas à accrocher. Bizarre. Et pourtant c’est un vrai chef d’œuvre.
6/6 quand même parce que bon.


Les Aristochats (Wolfgang Reitherman – 1970)

Revu au cinéma, un des premiers films qui correspond au déclin des studios Disney suite au décès de Walt Disney, avant le nouvel âge d’or fin 80 / début 90. Il est vrai que l’ensemble manque un peu d’envergure, et on est surtout attaché à tout cela parce qu’on l’a découvert étant enfant, mais globalement c’était plutôt bien fait, c’est joli (enfin il faut adhérer à ce nouveau style un peu plus « haché » et moins fin que précédemment), plutôt prenant même si ça manque un peu de peps. Et la séquence « Tout le monde veut devenir un cat » est toujours aussi géniale.
4,5/6


Prisoners (Denis Villeneuve – 2013)

Dans une banlieue américaine, deux enfants sont kidnappés et un suspect a été arrêté puis libéré sous surveillance. Pendant que le père veut faire justice lui-même pour retrouver son fils, la police enquête tant bien que mal... On a vendu le film comme un thriller tortueux, glauque et sombre un peu comme un Seven ou un Mystic River... Au niveau du scénario ou des acteurs (Hugh Jackman, Jack Gyllenhaal, Paul Dano tous excellents) on peut éventuellement faire le rapprochement, mais ça manque vraiment d’ambition derrière la caméra. Tout est bien exécuté, mais l’ensemble manque d’un vrai parti pris de réalisation et donc est parfois trop froid. Bon ça se laisse quand même bien suivre, certaines scènes sont marquantes et d’autres très prenantes, mais le film a quand même été survendu alors qu’il est seulement très correct...
3,5/6


La Danza de la Realidad (Alejandro Jodorowsky – 2013)

L’enfance de Jodorowsky dans son Chili natal, entre souvenirs fantasmés et épreuves douloureuses. L’auteur n’a pas son pareil pour nous offrir des images inédites, avec un côté très latin dans l’exubérance et la tristesse, et en prime un fond assez consistant entre la photographie d’une dictature de pacotille qu’on croirait échappée d’un cirque et les relations très particulière que l’auteur entretient avec ses parents. Malheureusement, malgré peu de défauts (les comédiens, la photo, les plans sublimes, et puis cette folie ambiante), l’ensemble souffre d’un manque de rythme, en particulier à la moitié du film quand le père et l’enfant sont séparés. Et ça dure... Mais globalement, une très bonne impression reste en y repensant. Et Jodorowsky est vraiment un auteur à part. Film réalisé à 83 ans, s’il-vous-plait, et pourtant beaucoup plus ambitieux, libre et novateur que bien des films du moment...
4/6


Le Majordome (Lee Daniels – 2013)

Au travers de l’ascension d’un noir né dans une plantation de coton dans les années 20 et qui va devenir majordome de 7 présidents des Etats-Unis, Jeff Daniels livre un document sur la ségrégation ratiale à l’époque et les différents combats qui vont se livrer pour l’égalité des noirs, avec en prime le portrait d’un homme (Forrest Whitaker impressionnant, humble et pourtant débordant de charisme) et de sa famille. Bon soyons honnête, ça reste du gros téléfilm autant au niveau de l’histoire que de la réalisation, et malgré la bonne intention de l’auteur et son habileté à juxtaposer petite histoire dans la grande, l’ensemble se laisse suivre gentiment et avec plus ou moins d’intérêt, surtout qu’au final on apprend rien du tout puisque 80 ans de combats pour les droits civiques sont condensés sur 2h. Bon on va dire qu’on ne s’y ennuie pas, que certains passages valent quand même le coup d’œil et puis que le casting promet de belles prestations (notamment John Cusack excellent en Richard Nixon).
3/6


Au bonheur des ogres (Nicolas Bary – 2013)

Benjamin Malaussène, bouc émissaire professionnel et frère aîné d’une grande famille dont la mère est toujours en ballade, va être soupçonné par la police puisque des bombes ont la fâcheuse tendance d’exploser vers lui, dans le magasin où il travaille... Adapté d’un roman de Daniel Pennac, un film foutraque et joyeusement barré, brassant pas mal de genre et beaucoup inspiré de Jeunet ou encore de Gondry. Seulement, à cause d’un sérieux manque de rythme et d’une absence de placement d’intrigue assez sidérante, le film ne décolle jamais et est même plutôt long, malgré quelques bonnes réparties (toutes présentes dans la bande-annonce) et puis surtout l’incroyable charisme de Bérénice Bejo qui arrive à récupérer toutes les séquences où elle joue. Mais bon, voila quoi.
2/6


L’Extravagant Voyage du jeune et prodigieux T.S. Spivet (Jean-Pierre Jeunet – 2013)

Gamin surdoué paumé dans le Montana (qui m’a pas mal fait penser au personnage Jack B. Quick d’Alan Moore), le jeune T.S. va prendre la direction de Washington afin de recevoir un prix d’une convention scientifique prestigieuse. J’ai l’impression que Jeunet a enfin trouvé le ton juste entre belle épopée (Un long dimanche de fiançailles, La cité des enfants perdus), surréalisme poétique et anecdotes malicieuses (Amélie Poulain). En résulte une très belle aventure à l’américaine (avec ces grands espaces magnifiés), pleine de rebondissements, d’humour et d’émotion, de petits morceaux savoureux à la Jeunet (avec cette tendance à l’absurde parfois très savoureuse) et surtout avec un fond vraiment très intéressant, sur l’enfance entre autre (et l’acteur principal joue comme il faut et parvient à ne pas être exaspérant, ce qui pour son rôle est un exploit) mais aussi sur le deuil, sur le passage à l’âge adulte, sur la famille, et le tout traité avec pudeur et justesse. Et puis la grosse valeur ajoutée (outre les acteurs dont Helena Boham Carter qui change enfin de registre et avec brio, la photo et la réalisation – une constante chez Jeunet), c’est la 3D. Une 3D immersive, intelligente, réfléchie, et qui correspond très bien au style Jeunet qui adore les encarts et digressions sur une même image. Bon bien sûr tout n’est pas excellent, et quelques passages pas forcément nécessaire (dont la séquence avec Dominique Pinon en clochard habitant un train) tout comme on sent un petit essoufflement et un manque de ce côté « merveilleux » dès que le jeune T.S. arrive à Washington, mais globalement j’ai vraiment adoré, Jeunet a placé le curseur pile là où il faut.
5,5/6


9 mois ferme (Albert Dupontel – 2013)

Une avocate psychorigide va tomber enceinte après la seule fête arrosée auquel elle a participé, et va découvrir que le père du futur enfant est un criminel... Une comédie plutôt sympathique, grinçante, où le style expressif et nerveux de Dupontel, plein de personnages à la marge, s’exprime à la perfection. Sandrine Kimberlain est excellente et sait se lâcher comme il faut, et l’ambiance déjanté promet de grands moments. On regrette juste que l’ensemble soit si court et manque d’approfondissement, malgré une fin attendue mais parfaite, pleine d’émotion et de retenue.
4/6

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Re: Qu'avez-vous vus récemment ?

Message  deadpool_az le Ven 1 Nov 2013 - 22:07

Comme pour Avatar il y a 4 ans, allez vite voir Gravity au cinéma ET en 3D. (et mettez-vous bien prêt de l'écran !!)

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Re: Qu'avez-vous vus récemment ?

Message  deadpool_az le Mer 6 Nov 2013 - 0:02


La Vie d'Adèle - Chapitre 1 et 2 (Abdellatif Kechiche - 2013)

Deux morceaux de la vie d’Adèle, d’une part son adolescence au lycée, alors qu’elle se cherche encore, et sa rencontre avec Emma, lesbienne en école d’art avec laquelle elle va vivre une passion tumultueuse. Puis leur installation, Adèle qui travaille et sa compagne toujours dans son trip artistique, et les deux qui s’éloignent mutuellement... Bon il faut avouer que Kechiche a un certain talent pour le montage puisqu’on ne s’ennuie pas pendant les 3h que dure le film. Et puis l’histoire d’Adèle, qui devient femme, découvre sa sexualité, se cherche... est plutôt bien fichue, portée en plus par une actrice habitée. Bref, l’histoire d’amour entre les deux filles est vraiment prenante. Mais le reste, c’est d’un tout autre niveau. Le message du film sur le clivage social qu’on ne peut franchir est assez nauséabond, en particulier quand il est bourré de clichés et de raccourcis, la vision du milieu gay semble au moins aussi peu réaliste, et puis les scènes d’école, avec à chaque fois un texte analysé en cours qui correspond à ce qui va se passer dans la vie d’Adèle... c’est d’un convenu et d’une subtilité... Mais le pire reste les scènes de sexe, qu’on croirait échappées d’un mauvais porno. Au niveau de la réalisation, on n’a droit qu’à des gros plans tout du long et moins d’une dizaine de plans larges. Pour se rapprocher des personnages ? Oui pourquoi pas, par moment ça peut être justifié mais le faire constamment, au contraire, marque un cruel manque de savoir-faire. Je passe rapidement sur l’absence totale de repères temporels histoire de nous balader un peu plus... (Oui, on ne va pas s’embêter avec ça, on est dans un film d’auteur !) Enfin bref, même si le film se suit bien et que quelques moments sont assez prenants, malheureusement on a vraiment affaire à un film bobo parisien bourré de clichés tout en se voulant réaliste. Kechiche pourrait être intéressant s’il sortait vraiment de chez lui et arrêter d’asséner des idées reçues à la pelle. Palme d’or...
3/6


Quantum of Solace (Marc Forster – 2008)

Suite quasiment directe de Casino Royale, où James Bond va faire de deuil de Vesper pendant qu’il lutte contre une imposante organisation criminelle. Bon beaucoup de points négatifs dans ce Bond, en particulier à la réalisation : les scènes d’action sont confuses au possible, le montage de certains passages inutilement compliqués, et puis surtout le scénario est franchement moyen : complexe inutilement, beaucoup de temps mort, des personnages transparents joués par des acteurs en roue libre (le pire étant Mathieu Amalric), et surtout des flottements qui peinent vraiment à nous impliquer dans l’histoire. Quelques scènes sauvent un peu la donne, tout comme cette idée de proposer un Bond dépressif (Daniel Craig impérial) et la magnifique photo, mais c’est décidemment bien peu pour sauver l’ensemble.
2/6


Sur le chemin de l’école (Pascal Plisson – 2013)

Documentaire fictionnel où on assiste au long voyage que font quotidiennement des enfants de 4 coins du monde (Kenya, Inde, Maroc sur l’Atlas, Patagonie) pour se rendre à l’école. Même si l’ensemble est plutôt sans surprise et que le début est très ennuyeux, avec les mêmes passages pour chaque enfant (le repas le soir avec la famille, la préparation, le départ), le film reste assez agréable à suivre (les paysages sont magnifiques) et surtout arrive à proposer un discours didactique sans être moralisateur. Rien de révolutionnaire mais un propos assez important et un film qu’on devrait montrer aux plus jeunes. Dommage juste que le doublage soit une vraie catastrophe, empêchant parfois l’empathie avec les « héros ».
3/6


Malavita (Luc Besson – 2013)

Un ancien gangster voit sa tête mise à prix et bénéficie d’une protection de l’Etat puisqu’il a dénoncé ses collègues… Il va devoir se réfugier en Normandie. Bon si on passé outré les clichés sur le milieu rural français (clichés purs, méchants et finalement même pas démentis à la fin, Besson doit vraiment avoir un problème avec les Français) et une certaine facilité de l’ensemble (scénario, références, réalisation...), cette petite comédie noire est plutôt efficace, en plus portée par un trio d’acteurs qui se fait vraiment plaisir (Robert De Niro – Tommy Lee Jones – Michelle Pfeifer). Plutôt honnête quoi, un petit plaisir coupable sans incidence.
3/6


Snowpiercer, le Transperceneige (Bong Joon-ho – 2013)

Après une utilisation massive de produits chimiques ayant provoqués une glaciation, les derniers survivants de l’humanité survivent dans un train qui roule en continu. Mais les laissés-pour-compte des wagons d’en bas vont finir par se rebeller contre « ceux d’en haut ». La parabole sociale est très forte pour ce thriller d’action adapté d’une BD de science-fiction française et bourré d’idées succulentes et de scènes d’anthologie. Ca se veut de tous les genres, un peu comme ce casting hétéroclite comprenant acteurs américains (Chris « Captain America » Evans), anglais (Tilda Swinton) et coréen (Song Kang-ho, vu dans pas mal de films de tout le gratin coréen : Bong Joon-ho, Park Chan-wook ou encore Kim Jee-woon).  Le réalisateur mélange les styles avec brio et efficacité, et la sincérité de l’ensemble fait qu’on pardonne aisément les quelques petits couacs du scénario, notamment sur la faisabilité d’un tel schmilblick. Très bon.
Un gros 5/6


Gravity (Alfonso Cuaron – 2013)

Pendant que l’équipe d’astronaute de la navette Explorer réparent un télescope, une pluie de débris spatiaux vient les percuter. Seuls deux cosmonautes s’en sortent vivants, et vont faire tout leur possible pour retourner sur Terre. Bon deux points principaux pour cet excellent film : d’abord, la technique. D’un point de vue réalisation, c’est franchement remarquable, à des lieux de ce qu’on a déjà pu faire en terme d’immersion, de structure, de cohérence, de point de vue... Cuaron voltige avec sa caméra et on est comme emporté par la fluidité de l’ensemble. C’est clair, tout est bien pensé, millimétré, et on est vraiment plongé dans l’espace avec les personnages, avec en plus une 3D magnifique. Pareillement, le traitement réservé aux sons est également très impressionnant, qui plus est pour un film se passant dans un environnement où il n’y en a pas, de sons. Les acteurs sont justes au possible (malgré le personnage « cool » de Clooney assez agaçant...). Et puis ensuite, vient le deuxième point, à savoir la profondeur du récit : là encore les critiques n’ont pas tort quand ils parlent de récit universel puisque l’histoire est accessible à tous, et surtout chacun pourra y piocher les éléments qu’il souhaite à une analyse plus approfondie. Et là, c’est du caviar, les thématiques étant d’un nombre et d’une finesse franchement jouissives : sur la communication, sur ce qui nous rassemble, sur le cycle naissance-vie-mort, sur la religion, sur les éléments, etc etc. Bref, rien qu’un chef d’œuvre aussi réussi sur la forme que profond thématiquement.
6/6


Thor : Le Monde des ténèbres (2013)

Il est conseillé vivement de voir le premier avant d’entamer la suite, puisqu’il n’y a pas trop d’explication sur le pourquoi du comment de l’univers, des dieux asgardiens, etc. Bon mis à part ça c’est franchement pas mal, une vraie bonne surprise, qui utilise un personnage secondaire (Malekith, elfe noir) avec intelligence, en profite pour creuser un peu plus l’univers de Thor (avec beaucoup d’explication sur les 9 mondes, plus l’utilisation de la guerrière Sif, très fidèle à l’originale). Bon le début est assez mou mais l’ensemble gagne rapidement en intensité, et puis en plus pour une fois les combats sont bien faits et bien filmés, et l’ensemble fait beaucoup moins toc que pour le premier film. Pas exceptionnel, mais du divertissement de qualité. Ah et puis pour les deux scènes post-génériques, l’une est anecdotique et l’autre très intéressante mais ne plaira qu’aux geeks de connaisseurs.
4,5/6


Aladdin (John Musker et Ron Clements – 1992)

Revu au cinéma (un de plus !), bon à force j’ai vraiment l’impression qu’Aladdin est le film auquel j’accroche le moins du « nouvel âge d’or » de Disney (Le Roi Lion, Hercule, Mulan, La Belle et la Bête...). Bon tout est bien fait (réalisation, intrigue, musique) mais j’ai toujours un peu de mal à rentrer dedans... Peut-être aussi parce que j’ai grandi avec Le Retour de Jafar en K7 et que donc j’ai plus vu et apprécié celui-ci qu’Aladdin.
5/6

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Re: Qu'avez-vous vus récemment ?

Message  deadpool_az le Ven 15 Nov 2013 - 21:11

Dernièrement : quelques films vus au cinéma :


Alabama Monroe (Felix Van Groeningen – 2013)

La rencontre amoureuse de deux passionnés de culture américaine, particulièrement de musique bluegrass, qui vont être confrontés ensuite au cancer de leur petite fille de 7 ans. Bon le film suit la trame classique d’un mélodrame, à savoir la rencontre, l’amour fou, le drame puis les conséquences de celui-ci, et le tout avec une narration déstructurée, nous livrant les informations ça et là au compte-goutte. Donc du très classique dans le registre, mais le réalisateur va faire toute la différence en adoptant le ton juste, en provoquant l’empathie et en allant chercher l’émotion sans pour autant sortir les bombes lacrymo. Et puis le côté individus un peu à la marge, fans de bluegrass, rajoute un vrai plus, surtout que l’ensemble est porté par une excellente BO. La réalisation est intelligente, quelques scènes franchement excellentes, et surtout les acteurs sont épatants. Bref un film prenant, déchirant, une très bonne surprise.
4,5/6


Inside Llewyn Davis (Joel & Ethan Coen – 2013)3

Années 60, l’histoire d’un chanteur folk raté qui erre et va de galères en galères... La suite thématique des films Barton Fink et A Serious Man, où on va suivre un individu auquel il va arriver des situations spéciales et incontournables... Malheureusement, l’ensemble n’est pas aussi intéressant que ces deux films, où en tout cas ne le devient vraiment que dans son dernier tiers, où on quitte un peu le terre à terre et le folk et on se fait happer par cette atmosphère très particulière, crépuscurale et limite fantastique. On a donc une heure plutôt très bien faite (le parcours de cet homme est intéressant, même si ça commence un peu à me gaver les histoires de personnes qui ne font rien pour se sortir de leur situation, et puis le côté folk est très bien géré, avec d’excellentes chansons), et surtout une dernière demi-heure magistrale. Mais entre un True Grit en roulage de mécanique un peu paresseux et cet Inside Llewyn Davis pas forcément original, il va falloir que les frères Coen se renouvellent un peu.
4,5/6


Cartel (Ridley Scott – 2013)

Premier scenario de l’écrivain Corman McCarthy (No Country for Old Men), où un avocat va filouter avec des voyous bling-blings et rentrer dans un coup impliquant des cartels mexicains. Bon une grosse déception, parce qu’autant le scénario pourrait être très intéressant, surtout avec ces excellents acteurs (Brad Pitt plutôt bon, Javier Bardem potable, Cameron Diaz qui se fait plaisir mais surtout Penelope Cruz excellente et Michael Fassbender impérial comme d’habitude) qui jouent des personnages qui s’engouffrent de plus en plus... Mais le gros point faible, c’est la réalisation. Ridley Scott rend tout plus mou, long, fait patiner les enjeux et finalement seules quelques rares scènes arrivent à retenir notre attention. Je savais qu’il n’était pas un auteur, mais en tant que metteur en scène en principe il est très efficace, alors que là il fait carrément couler le film...
2/6

Un bluray :


La Corde (Alfred Hitchcock – 1948)

Deux étudiants bourgeois tuent un de leur collègue, le cache dans leur appartement et invitent sa fiancée, ses parents et leur ancien professeur afin de fêter un événement. Leur but ? Commettre le meurtre parfait. L’adaptation d’une pièce de théâtre qu’Hitchcock transcende avec sa caméra : d’une part en filmant le film comme un unique plan-séquence (avec quelques raccords forcément, à l’époque la durée d’une bobine ne dépassait pas 10 min), ce qui rajoute de la tension, et également avec, en plus de ça, plein d’idées de mise en scène franchement excellentes : la nuit qui tombe, l’absence de musique, les mouvements de caméras discrets mais à chaque fois bien pensés (dont une reconstitution du meurtre magnifique), ou encore les néons qui éclairent la pièce sur la fin et rajoutent encore plus de folie et de paranoïa à l’ensemble. Et en plus, les acteurs sont tous excellents. Du grand, grand, grand art, qui arrive à nous faire oublier qu’on a passé 1h20 dans la même pièce, avec les mêmes acteurs, la même caméra et sans musique.
6/6

...et surtout un week-end passé à Paris en compagnie d’autres passionnés de cinéma lyonnais et parisiens où on a – entre autre – bouffés quelques films, dans d’excellentes conditions (TV HD 150 cm, home-cinéma, lecteur DVD/Bluray à 900€ qui fait un p***** d’upscaling, copies nickels dont du Criterion) et un mot d’ordre : varier les styles, les époques, les pays, et un nanar par jour. Bref un bon week-end :p


The Lords of Salem (Rob Zombie – 2013)

L’histoire d’une animatrice radio possédée par des sorcières revenant suite à leur exécution à Salem il y a plusieurs siècles. Si en termes d’ambiance et d’atmosphère le film est bien fichu et arrive à nous prendre avec lui, en particulier grâce à cette musique si particulière, lancinante et hypnotique, on regrette que les enjeux peinent à nous tenir en haleine et que le scénario soit si maigre, malgré une Sheri Moon Zombie très convaincante et quelques moments bien WTF et/ou bien gore. Donc quelques bons passages marquants, un film très sensitif, mais il manque quelque chose derrière.
4/6

Du coup hop petit top Rob Zombie :
1 – The Devil’s Reject
2 – Halloween 2
3 – La Maison des 1000 Morts
4 – The Lords of Salem
5 – Halloween


Le Lion et le Vent (John Milius – 1975)

Début du XXème siècle, un cheikh marocain (Sean Connery, impérial de charisme) enlève des américains pour protester contre la mainmise colonialiste sur son pays. Un excellent film d’aventure, plein d’humour, d’action/guerre, de sentiments, merveilleusement mis en scène et surtout qui arrive à contourner son statut tout public en nous assénant quelques scènes bien choc hors champs et en nous montrant une vision lucide du monde colonialiste de l’époque tout en épinglant en même temps les travers d’aujourd’hui. Une belle épopée, portée en plus par une très belle musique de Jerry Goldsmith.
6/6


Forgotten Silver (Peter Jackson et Costa Botes – 1995)

Documenteur, à l’époque ayant fait grand bruit à la télé néo-zélandaise car sorti comme un vrai documentaire, présentant le portrait de Colin McKenzie suite à des bandes prétendument retrouvées, qui s’avèrerait être LE vrai pionnier du cinéma : travelling, cinéma en couleur, zoom, jusqu’à une énorme production ambitieuse rappelant le Xanadu de Charles Foster Kane... Un petit film très malicieux, vraiment bien réalisé et doté d’un humour subtil qui fait mouche à chaque fois. Tellement bon d’ailleurs qu’on aimerait que ça aille encore plus loin...
4/6

Du coup top Peter Jackson aussi :
1 – Le Seigneur des anneaux version longue (impossible de les séparer)
2 – Braindead
3 – Fantômes contre Fantômes
4 – Les Feebles
5 – Le Hobbit : Un voyage inattendu
6 – King Kong
7 – Créatures célestes
8 – Lovely Bones
9 – Forgotten Silver
10 – Bad Taste


Pop Redemption (Martin Le Gall – 2013)

Un groupe amateur de black métal dont seul le leader semble convaincu de leur avenir va être appelé en catastrophe par le Hellfest... Une comédie française plutôt sympathique, en tout cas bien au-dessus de la moyenne, et surtout sincère et qui ne prend pas le genre de haut. Quelques bonnes scènes restent en tête même si après on reste quand même dans du très convenu.
3/6


Clash Commando (Godfrey Ho – 1986)

Premier « deux-en-un » que je vois, au scenario assez complexe et embrouillé (en même temps, fallait arriver à les mixer ces deux films) et au haut potentiel nanardesque : entre la vf excellentissime, la réalisation approximative, le manque de moyen de l’ensemble, les acteurs qui cabotinent à merveille, les scènes WTF dont un final de toute beauté, les effets spéciaux, il y a vraiment de quoi se faire plaisir. Du gros plaisir coupable.
0/6
Note nanar : 5/6


Goyokin, l’or du Shogun (Hideo Gosha – 1969)

Dans le Japon du XIXème, un guerrier quitte son clan après avoir vu celui-ci exterminer un village pour piller le shogun sans se faire prendre. De longues années après, un second massacre se profile et il va sortir de son trou pour arrêter ça. Un très bon film japonais qui emprunte beaucoup au western (qui avait lui aussi emprunté au cinéma japonais...) : son personnage mutique et solitaire, ses guerres de clans, ses superbes combats dans des lieux grandioses, un scénario simple mais riche et fouillé... Parfois un poil trop lent (surtout en 1er film de la journée), mais en tout cas du cinéma comme je les aime, puissant et contemplatif à la fois.
5/6


Buffy, tueuse de vampires (Fran Rubel Kuzui – 1992)

Avant la série, le premier film écrit par Joss Whedon et massacré par les producteurs, qui en ont fait un très mauvais film pour teenagers, une sorte de grosse farce où on ne sait pas vraiment s’il s’agit de 3ème degré ou si l’ensemble est vraiment sérieux. Doté de grosses stars (Rutger Hauer, Donald Sutherland ou encore Paul « Pee-Wee » Reubens quand même) qui cabotinent à mort et sont tout bonnement pitoyables, on passe son temps consterné devant un tel amas de ridicule, de WTF, de scénario inconsistant, enfin bref l’ensemble est d’une nullité si ahurissante que tout respire le ratage. Bon, au moins on rigole bien. Mais je regrette de ne pas l’avoir vu en vf, où Pike est renommé Marcel et Buffy la tueuse s’appelle... Bichette la terreur !
0/6
Note nanar : 4/6


Monte là-dessus ! (Fred C. Newmeyer et Sam Taylor – 1923)

Film burlesque où un simple vendeur de vêtements fait croire à sa fiancée qu’il dirige la société. Forcément, quand celle-ci débarque, il va falloir cacher les apparences... Même si ça ne vaut pas les Chaplin et les Keaton, de l’excellent film d’époque drôle et plein de comique de situation et de répétition, avec en plus quelques idées très intéressantes, des trucages et cascades ahurissantes et puis une copie DVD sublime. Dommage juste que l’ascension finale, même si elle reste le symbole du film, soit si longue.
5/6


Glengarry (James Foley – 1992)

Quelques vendeurs d’une importante société immobilière se voient mis en concurrence par un cadre supérieur, dû à une réduction des effectifs. Un pitch simple, mais parfaitement utilisé grâce à des dialogues ciselés et dynamiques, un panel d’excellents acteurs qui s’en donnent à cœur joie (Al Pacino, Jack Lemmon, Alec Baldwin, Ed Harris, Kevin Spacey, excusez du peu) et puis à une réalisation bien pensée et précise, qui utilise le temps et l’espace très intelligemment. Et en plus d’être un thriller captivant, le récit est aussi très noir si on creuse un peu. Très bon.
5,5/6


Enquête sur un citoyen au-dessus de tout soupçon (Elio Petri – 1970)

Le chef de la division politique de la sûreté de l’Etat, en Italie, commet un meurtre et va tout faire pour orienter l’enquête sur lui. Un excellent film qui prend deux directions opposées tout en arrivant à les entremêler avec brio : d’une part le portrait d’un psychopathe, individu imbu de lui-même et mégalomane (excellent Gian Maria Volontè), d’autre part une critique lucide mais surtout très féroce du système politique italien de l’époque. L’ensemble est profond, bardé de dialogues intéressants et d’informations éloquentes, et puis toute la question technique (réalisation, superbe musique d’Ennio Morricone) est au moins aussi bien fichue. La bonne surprise du week-end.
6/6


Walker (Alex Cox – 1987)

Western humoristique qui s’inspire fortement de la vie de William Walker, qui a soumis le Nicaragua à sa tyrannie en étant payé par un millionnaire américain. Du film de genre très particulier, de tous les styles, bercé par une douce folie et aux accents anachroniques voulus pour au final finir en un gros fuck lancé à la politique américaine. Dire qu’Universal a payé pour ça... L’ensemble n’est pas déplaisant, même si on ne sait jamais vraiment sur quel pied danser (drame, histoire, absurde total ? un peu de tout) et Ed Harris est excellent en conquérant halluciné. Sympathique.
4/6

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Re: Qu'avez-vous vus récemment ?

Message  deadpool_az le Lun 16 Déc 2013 - 20:03


Le Cercle des Poètes disparus (Peter Weir – 1989)

Une école catholique très stricte va recevoir un nouveau prof prônant l’ouverture d’esprit. Si le début est plutôt convenu même si très bien fait (on découvre les élèves, puis le prof, chacun a sa petite histoire), l’ensemble gagne progressivement en intensité, en moments de grâce jusqu’à la conclusion toute en retenue et franchement magnifique. Les comédiens sont très bons (même Robin Williams n’en fait pas trop) et le scénario – avec tous ces personnages très intéressants – vraiment bien écrit, avec en plus un beau récit sur l’adolescence. Tout ça me donne encore plus envie de voir les premiers travaux australiens de Peter Weir.
5,5/6

Bon on a enfin programmé un "festival du film gay" avec notre ciné-club, il n'y pas eu énormément de fréquentation mais on est quand même fier d'avoir mis ça en place dans une petite ville d'un peu plus de 10000 habitants... Au total, trois très bons films de 2013 et un film plutôt moyen de 2012 :


Bambi (Sébastien Lifshitz – 2013)

Les 35 premières années de Bambi, peut-être la plus populaire transsexuelle de France, de son enfance en Algérie à son adolescence dans les cabarets parisiens. Le documentaire ne se sert que des extraits d’interviews de cette personne très intéressante, alimentée visuellement par énormément d’images d’archives. Et c’est franchement passionnant, puisque Bambi utilise des mots savamment choisis (on sent que ça a été pas mal préparé) et fait surtout preuve de beaucoup de distanciation et de justesse par rapport à ce qu’elle a vécue, et puis en prime on a droit à un aperçu de la société des années 60. Un documentaire pas très original sur la forme mais vraiment intéressant sur le fond.
4,5/6


Bye Bye Blondie (Virginie Despentes – 2012)

L’idylle de deux femmes, d’abord durant leur adolescence lors de leur rencontre dans un centre de redressement puis leurs parcours en tant que punkettes marginales, puis leurs retrouvailles une trentaine d’année après, alors que l’une est devenue célébrité de la télévision et l’autre continue dans son esprit « no future » punk et rebelle. Bon même si l’histoire d’amour, assez belle, propose quelques beaux moments, l’ensemble reste très convenu voir des fois assez cliché. Et c’est assez dommage parce que beaucoup de thématiques sont soulevées dans ce film (les clivages sociaux, le monde de la télé, l’homosexualité, la France des années 60, l’adolescence). Et puis le personnage joué par Béatrice Dalle est franchement exaspérant (déjà que le jeu d’acteur est pas top), alors que Béatrice Dalle s’en sort plutôt pas mal. Reste la bande son (plein de morceaux des Béru !).
2,5/6


La Parade (Srdan Dragojevic – 2013)

Un gangster serbe doit recruter d’anciens adversaires militaires croates, bosniaques et albanais du Kosovo afin d’assurer la sécurité de la première Gay Pride de Serbie suite à une dette. Un road-movie bourré d’humour, qui grossit le trait exprès afin de mettre en évidence le contexte social du pays. On a donc de vraies gueules, des personnages caricaturaux au possible, et plein de situations franchement marrantes. L’ensemble est dynamique, et propose également une photo sincère et assez alarmante des pays en reconstruction de l’ex-Yougoslavie, en plus d’un message sur la condition des gays dans le pays (d’où une conclusion assez abrupte qui nous rappelle que tout ça, c’est la réalité, même si le film cultive souvent la bonne humeur,). Un film militant, drôle et intelligent.
5/6


L’Inconnu du Lac (Alain Guiraudie – 2013)

Sur une plage naturiste gay d’un lac, un habitué va être témoin d’un meurtre, et en même temps nouer une idylle avec un inconnu pour le moins étrange... On est loin de l’étude de mœurs ici mais plutôt dans un thriller fantastique contenant autant de sexe cru que de passages poétiques. La mise en scène est très intéressante avec ce microcosme, leurs rites, ces quelques personnages qui sont autant d’archétypes, de symboles et puis ces différents lieux symboliques (la plage, le bout de la plage, la forêt derrière, le parking). Et puis l’ambiance est vraiment intéressante, et sait jouer des ruptures de tons (il n’y a qu’à voir la différence entre la quiétude qui sent bon les vacances du début et l’atmosphère nuitée et inquiétante qui s’installe progressivement), avec un côté fantastique/conte macabre latent et bien rendu. Mis à part ça, les acteurs sont bons, les dialogues très bien sentis, pour un film au final franchement intéressant à défaut d’être totalement prenant.
5/6

Et le reste des films vus au ciné :


Omar (Hany Abu-Assad – 2013)

Un trio d’amis d’enfance palestiniens font de la résistance et assassinent un militaire israélien. L’un d’eux, Omar, qui a une romance avec la sœur d’un de ses amis, a été balancé par une taupe et se fait capturer par les autorités israéliennes. On lui propose de jouer à son tour le rôle de taupe... Un thriller plutôt bien troussé, au scénario plutôt simple mais prenant, et surtout loin d’être manichéen. Certaines courses-poursuites sont vraiment bien filmées, et puis l’acteur principal est convaincant. Pas un chef d’œuvre, mais fait avec suffisamment de maîtrise et de sincérité pour être intéressant.
4/6


Ilo Ilo (Anthony Chen – 2013)

Singapour, pendant la crise économique de 1997. Un couple embauche une nourrice pour s’occuper de leur enfant difficile et pour les tâches ménagères. Seulement le père se fait licencier et ne va rien dire à sa femme, pendant que la nourrice commence à nouer des liens avec le fils. Un petit mélodrame sociétal tout en retenue, sobre et très juste, porté par de bons acteurs, une belle réalisation (Caméra d’or à la quinzaine des réalisateurs de Cannes 2013) et une photo sans démagogie de la pyramide social à Singapour. Pudique et bien fait.
4/6


La Reine des Neiges (Chris Buck et Jennifer Lee – 2013)

L’histoire d’une princesse d’un royaume nordique qui va perdre ses parents et devoir se faire couronner, malgré sa malédiction qui lui fait geler involontairement tout ce qui se trouve à ses côtés... Bon une légère déception, parce que même si le tout est plutôt bien fichu, notamment au niveau de la réalisation et du graphisme, il y a un gros coup de mou vers le milieu et on s’ennuie quand même assez souvent. Ca reste du bon film de princesse avec tout ce qui va avec, mais on est loin de l’excellence d’un Raiponce. Et puis le sidekick bonhomme de neige est juste insupportable ><
4/6


Le Hobbit : La Désolation de Smaug (Peter Jackson – 2013)

Suite de l’aventure avec notre hobbit et la troupe de nains menés par Torin, qui vont cette fois faire la rencontre d’elfes, d’humains et du dragon Smaug tandis que Gandalf va déceler un mal mystérieux... Bon malgré l’excellence de l’ensemble, le principal souci de ce film est la décompression... Qui est un souci dans le sens où on n’a que ce deuxième opus à se mettre sous la dent, alors que cette décompression prendra tout son sens à l’aune du troisième et dernier volet de la trilogie, alors que là certaines scènes durent un peu plus que de raisonnable. Difficile donc d’en parler sans avoir la fin de l’histoire dans les mains, mais pour ce qui nous est livré déjà là on est quand même dans du très, très haut niveau : tout frôle ou atteint l’excellence, et le rendu HFR et 3D rend vraiment le voyage incomparable. La scène entre Gandalf et le magicien noir ou encore la scène des tonneaux sont des purs bijoux. Et puis replonger dans la Terre du Milieu est toujours aussi plaisant... Vivement que le troisième sorte pour enfin pouvoir regarder les trois à la suite et juger ses films comme il se doit !
6/6


La Vénus à la Fourrure (Roman Polanski – 2013)

Une comédienne arrive en retard pour les auditions du rôle principal de la pièce « La Vénus à la Fourrure ». Ne reste que le metteur en scène, qui va quand même lui faire passer l’audition puisqu’elle insiste... La pièce va bientôt venir empiéter sur la réalité et un jeu de séduction et de soumission/domination va bientôt se mettre en place... Autant j’ai eu un peu de mal à rentrer dans le film, notamment avec les deux comédiens peu inspirés au début, autant par la suite, et surtout grâce à la mise en scène magistrale de Polanski, on se laisse prendre au jeu et la malice du scénario qui renverse la situation et réenclenche la machine et l’intérêt toutes les 5-10 minutes. Vraiment bien fichu, surtout que Mathieu Amalric (qu’en principe je n’aime pas beaucoup comme acteur) et Emmanuelle Seigner se débrouillent en fin de compte vraiment bien. Et pour un film avec seulement un lieu et deux acteurs, on ne s’ennuie pas un instant. Très bonne surprise.
Un bon 5/6

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Re: Qu'avez-vous vus récemment ?

Message  Gizmo le Mar 17 Déc 2013 - 0:31

alors moi pour le hobbit, autant je l'est trouver très bien, autant il ma pas non plus emballer à fond.
En tout cas pour moi c celui que j'ai le moins préféré des 5 si ont peut dire en ajoutant les seigneurs des anneaux.
après bon tout est relatif car je l'est quand même beaucoup aimé hein.

la communauté: 5.5/6
les deux tours: 6/6
le retours du roi: 6/6
hobbit voyage inattendu : 6/6
désolation de smaug: 5/6

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Re: Qu'avez-vous vus récemment ?

Message  deadpool_az le Mar 17 Déc 2013 - 10:55

C'est vrai que je n'étais pas non plus à fond dedans tout le temps, après ça je me le suis expliqué surtout par le fait que la salle était pleine et qu'on était pas super bien placés (le 1er rang de devant, et tout à droite).

Mais sinon, quand tu regardes, 2h30 et pourtant le temps est passé à une vitesse... C'est très fort quand même. Oo Mais clair que ça n'est pas comparable avec les 3 Seigneur des Anneaux, donc 6/6 pour les Hobbit et 7/ pour les SdA

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Re: Qu'avez-vous vus récemment ?

Message  deadpool_az le Jeu 30 Jan 2014 - 20:26

Voila, derniers films vus au ciné et en blurayrip de 2013, et je ferais un gros bilan/top 2013 demain :


Le Loup de Wall Street (Martin Scorsese – 2013)

L’histoire vraie d’un financier véreux dans les 90s qui a aligné les millions de dollars avant de se faire chopper et de finir en prison. Un concentré de décadence sur 3h, où drogue, alcool et sexe font bons ménages tout du long. Scorsese reprend la structure narrative des Affranchis et de Casino pour nous proposer une véritable comédie sous acide franchement hilarante. Le montage est exemplaire, les comédiens extraordinaires (Di Caprio encore meilleur qu’à l’accoutumé, Matthew McConaughey dans un excellent rôle introductif, Jonah Hill en imbécile de service, Jean Dujardin très bon), et puis l’ensemble est d’une fluidité et d’une évidence magistrale. Seuls deux petits regrets : l’ensemble est peut-être trop vulgaire (mais en même temps sacrément jouissif, il faut le reconnaître), et ça manque de moments dramatiques, ou en tout cas ceux-ci ne sont pas aussi puissants que dans les précédents Scorsese du même genre. Mais bon sang, quel pied. Et il a 71 balais le Martin.
6/6


Salvo (Fabio Grassadonia et Antonio Piazza – 2013)

Après avoir échappé à un règlement de compte, un gangster va tuer le commanditaire chez lui et s’aperçoit qu’il a une sœur atteinte de cécité. Il va alors la séquestrer dans un entrepôt perdu dans la campagne sicilienne pour ne pas avoir à l’exécuter également. Bon un film très noir, sensitif et au plus près des personnages qui va assez vite provoquer l’ennui... En effet, seules les scènes avec les deux personnages et donc leur relation sont assez intéressantes, le reste beaucoup moins, surtout quand le personnage principal est un bourru mutique schématisé à l’extrême. Et malgré le scénario très simple, il y a des incohérences. Heureusement que la très belle mise en scène, pleine de plan-séquences et jouant beaucoup sur le hors-champ, vient améliorer tout cela, tout comme la musique utilisée qui rend vraiment une atmosphère particulière au film. Mais bon, pas grand-chose à retenir de tout cela.
3/6


C’est la fin (Seth Rogen et Evan Goldberg – 2013)

L’acteur James Franco organise une pendaison de crémaillère chez lui, et bon nombre de ses stars amies sont invitées (Seth Rogen, Michael Cerra, Jonah Hill, Emma Watson), quand soudain arrive l’apocalypse... Un film de potes plutôt élaboré et recherché, qui alterne blagues potaches, scènes cultes et quelques visions de fin du monde sympathiques. Même si les acteurs se font plaisir, le film accuse quand même quelques coups de mou, surtout qu’il n’est porté que par quelques acteurs et sur un même lieu. Mais bon, rien que pour la fin magnifique ça vaut le coup, à condition d’aimer le genre bien sûr.
4,5/6


My Movie Project (Divers – 2013)

A l’aide d’un banal fil directeur (un scénariste propose un scenario déjanté à un producteur), My Movie Project ne souhaite qu’une chose : proposer un casting de rêve et tourner au ridicule ces stars avec une avalanche de sketchs de mauvais goût, allant du gore au scato en passant par le cul... Un des films les plus démontés par la critique en 2013, et j’avoue ne pas être entièrement d’accord. Bon autant certains sketchs sont d’une nullité et d’une crétinerie abyssale (celui avec Ana Faris), d’autres justes inutiles (Géral Butler jouant un Leprechaun) ou s’étirant longuement et dans la vulgarité sur un simple petit sujet(Chloé Moretz qui a ses premières règles), mais d’autres sont assez sympathiques, notamment celui avec Naomi Watts privant son fils d’une vie scolaire normale, celui avec Halle Berry et « action et vérité », ou encore le dernier signé James Gunn. Bon ça reste juste vulgaire et outrancier hein, mais en même temps on sait ce qu’on cherche quand on regarde ça.
2/6


Room 237 (Rodney Ascher – 2013)

Divers écrivains/critiques de cinéma/fanboys expliquent leurs interprétations du Shining de Kubrick, allant de la plus terre-à-terre (métaphore du génocide indien) à la plus farfelue (film-témoignage de Kubrick qui nous donne des indices sur le fait qu’il a filmé le 1er alunissage en 1969 pour le compte de l’Etat américain mais qu’il n’a pas le droit d’en parler). L’intérêt du documentaire ? Au-delà de nous montrer la complexité du film en lui-même et tout ce qu’on peut lui trouver, il s’agit surtout de comprendre comment les passionnés élaborent des théories, voir déforment la réalité pour arriver à calquer leurs obsessions/névroses sur un objet. Et au-delà du fond pertinent, la forme du documentaire est également remarquable : les voix off des personnes interviewées sont uniquement mises en image, et avec intelligence, par des morceaux de film, notamment ceux de Shining, forcément. Un documentaire très original, et aussi intéressant sur la forme que sur le fond.
5/6


The Bay (Barry Levinson – 2013)

Film d’horreur sur une épidémie de parasites dans une baie, liée à des polluants. Grâce entre autre à un fond écologiste finalement assez fin et bienvenue, ce film d’épouvante sort un peu du lot. Et puis la mise en scène found-footage, comprenant uniquement des plans filmés et retrouvés (caméra embarquée, vidéo-surveillance, skype), est plutôt pertinente pour le genre très codifié du film de contamination. L’ensemble est très gore mais manque quand même de moments marquants, et la tension créée au début retombe peu à peu. Il faut dire que les comédiens n’aident pas... Bon sinon, c’est marrant que Barry Levinson attende ses 70 ans pour réaliser son premier film d’horreur.
3/6


Stoker (Park Chan-Wook – 2013)

Suite au décès d’un père de famille, son frère jusque-là inconnu refait surface et s’immisce dans la vie de la mère et de sa fille. Un jeu de répulsion mais également d’attirance va naître entre lui et la fille... Bon j’avoue que le film ne me donnait pas énormément envie, surtout quand on voit tous les cinéastes coréens qui se sont foirés en mettant les pieds à Hollywood. Mais là, c’est vraiment du grand art. Le scénario est subtil et nous prend souvent à revers, les acteurs très bons (notamment l’actrice principale qui nous prouve que son jeu affreux dans Alice de Tim Burton ne venait pas forcément d’elle), la réalisation sophistiquée et élégante, la musique de Clint Mansell prenante et convenant parfaitement à l’atmosphère dérangeante du film, et puis la photo superbe. Un excellent film, intelligent, prenant, assez pervers en fait, qui trouve à chaque fois le ton juste et nous prend aux tripes tout du long, notamment avec quelques passages mémorables.
5,5/6


The Lunchbox (Ritesh Batra – 2013)

Ila envoie chaque jour une gamelle pour le déjeuner de son mari, qui travaille à Bombay. Seulement à cause d’une erreur c’est Saajan qui la reçoit désormais, vieil employé bientôt à la retraite. Les deux personnes vont alors nouer une relation par le biais de mots dans ces lunchboxs. Un film sans prétention mais très bien fichu, sobre, prenant et drôle, astucieux et vraiment bien réalisé et intelligent, que ça soit pour la façon de filmer ces petits plats qui excitent les papilles, cette fameuse voisine qu’on ne voit jamais, cette réflexion sur le temps qui passe, ce jeu sur les sons ou encore cette façon de dépeindre toute en subtilité le quotidien, les coutumes mais également la précarité d’une partie des travailleurs de Bombay. Dommage que ça n’aille pas un peu plus loin dans l’émotion, mais bon un film indien pudique et non démonstratif, on ne va pas trop se plaindre non plus.
5/6


L’Ivresse de l’Argent (Lim Sang-Soo – 2013)

Une richissime famille de financiers véreux en Corée du Sud va de problèmes en problèmes, et les vraies personnalités et les non-dits vont progressivement éclater, pendant que l’homme à tout faire observe patiemment. Je n’avais pas vu The Housemaid à l’époque mais ça a l’air un peu du même registre, à savoir faire exploser la famille et briser les conventions. Un thriller dramatique et psychologique plutôt bien fichu, où l’élégance de la mise en scène et la superbe photo rend les scènes où les personnages se révèlent encore plus insidieuses et malsaines (les acteurs sont excellents). Malheureusement, même si j’étais à fond dans le film au début le rythme plutôt lent a fini par commencer à m’agacer. Mais bon, cinéaste à suivre dans tous les cas.
4/6


Mon âme par toi guérie (François Dupeyron – 2013)

Sa mère décédée, un homme solitaire se voit doté de son pouvoir de guérisseur alors qu’il ne le souhaite pas. Un joli film, porté par ce personnage assez marginal joué excellemment par Grégory Gadebois, sorte de brute au cœur d’or auquel va graviter autour tout un microcosme et un univers là encore avec d’excellents acteurs. Et puis la mise en scène est franchement inspirée, avec de beaux plan-séquences et une belle lumière. Dommage que Dupeyron en face parfois un peu trop en appuyant le propos (notamment avec ces insupportables scènes musicales) et perde son intrigue en chemin, laissant pas mal d’intrigues non closes et nous laissant finalement un peu frustré. Mais bon joli petit film quand même, avec un acteur impérial.
4,5/6


Maniac (Franck Khalfoun – 2013)

Vu à la première personne d’un serial-killer obsédé par les scalps de femmes... Produit par Alexandre Aja et Gregory Levasseur, on sent vraiment l’amour du genre à travers ce film qui nous fait littéralement prendre la place du tueur (Elijah Wood est excellent et le travail effectué pour capter cette vue « fps » est vraiment impressionnant, notamment avec la personne qui faisait sa main gauche). Un film aussi bien glauque, gore, dérangeant d’autant plus qu’on est vraiment dans la tête de ce dérangé et qu’on arrive parfois à avoir de la peine pour lui. Je n’ai pas vu l’original de William Lustig (qui m’attend parmi mes DVDs) mais l’équipe productive doit vraiment être fan de ses films des années 80 au vu du NY sale bien rendu et également de la musique, mixe intelligent entre les synthés kitschs des 80s et de l’électro actuel. Bien entendu, l’exercice de style comme le scénario restent limité mais plus j’y repense et plus je me dis qu’il s’agit d’un vrai bon film de genre, intéressant et fait avec sincérité.
5/6


La Jalousie (Philippe Garrel – 2013)

Années 70, un comédien de théâtre quitte sa femme avec qui il a une fille pour une autre compagne. Et puis voila, ah il y a de la jalousie aussi. Bon typiquement le film d’auteur pur qui n’a rien à dire mais le fait quand même. Garrel fait du sous-Truffaut, seules quelques scènes sont prenantes et vaguement intéressantes, rien n’évolue vraiment, la photo est pourrie (un film en noir et blanc filmé avec une caméra numérique... déjà que le noir et blanc ne se justifie pas du tout) et le son dégueulasse (mais c’est normal, c’est un film d’auteuuuuur, on va quand même pas soigner notre prise de son, on n’est pas là pour faire de l’argent mais de l’aaaaaaart !). Vide, néant, zéro.
0/6


Michael Kohlhaas (Arnaud des Pallières – 2013)

Un commerçant va laisser deux de ses chevaux en acompte à un seigneur pour rentrer sur ses terres, et va les retrouver en très mauvais état. Il va alors réclamer justice et ira jusqu’à faire la guerre au seigneur afin de retrouver son honneur. Un film très beau mais aussi très lent, peut-être même trop lent. Heureusement que la qualité de la photo, les merveilleux décors naturels et puis surtout le charisme impressionnant de Mads Mikkelsen (sa prestation est excellente) font qu’on ne s’ennuie pas mais un peu plus de rythme n’aurait peut-être pas nuit à l’œuvre. Quelques grands moments quand même, notamment la fin, magnifique et puissante.
4/6


Nos Héros sont morts ce soir (David Perrault – 2013)

France, début des années 60. Tous les soirs sur le ring, Simon alias « Le Spectre » affronte son ami d’enfance Vic¬tor, dit « L’Equarrisseur de Belleville ». Ne supportant plus d’avoir le rôle de l’éternel méchant, ce dernier propose alors à son partenaire d’échanger leurs masques. Mais beaucoup d’argent est en jeu... Un premier film plutôt réussi de la part de David Perrault, qui oscille entre l’hommage plutôt réussi aux vieux polars français, avec ces gueules burinées, film sur le catch,  film de genre avec tout ce que ça implique de méchants kitschs et d’identités secrètes et également film onirique avec beaucoup de séquences de rêves. Un peu de tout donc, qui manque peut-être un peu de cohésion et de subtilité (le réalisateur martèle parfois un peu trop ses idées), mais qui dénote largement avec ce qui se fait dans le cinéma français, et puis de belle facture (la photo, certains plans, la musique). Un auteur à suivre.
4,5/6


Pieta (Kim Ki-Duk – 2013)

En pleine crise économique, un prêteur sur gage n’hésite pas à mutiler ses clients qui ne remboursent pas leurs crédits à taux exorbitants. Il reçoit un jour la visite de sa mère qu’il n’avait jamais connu. La relation va se faire dans la douleur, jusqu’à ce qu’elle disparaisse... Bon j’avoue avoir trouvé le film un peu vain, surtout parce que je ne croyais pas à ce personnage odieux et à la relation avec la mère au début. Mais peu à peu, on commence vraiment à s’attacher aux personnages et la relation entre les deux se révèle vraiment profonde, jusqu’au twist final d’une perversité assez ahurissante. L’ambiance et le visuel sont aussi intéressant, on baigne vraiment dans une sorte de misère mécanique, sombre et labyrinthique. Un film intéressant, mais qui croit peut-être avoir plus de chose à dire qu’en réalité...
3,5/6


Tel père, tel fils (Hirokazu Kore-Eda – 2013)

Une famille dont le père, architecte, est obnubilé par la réussite et fait tout pour que son fils de 6 ans soit le meilleur, va recevoir une nouvelle de l’hôpital où celui-ci est né : son vrai fils a été échangé à la naissance. Les deux familles vont alors se rencontrer... Kore-Eda part d’un canevas classique mais prenant pour aboutir à un film très juste et pudique, quasi documentaire. Les situations comme les personnages sont très réaliste, et le film touche juste là où il faut, creusant sa thématique avec une profondeur d’apparence simple. Bon par contre aller voir un film lent comme ça (même si rien n’est inutile, chaque scène est justifiée) juste en sortant du boulot et sans avoir mangé, je ne referais pas. J’ai eu du mal à apprécier du coup.
4,5/6


Attila Marcel (Sylvain Chomet – 2013)

Paul, un homme d’une trentaine d’année est élevé par ses deux tantes suite au décès de ses parents à ses 2 ans, scène choquante qui l’a rendu muet et partiellement amnésique. Celles-ci donnent des cours de danse, accompagnées par Paul au piano. 1er passage au film « live » pour Sylvain Chomet (« Les Triplettes de Belleville »), et ça se ressent vraiment dans sa réalisation vraiment différente de ses compatriotes, parfois presque cartoon, en tout cas souvent inspirée. Le côté comédie décalée/burlesque est assez sympathique aussi, avec ce petit monde bien particulier dans lequel on est plongé, un peu à la Jeunet ou à la Gondry, mais en bien moins barré quand même. Dommage que le film tourne quand même en rond avec cette recherche de l’enfance qui met du temps à avancer, malgré de bonnes idées et un acteur principal (Guillaume Gouix) exceptionnel.
4/6

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Re: Qu'avez-vous vus récemment ?

Message  deadpool_az le Mer 26 Fév 2014 - 20:00


12 Years a Slave (Steve McQueen III – 2014)

L’histoire vraie, au milieu du XIXème siècle, d’un noir libre vivant à New York qui va se retrouver capturé et envoyé comme esclave en Nouvelle-Orléans, où l’esclavage est encore légal. Après deux premiers très bons films assez hermétiques (Hunger et Shame), Steve McQueen nous pond un film beaucoup plus grand public et accessible. Et pourtant, toujours aussi magistralement réalisé. Porté par d’excellents acteurs (dont Benedict Cumberbatch et Michael Fassbender, deux de mes acteurs préférés du moment), un récit réaliste, très dur et également très touchant.
5,5/6


A Touch of Sin (Jia Zhangke – 2013)

4 drames différents se déroulant dans 4 provinces de la Chine d’aujourd’hui, et mettant en évidence certains travers du pays le plus peuplé du monde (individualisme, extrême pauvreté, industrialisation à outrance) par le biais d’individus sans espoirs de sortir de leur misère. Dommage que les 4 récits soient déconnectés et se suivent les uns les autres sans aucun lien puisque le film, à part ça, est étonnant de réalisme et nous prend vraiment aux tripes tout en faisant réfléchir sur la société actuelle. Une analyse sociologique plutôt intelligente faite d’intrigues et de drames.
4,5/6


La Grande Aventure Lego (Phil Lord et Chris Miller – 2014)

Un personnage Lego on ne peut plus commun va devenir l’élu pour libérer les différents mondes Lego de la mainmise cachée d’un tyran. Bon même si le film n’est pas exempt de défauts notamment au vu des « passages obligés », lot de tous les films grands publics, la générosité et l’intelligence de l’œuvre emporte tout sur son passage. C’est inventif, frais, bourré d’idée, ça carbure à 100 à l’heure, l’humour est excellent, on a droit à d’énormes clins d’œil ou moments WTF, c’est drôle et plein d’action, les personnages sont énormes (notamment le mage, ou encore Batman), c’est super bien fait (le nombre impressionnant de détails oblige le visionnement sur grand écran), rythmé, et EN PLUS ça propose plusieurs sous-textes intelligents et bien emmenés (sur le pouvoir de l’imaginaire, sur la relation élève-mentor/père-fils, sur l’importance de chacun...). Quel pied !
6/6


La Belle et la Bête (Christophe Gans – 2014)

Bon bah, La Belle et la Bête quoi. Dommage que Christophe Gans est un peu oublié le scénario au profit des belles images parce qu’on s’ennuie finalement beaucoup dans ce film, et surtout la relation entre la Belle et la Bête n’est qu’esquissée, si bien qu’on arrive pas du tout à accrocher à leur puissante idylle. Et c’est franchement dommage, parce que le vœu de Gans de ressusciter un cinéma de genre français tel qu’il était dans les années 60 est plein de bonnes intentions, dommage qu’il oublie l’élément clé qu’est le scénario et se contente de régurgiter ses principales influences (mangas, cinéma italien de genre) sans fil directeur. Parce que le reste est à l’avenant : la photo, la musique, la prod design, même les acteurs sont plutôt bons (oui, même Léa Seydoux !), et quelques scènes sont magnifiques d’onirisme. Attachant néanmoins malgré son imperfection, mais reste un beau gâchis tout de même.
3,5/6


Le Géant égoïste (Clio Barnard – 2013)

Bon je suis flemmard alors je vous c/c le texte de présentation que j’avais fait pour nos flyers du ciné-club. Je n’avais pas encore vu le film quand j’avais rédigé ce petit texte mais finalement je suis entièrement d’accord avec ce qu’il y est écrit:
« Arbor et Swifty, deux jeunes adolescents habitant un quartier populaire de Bradford, dans le Nord de l’Angleterre, vont être renvoyés de l’école. Ils feront par la suite la rencontre de Kitten, un ferrailleur des environs, qui organise également des courses de chevaux clandestines à ses heures perdues. Chacun va tenter de se disputer les faveurs de ce Géant Egoïste : Swifty en dressant les chevaux à la perfection et Kitten en ramenant de plus en plus de métaux. Une épreuve à leur amitié jusqu’à présent indéfectible...
Digne héritier de Ken Loach, le réalisateur Clio Barnard – dont c’est le premier long-métrage de fiction à ce jour – nous offre là un film fort, rugueux mais pourtant bourré d’émotion, sur l’Angleterre profonde et la génération perdue qui en résulte. Les deux jeunes interprètes sont bouleversants et nous emportent avec eux dans cette fable cruelle saupoudrée de réalisme social, marque de fabrique du cinéma anglais. Mais ce parti-pris réaliste n’empêche pas le film d’être également très réussi sur la forme : inspiré d’un conte d’Oscar Wilde, la mise en scène virtuose et contemplative de Barnard est d’une grande beauté et fait jaillir l’émotion tout le long de ce morceau de vie déchirant.
Un grand film qui a, en toute logique, obtenu maintes récompenses dernièrement : Grand prix de la semaine de la critique à Cannes en 2013, meilleur film aux festivals de Dinard, des Hamptons, de Flandre-Grand et de Saint-Jean-de-Luz en 2013 ou encore meilleur film britannique au London Film Critics Circle Awards de 2014. Autant de raisons de ne pas passer à côté. »
Voila, j’insiste surtout sur le côté réaliste (même si parfois un peu trop « forcé » couplé avec une belle réalisation et une belle photo, ça change.
5/6

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Re: Qu'avez-vous vus récemment ?

Message  deadpool_az le Lun 7 Avr 2014 - 19:16

Assez peu de films vus récemment (méchant nouveau PC, méchant !) :

5 documentaires qui viennent de notre festival du film documentaire du ciné-club :


Twenty Feet from Stardom (Morgan Neville – 2013)

Documentaire suivant une petite dizaine de choristes et qui va nous montrer à quel point ces travailleurs de l’ombre se sont avérés tout bonnement indispensable dans la musique… Un documentaire plein d’énergie, de bonne humeur, lumineux et qui donne envie juste après d’aller écouter tous ces tubes qu’on aura entendu pendant 1h30. Intéressant et plutôt bien fichu sur la forme, je ne sais pas s’il mérite son oscar 2014 du meilleur documentaire mais en tout cas on passe un très bon moment tout en apprenant des choses.
4,5/6


Au bord du Monde (Claus Drexel – 2014)

Dans Paris, Claud Drexel va laisser parler des sans-abris et nous faire écouter avec lui leurs pensées, leurs difficultés, leurs façons d’aborder la vie... Un documentaire poignant, plein d’humanisme et qui nous fait voir les choses sous un angle complètement différent. Et en plus, la réalisation très soignée (photographie, plans magnifique sur Paris de nuit) apporte un plus et confère au film un aspect assez irréel et hors du temps. Dommage qu’une bonne vingtaine de minutes soient de trop.
4/6


Les Jours heureux (Gilles Perret – 2013)

Documentaire sur la résistance pendant la Seconde Guerre Mondiale qui s’est cristallisée autour du Général De Gaulle et de Jean Moulin, puis de la création du Conseil national de la Résistance et des acquis sociaux qu’ils ont apportés lors de la libération (Sécurité sociale, congés payés, nationalisation, retraites, etc.), jusqu’à la déformation de leurs idées par les politiques d’aujourd’hui ou tout simplement leur abandon de l’esprit du CNC sous couvert d’excuses diverses (la faute à l’Europe, etc.). Un documentaire extrêmement complet et complexe, mais surtout très intéressant pour tout ce qu’il nous apprend sur le passé, le présent et l’avenir, avec de nombreuses personnalités éminentes interviewées (je ne pense pas aux politiques d’aujourd’hui mais plutôt à Stéphane Hessel, Raymon Aubrac et d’autres résistants). Dommage que le documentaire par contre soit aussi plat sur la forme.
4,5/6


Enfants valises (Xavier de Lauzanne – 2013)

Documentaire suivant une classe d’insertion pour des jeunes d’origine étrangères, catapultés en France à chaque fois pour des raisons d’urgence (décès, travail, regroupement...) et obligés de s’adapter à leur nouvelle vie souvent non souhaitée. Un documentaire naturaliste tout ce qu’il y a de plus classique, mais qui arrive à nous immerger dans les joies et peines de ces enfants, sans démagogie ou pathos. Par contre, au niveau de la technique, entre le montage et la photo et le son qui piquent, c’est très mauvais.
2,5/6


Dancing in Jaffa (Hilla Medalia – 2014)

Un danseur professionnel à la retraite né à Jaffa et ayant fait carrière aux Etats-Unis revient dans cette ville anciennement palestinienne dans un but : apprendre à danser à des jeunes palestiniens et israéliens ensemble. Un joli documentaire, plein d’espoir et joliment mis en scène, et qui nous en dit beaucoup sur le contexte actuel extrêmement difficile dans le pays. Bon par contre, ça ne décolle jamais vraiment...
3,5/6

Quelques films vus au ciné :


Les garçons et Guillaume, à table ! (Guillaume Gallienne – 2013)

Adaptation de la pièce de théâtre de Guillaume Gallienne, où il raconte son enfance dans la haute bourgeoisie et son souci d’identité sexuelle, avec une mère voulant absolument qu’il soit une fille. Même si le côté pièce de théâtre m’a un peu agacé (et le pire c’est que le film a eu du coup 2 césars pas forcément mérités : meilleur premier film (alors qu’il a eu le césar du meilleur film) et meilleur adaptation (alors que le réalisateur reprend sa propre pièce de théâtre)), le film est plutôt plaisant, drôle et émouvant à la fois, avec une jolie mise en scène et surtout une vraie profondeur dans le portrait de Guillaume Gallienne et de sa mère, qu’il interprète franchement à la perfection. Voila, pas un grand film et loin d’être inoubliable, mais en tout cas un très bon moment à passer.
4/6

The Grand Budapest Hotel (Wes Anderson – 2014)

L’histoire d’un hôtel réputé dans une république fictive de l’est, et notamment la course à un tableau célèbre et de grande valeur par le concierge de l’hôtel (Ralph Fiennes, excellent) et un jeune groom (Tony Revolori, révélation du film). Bon comme d’habitude Wes Anderson fait du Wes Anderson, et si cette fois on y perd un peu en émotion malgré les thématiques habituelles (la solitude, la famille), c’est au niveau du loufoque et de la forme qu’on va y gagner. Chaque plan est un tableau (couleurs, symétrie), et le format 4/3 rajoute encore plus à cette perfection visuelle. Et puis, rien que pour la palette impressionnante d’acteurs (Edward Norton, Bill Murray, Harvey Keytel, Jude Law, Willem Dafoe, Adrien Brody, Tilda Swinton, Jeff Goldblum) cette comédie dramatique sophistiquée vaut largement le coup.
4,5/6


Only lovers left alive (Jim Jarmusch – 2014)

Deux vampires amoureux habitant respectivement Détroit et Tanger et passionnés de musique underground se retrouvent et vont ensemble partager leur spleen dans leur appartement cosy… Deux vampires qui s’ennuient, on se doute qu’on n’allait pas forcément passer 2h pleines de joie, de folie, de fureur ! Malgré un humour bien dosé et quelques excellentes scènes (dont le plan final), Jarmusch peine à retenir notre attention et se la joue moralisateur intello (son dégoût de la banalité transpire dans le scénario), malgré la bonne volonté et le talent du tandem Tilda Swinton – Mike Huddleston (Loki dans Avengers). Reste une relecture du mythe de vampire de plus, plutôt originale.
3,5/6

Et deux DVD :


L’arme fatale (Richard Donner – 1987)

Film policier et buddy movie par excellence, où un jeune fou rescapé du Vietnam doit faire équipe avec un policier vétéran et largement assagi. Si l’intrigue est d’un grand classicisme, le film vaut surtout pour le tandem particulièrement complémentaire et chaleureux, et pour la maîtrise de Donner derrière la caméra, notamment lors de certaines scènes d’actions monumentales.
5/6


Un tramway nommé Désir (Elia Kazan – 1951)

Adaptation d’une pièce de théâtre de Tennessee Williams où une ancienne bourgeoise démunie doit se résoudre à habiter chez sa modeste sœur, habitant un vieux quartier de La Nouvelle-Orléans avec son mari, un ouvrier polonais. Et les manières de l’une vont faire le malheur des autres... Brossant le portrait déchirant et ultra-réaliste d’une femme dépressive et complètement enfermée dans ses délires et sa mythomanie (Vivian Leigh épatante), le film vaut aussi le coup d’œil pour la forte tension sexuelle enfouie qui en émane, notamment par le jeu animal de Marlon Brando. Les dialogues sont excellents, il y a quantité de scènes cultes et la réalisation aérienne d’Elia Kazan rajoute à l’intensité des scènes. Vraiment du grand cinéma.
6/6

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Re: Qu'avez-vous vus récemment ?

Message  deadpool_az le Lun 19 Mai 2014 - 19:25


Aimer, boire et chanter (Alain Resnais – 2014)

Un acteur condamné à cause d’une maladie va en profiter pour séduire trois femmes faisant partie de ses couples d’amis. Une pièce de théâtre / vaudeville que Resnais adapte en jouant l’épure : pas de décors – où alors dessiné – et seulement quelques lieux où l’intrigue va se concentrer. Ce type d’expérimentation n’est pas nouveau, alors je n’y ai pas vu grand intérêt, surtout qu’on s’ennuie pendant un bon moment. Heureusement que les comédiens sont franchement excellents, notamment le tandem formé par Hippolyte Girardot et Michal Vuillermoz, et que le film s’améliore continuellement, autant sur l’humour, les dialogues que l’intrigue. Mais bon, du coup ça passe de « mauvais » au début à « pas trop mal sur la fin ». Peut mieux faire.
2/6


Captain America : Le Soldat de l’hiver (Anthony et Joe Russo – 2014)

LA bonne surprise super-héroïque du moment : si le 1er Captain America était un hommage à l’âge d’or des comics, avec un côté serial/aventure très plaisant, celui-ci se place directement en référence à la période Englehart ou Steranko des années 60-70, pleine d’espionnage, d’infiltration et d’agents double. En effet, on y apprend que le tout puissant SHIELD est pourri jusqu’à l’os. Et le scénario à base de conspiration et de surveillance en tout genre est prenant, intelligent (le propos sur l’interventionnisme est pertinent et effrayant à la fois) et distillé comme il se doit. Le personnage de Captain America, cher aux valeurs de liberté, est parfaitement caractérisé, et les scènes d’action qui parsèment l’œuvre sont pour la plupart franchement excellentes (l’attaque contre Nick Fury ou la scène de l’ascenseur sont mémorables). Après Iron Man 3 et Thor 2, Avengers phase 2 semble très bien parti !
Un gros 5/6


Les Guerriers de la nuit (Walter Hill – 1979)

Les gangs se partagent les quartiers de la ville dans le New York des années 70. Celui des Warriors va être recherché par tous les autres gangs de la ville suite au meurtre du leader des gangs auquel on leur a attribué l’assassinat. Ils vont donc tenter de rentrer chez eux, tout en esquivant et se confrontant parfois avec les gangs à leurs trousses. Un thriller/film d’action urbain plutôt bien réalisé, immersif, dynamique et doté d’une bande-son synthétique horrifique prenante. Du film d’exploitation de qualité, même si ça ne va jamais au-delà de son sujet très terre-à-terre (ah et puis les comédiens sont plutôt charismatiques).
4,5/6


Noé (Darren Aronofsky – 2014)

Forcément, une adaptation aussi casse-gueule ne peut contenir que son lot de qualité mais aussi de défauts… Pour ce qui est d’une grande épopée vue à hauteur d’homme, le pari est réussi, Aronosfky arrivant sans mal à nous faire partager les doutes d’un Russell Crowe dont le personnage est loin d’être aseptisé et comporte son lot de failles. Le reste du casting se débrouille également, dont Jennifer Connelly et Emma Watson (seul Anthony Hopkins cabotine à mort, mais on commence à avoir l’habitude). Sur le fond, le réalisateur arrive à parler de religion, notamment du mythe de la création, sans jamais basculer dans le didactisme ou asséner des vérités. Les effets spéciaux sont superbes, notamment une excellente scène de bataille laissant bien apparaître la déception du réal lorsque le budget de The Fountain avait été revu à la baisse. La musique de Clint Mansell tient bien la route, et rappelle encore une fois The Fountain, tout comme certains effets de réalisation audacieux d’Aronofsky. Mais après ça… C’est long. C’est chiant. C’est pompeux et verbeux, et ça se la pète beaucoup. Je crois que je m’attendais quand même à pire.
3/6


Her (Spike Jonze – 2014)

En 2025, un écrivain (Joaquin Phoenix, excellentissime) rédigeant des lettres pour des particuliers va acheter un système d’exploitation auquel il donne une voix féminine (Scarlett Johansson, parfaite), afin de combler un manque dans sa vie. Il va rapidement se lier d’affection pour elle, jusqu’à nouer une relation entièrement virtuelle, juste par voix interposées. Des thématiques pertinentes et extrêmement bien traitées (sur l’intelligence artificielle, sur la perte de cohésion sociale liée au développement des nouvelles technologies), une photo et une prod design magnifique, un musique envoutante (Arcade Fire), quelques scènes cultes… Bon le côté bobo/hipster peut parfois agacer mais au niveau des thématiques, des acteurs comme de la réalisation, impossible de ne pas adhérer.
5,5/6


X-Men Origins : Wolverine (Gavin Hood – 2009)

Pour préparer X-Men : Days of Future Past, petit rattrapage des films basés sur l’univers mutant Marvel : revu X-Men 3 et X-Men : Le Commencement, que je n’avais pas vus depuis leur sortie ciné (par contre je connais X-Men 1 et 2 par cœur), et j’en ai profité aussi pour enfin découvrir ce premier Wolverine… Je ne sais pas par où commencer tant les défauts sont nombreux et surtout montent crescendo jusqu’au final : réalisation et effets spéciaux digne d’un téléfilm bas de gamme, acteurs peu inspirés (Hugh Jackman semble être le seul à y croire), rythme mou, faux raccords, adaptation complétement à côté de la plaque (j’ai rien contre le fait d’adapter et donc de faire des changements par rapport à l’œuvre originale, mais là c’est quoi ce Deadpool ?? Autant créer un nouveau personnage – et ça n’est qu’une des innombrables trahisons aux comics), scènes d’action chiantes (dont la fin assez nanardesque avec plein de rebondissements incohérents et qui sortent de nulle part)… On va arrêter là.
1/6


La Personne aux deux personnes (Nicolas & Bruno – 2008)

Jean-Christian Ranu, comptable à la COGIP, va heurter en voiture et tuer Gilles Gabriel, ancienne gloire du disco. L’esprit de Gilles Gabriel va se retrouver dans la tête de Ranu, et les deux vont devoir cohabiter tant bien que mal. Une comédie loufoque et décalée très bien pensée et mise en scène par Nicolas & Bruno (Le Message à Caractère informatif), qui nous change de toutes ses comédies populaires françaises. Même si on a du mal à accrocher au début, la complicité entre Chabat et Auteuil rend l’ensemble de plus en plus attachant, jusqu’aux 15 dernières minutes détonantes et excellentes d’absurdité. Mais heureusement que le film ne dure qu’1h20, parce que on sent que ça commençait à tirer sur la corde.
4,5/6


Harry Potter à l’école des sorciers (Chris Columbus – 2001)

N’ayant vu que les 1, 4 et 5 au cinéma ainsi qu’une partie du 2 en DVD, hop petit rattrapage de la saga Harry Potter. On commence originalement avec le premier, que je n’avais donc pas revu depuis… 13 ans ! Oo Un 1er opus largement introductif, et on comprend pourquoi tant l’univers magique et merveilleux d’Harry Potter est dense et attrayant, et les personnages nombreux. Le côté tout public voir destiné aux enfants rend l’ensemble gentillet et parfois un peu fade, mais on se plait quand même à découvrir ce monde par les yeux de Harry, surtout qu’il y a toujours quelques détails un peu malicieux qui font tout le sel de l’univers (le chapeau qui parle, la gare…). Par contre dommage qu’on nous ponde une intrigue/enquête chiante à mourir à 30 minutes de la fin, et que la réalisation soit convenue au possible.
4,5/6


Harry Potter et la Chambre des secrets (Chris Columbus – 2002)

On est déjà un peu plus installé dans ce monde de magie et de sorciers, mais cette fois l’intrigue dure quasiment tout le long du métrage (2h20 quand même ><). C’est donc encore une fois au niveau du rythme, du côté enquête pour enfants/jeunes et surtout de la réalisation d’une platitude aberrante que les défauts vont principalement se situer. Le reste est plutôt pas mal : la photo, les effets spéciaux, l’excellente musique de John Williams, les acteurs, et puis encore cet univers vraiment intéressant auquel on aurait envie de plonger s’il n’était pas ruiné par une intrigue principale peu passionnante.
4/6

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Message  deadpool_az le Dim 13 Juil 2014 - 12:06


Tom à la Ferme (Xavier Dolan – 2014)

Suite au décès de son compagnon, Tom découvre son village natal, et rencontre sa mère chez qui il va dormir et rester quelques jours après l’enterrement. Celle-ci ne sait pas, mais le grand frère est au courant de leur ancienne relation et une confrontation à la fois physique et psychologique va se jouer entre les deux, une sorte de rapport ou on ne sait plus vraiment qui domine qui. Un film très intéressant, film de genre en apparence, et qui va un peu donner dans tous les styles, mais toujours avec efficacité et pertinence : horreur, thriller, survival, comédie très très noire. Quelques scènes bien dures, et des personnages creusés pour une œuvre vraiment atypique. Dolan reste assurément un cinéaste à suivre.
5/6


Maps to the Stars (David Cronenberg – 2014)

Le monde d’Hollywood et de la célébrité selon Cronenberg, adaptation d’un roman où on y croise une actrice désavouée et traumatisée par sa mère ayant eu au moins autant de succès, une paumée voulant connaître des stars, un chauffeur de taxi souhaitant débuter dans le milieu ou encore une star ado complétement désabusée. Et tout ce petit monde va se croiser et s’entremêler. Je ne sais pas ce qui arrive à Cronenberg mais même avec un scénario qui lui correspond tout à fait (sur les apparences, la psychologie, la perversion, la chair même), il peine à nous intéresser. La faute à un montage plat et mou qui annihile toute tension dès le début. Et c’est dommage, puisque les acteurs se la donnent (dont Julianne Moore qui n’a pas volé son prix à Cannes), et qu’on sent encore la maîtrise de Cronenberg derrière la caméra, notamment avec quelques scènes marquantes. Mais globalement, la sauce ne prend pas du tout.
3/6


X-Men : Days of Future Past (Bryan Singer – 2014)

Il est un peu taré le Bryan Singer, à vouloir reprendre la franchise X-Men avec la saga Days of Future Past, où la jeune équipe doit empêcher Mystique d’assassiner un homme d’affaire afin d’empêcher l’extermination des mutants dans le futur. Une histoire se passant sous deux réalités donc, et avec des équipes également différentes. L’occasion de faire se recouper brillamment le casting de la première trilogie avec celle du relaunch. Le pari est à moitié réussi, puisque l’alternance présent/futur dystopique se fait finalement peu, et que le deuxième tiers du film est assez mou et long, en particulier avec des dialogues n’en finissant pas et qui n’apportent finalement pas grand-chose. Le film se concentre aussi beaucoup trop sur Wolverine et sur un Xavier assez agaçant et qui peine à évoluer. Mais bon, hormis ça on a droit à un très bon comic-book movie, une adaptation qui se permet de faire confiance à l’intelligence du spectateur et propose quelques scènes mémorables, dont des combats vraiment réussis (notamment l’utilisation géniallissime de la téléporteuse Blink), et puis une méga guest-star : Vif-Argent. Singer arrive à faire de ce personnage uniquement doté d’une super-vitesse un des grands moments du film. Et puis le casting est à l’avenant, même si on sent McAvoy ou Fassbender un peu moins inspiré que pour le 1er film, et les réal, musique, photo, fx, toujours aussi bons.
4,5/6


Zombi 3 (Lucio Fulci, Claudio Fragasso & Bruno Mattei – 1988)

Très compliqué de chroniquer ce Zombi 3, qui avait été initialement réalisé par un des maîtres italien de l’horreur, Lucio Fulci, assez fatigué, avant d’être repris par le maître ès nanars Bruno Mattei, secondé par le tâcheron Claudio Fragasso. On a donc droit à des scènes de purement nanardesques comme a des scènes assez belles, éthérées et horrifiques à la fois, comme seul Fulci sait les faire. Mais bon, globalement on est plus dans du nanar qu’autre chose, notamment avec ces zombies/infectés qui ne sont jamais vraiment pareil : ils marchent lentement (souvent), mais certains courent, sautent, et il y en a même un qui parle très intelligiblement ! Sans compter la tête volante et les oiseaux zombies… Les incohérences sont légions aussi, et le jeu des acteurs comme le doublage hilarants ! Mais bon, ça dure quand même 1h30…
Note : 0/6
Note nanar : 2,5/6

Bon sinon avec le ciné-club on a fait un festival du 1er film, avec 4 1ers films… Ce sera la première et dernière fois pour deux raisons : d’une part ça n’attire pas les foules (forcément, le réalisateur comme les acteurs ne sont pas connus), et ensuite la qualité n’est finalement pas souvent au rendez-vous :


Le Chemin (Luciano Moura – 2014)

Film brésilien où un médecin qui divorce va partir à la recherche de son fils de 15 ans qui va fuguer, et se redécouvrir au travers de cette odyssée. Un road-movie solaire, plutôt bien réalisé et assez poignant, mais finalement pas assez original pour se démarquer du tout-venant.
3,5/6


L’Etrange petit chat (Ramon Zürcher – 2014)

« Simon et Karin rendent visite à leurs parents et à leur petite sœur Clara dans leur appartement berlinois. Ces retrouvailles apparemment ordinaires font basculer les personnages dans un monde étrange où se déploie une exaltante chorégraphie du quotidien. » Intriguant au début, cet exercice de style tourne vite en rond puisque là où on attendait une montée en puissance des tensions pour un final à la Festen, il n’en est rien : le film finit comme il avait commencé, pour ce qui ne ressemble au final qu’à un film d’études, rien de plus.
2,5/6


Tonnerre (Guillaume Brac – 2014)

« Un rocker trop sentimental, une jeune femme indécise, un vieux père fantasque. Dans la petite ville de Tonnerre, les joies de l’amour ne durent qu’un temps. Une disparition aussi soudaine qu’inexpliquée et voici que la passion cède place à l’obsession. » De bons acteurs pour un film français dans le mauvais sens du terme : c’est beau et parfois assez juste mais c’est trop bobo et « étude sociale » pour emporter l’adhésion.
3/6


Leçons d’harmonie (Emir Baigazin – 2014)

« Aslan, 13 ans, vit avec sa grand-mère dans un village au Kazakhstan. Il fréquente un collège où la corruption et la violence tranchent avec son obsession du perfectionnisme. Le jeune Bolat, chef du gang des mauvais garçons, humilie Aslan devant ses camarades de classe et extorque de l’argent à tous les adolescents. Aslan prépare une vengeance féroce et implacable. » Un film en deux parties, d’une part celle de la vie du héros, à l’école comme chez lui : c’est réaliste, prenant, très bien réalisé, l’acteur est excellent, et surtout ça en dit long sur la société kazakh d’aujourd’hui. Et puis après, le jeune se fait arrêter, et le but de nous montrer que la corruption s’instille autant à l’école que dans les hautes sphères de l’autorité tourne vite en rond et le soufflé retombe mollement tandis qu’on s’ennuie ferme. Dommage.
3,5/6

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Message  deadpool_az le Ven 10 Oct 2014 - 19:24


Le Chat Noir (Lucio Fulci – 1981)

Un des films les moins appréciés de Fulci, où un chat démoniaque fait régner la terreur dans un petit village d’Angleterre… Forcément ça n’est que le pitch et il y aura pas mal de révélations mais en gros c’est ça. Je n’en attendais rien mais j’ai plutôt bien apprécié, autant la réalisation de Fulci (avec ces gros plans sur les regards, où l’élégante et inquiétante façon dont est filmé le chat) que les acteurs qui sont plutôt bons, ou encore la musique. Bon ça reste du film de genre codifié et sans grande surprise, mais ça se laisse bien regarder.


La Planète des Singes : l’Affrontement (Matt Reeves – 2014)

Après l’excellentissime préquel au film (excellentissime) de 1968, je l’attendais cette suite. Pour le coup c’est le réalisateur de Cloverfield (pas vu) qui s’en charge, et globalement malgré quelques réserves le pari est réussi. On assiste pas vraiment à un affrontement direct comme le titre pourrait le laisser le croire, mais plutôt à tout ce qui a fait que les singes et les humains ne se feront plus du tout confiance. Un film bien rythmé, alternant sans peine moments intimistes et scènes chocs, avec en plus de gros morceaux d’action et quelques exercices de styles bien couillus et appréciables (l’intro magnifique sans paroles, la scène en immersion sur le tank, le plan-séquence pendant l’assaut dans un bâtiment). Et puis l’animation est franchement magnifique, les effets spéciaux sont réellement très impressionnants. En reproches : de grosses ficelles scénaristiques, et des personnages humains caractérisés plutôt sommairement. Pas un film exceptionnel, mais de l’excellent blockbuster qui réserve son lot de moments forts.
5/6


Transformers : L’Âge de l’Extinction (Michael Bay – 2014)

Point trop n’en faut, M. Bay… Même si ce 4ème volet de la saga des Autobots démarrait plutôt bien (bon ça mettait un peu de temps à se lancer et tout était très sommaire mais ça fonctionnait), la longueur du film (2h40) finit par avoir raison du spectateur… On était 3 à le voir, et on a tous commencé à s’ennuyer environ à la moitié du film, lors de la scène à l’intérieur du vaisseau Decepticon. Et même si le reste propose son lot de scènes d’actions plutôt énormes, et à chaque fois bien lisibles, impossible de se remettre dans le film (même si on a droit à Optimus Prime sur un Dino-bot et une épée à la main !). Donc oui Michael Bay est un passionné, ça se voit, il aime faire joujou avec des explosions et plein de robots, et il le fait plutôt bien, mais là la franchise commence à sérieusement ronronner…
3,5/6


Les Gardiens de la Galaxie (James Gunn – 2014)

Marvel Studios prend le risque de sortir un film sur une équipe de super-héros inconnue du grand public, et qui plus est un film galactique / space opera, et le pari est largement réussi. On sent que James Gunn (Horribilis, Super) a eu les coudées libres et le résultat est proprement jubilatoire. Un film humoristique d’aventure /science-fiction, plein de rebondissements, avec en plus une équipe composé de personnalités toutes très différentes et toutes bien utilisées. Et le tout est bien joué, bien réalisé, la musique comme les fx sont déments. Dommage jusque que l’intrigue principale soit si légère et conventionnelle, et que ça passe si vite. Mais vivement la suite !
Un gros 5/6


Wayne’s World (Penelope Spheeris – 1992)

Comédie culte, vu plus de 20 ans après… Et pourtant ça n’a pas trop vieilli ! On suit deux geeks férus de rock réalisant une émission TV pirate, qui vont se faire débaucher par une grosse compagnie flairant l’argent facile. Un peu de tout dans ce film, de l’humour gras au gros portnawak, en passant par des caméos savoureux et des dialogues hilarants. Du débile en barre qui passe tout seul. Et la vf est signée Chabat et Farrugia !
5/6


Xenia (Panos H. Koutras – 2014)

Deux frères partent à la recherche de leur père grec, après le décès de leur mère albanaise. Un road movie plutôt classique mais suffisamment bien fichu pour qu’on adhère tout du long, avec deux excellents acteurs complémentaires et un côté léger qui contraste avec l’environnement auquel les personnages sont confrontés et que le réalisateur dénonce : le quotidien difficile des Albanais en Grèce, la montée de l’extrême droite, la pauvreté qui s’accroit… Ça reste néanmoins plutôt convenu mais les 2h passent très bien, avec quelques belles idées.
3,5/6


Sin City : j’ai tué pour elle (Robert Rodriguez – 2014)

9 ans après, la suite de Sin City avec de nouvelles histoires et pas mal de personnages qui reviennent pour l’occasion. Les critiques ont été assez sévères je trouve, puisque même si Rodriguez ne retrouve pas le niveau du 1er, il est loin du je-m’en-foutisme du pitoyable dernier Machete. La photo comme la direction artistique est belle, la 3D rend bien, et surtout ce mélange de film noir et de comic-book est toujours aussi savoureux, avec d’excellents dialogues. Dommage que le scénario ne prenne pas toujours, tourne assez souvent à vide et que quelques acteurs soient un peu à côté de la plaque (notamment l’excellente Eva Green.
4/6


Palerme (Emma Dante – 2014)

A Palerme, deux voitures menées par deux femmes se font face dans une minuscule ruelle. S’ensuit un duel de l’immobilité faisant resurgir bien des démons… Un exercice de style assez sympathique dans l’idée et dans ce qu’il dit de la société et des mœurs italiennes, passant de l’humour à la gravité avec brio, et avec ce côté latin omniprésent. Mais à part ça, on tourne vite en rond et la fin traîne vraiment en longueur.
3/6


Mission Impossible (Brian De Palma – 1996)

J’ai dû voir Mission Impossible il y a une grosse dizaine d’années, et c’est tout. J’y voyais un blockbuster commercial, rien de plus. Et pourtant, cet apparent film de commande est du Brian De Palma pur jus, reprenant toutes ses thématiques : l’espionnage, la filature, le travestissement, la manipulation de l’image, les écrans multiples, les références à Hitchcock… Il en résulte un récit d’espionnage plutôt habile (même si les ficelles sont très grosses), avec deux excellentes scènes d’action (le cambriolage à la CIA et la poursuite hélicoptère/train) et surtout réalisé par un De Palma vraiment virtuose dans la mise en scène. Vivement les suites, que je n’ai encore jamais vues.
5/6" />

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Message  deadpool_az le Ven 21 Nov 2014 - 23:26


La Belle et le Clochard (Clyde Geronimi, Wilfred Jackson et Hamilton Luske – 1955)

Encore un Disney revu sur grand écran (décidemment !), là encore du grand art, bon forcément les valeurs d’époque, notamment les rapports hommes/femmes, font un peu tiquer, mais globalement ce Disney sonne vraiment juste dans son histoire, sa narration, ses dialogues, et il est en plus superbement réalisé. Rien à redire, je n’en avais qu’un vague souvenir mais c’est vraiment un grand film.
6/6


Mommy (Xavier Dolan – 2014)

Les rapports difficiles entre un jeune ado viré de son école, sa mère sans emploi qui doit s’occuper de lui et une voisine jeune maman qui se voit revivre en partageant leur quotidien. Bon ce qui frappe en premier lieu c’est la justesse des sentiments, chaque personnage est bien travaillé, crédible et très développé, les interactions entre eux sont logiques, le réalisme de ces personnages et de leurs rapports est vraiment sidérant, et puis il faut dire que les comédiens méritent chacun un prix d’interprétation tant ils emmènent de l’intensité et de la justesse à leur jeu. Mis à part ça cet ascenseur émotionnel de 2h30 est remarquablement écrit, on passe des rires aux larmes constamment (quelques scènes chocs), la bande-son est superbe tout comme la photo et la réalisation avec quelques expérimentations savoureuses (dont le 3ème mur brisé)… Vraiment un excellent film, cinquième de ce réalisateur de… 25 ans Oo
6/6


L’Institutrice (Nadav Lapid – 2014)

En Israël, une institutrice détecte les dons de poète d’un de ses élèves et va tout faire pour qu’il le développe, à l’encontre d’une société qui se fiche éperdument de l’art. Pour une fois, les critiques de presse spécialisée et généraliste étaient toutes d’accord sur la qualité du film, et bien je me demande ce qu’ils ont regardé. C’est lent, mou, et malgré ça on sent qu’il manque des parties durant les 2 heures du métrage. Quelques belles scènes néanmoins, mais il faudrait parfois que les pseudo-réalisateurs estampillés « auteurs » réfléchissent un peu avant de tourner. Sans compter la fin digne d’un mauvais film policier et complètement à côté de la plaque.
2,5/6


Gone Girl (David Fincher – 2014)

Une femme, célèbre suite à des livres racontant son enfance, disparaît. Tout accuse son mari, et une vague médiatique s’abat sur lui durant toute l’enquête. Un magnifique thriller qui brasse quantité de thèmes avec brio : les médias, l’apparence et l’identité, les faux-semblants, le couple, le tout dans une mise en scène maîtrisée à la perfection, confère une ambiance ouatée et clinique à ce thriller implacable, plein de scènes fortes et aux rebondissements retors et nombreux. Les acteurs sont excellents, Ben Affleck n’a jamais aussi bien utilisé (un rôle mutique, forcément), la musique (entre autre de Trent Reznor) est glaçante, bref strictement rien à redire à ce film excellent de bout en bout.
6/6


Mission impossible 2 (John Woo – 2000)

John Woo à la réalisation, j’avais hâte… Mais hormis les scènes d’action, pas mal au demeurant, le reste est vraiment d’une débilité sans nom : le scénario (les dialogues, les personnages creux comme c’est pas possible, quelques scènes nanardesques, les rebondissements attendus), les acteurs (l’actrice principale est à le charisme d’une endive), la musique mal utilisée, le montage « hype »… Enfin tout quoi, on dirait vraiment une vaste farce, notamment quand John Woo commence à se parodier lui-même (« ajoutons des pigeons qui volent au ralenti dans cette scène de gunfight ! ») Ah. Ah. Ah. Eh oui, quand un réalisateur commence à être conscient de son propre style il se met souvent à faire de la merde parce qu’il essaye de réaliser un film qui lui ressemble… On en a un bon exemple ici.
1,5/6


Harry Potter et le Prisonnier d’Azkaban (Alfonso Cuaron – 2004)

Il n’y a rien à faire, j’ai vraiment du mal avec les Harry Potter… Oui c’est assez drôle, l’univers est intéressant, les personnages évoluent, la musique comme les effets spéciaux sont bons, ici Alfonso Cuaron est à la réal et ça se voit (un peu)… Mais… Le côté enquête m’agace au plus haut point (surtout avec les résolutions, passages obligés), le coup du voyage dans le temps n’a rien d’astucieux pour peu qu’on ait vu les Retour vers le Futur, et puis ça se traîne touuuut du long. Rien à faire, malgré les qualités, je n’arrive pas à accrocher.
4/6


Tuer un homme (Alejandro Fernandez Almendras – 2014)

Chili. Un bûcheron, père de famille, voit sa famille se faire harceler par une bande de voyous. La police ne réagissant pas et sa fille se faisant violemment agresser, il va décider de faire justice lui-même. Mais il va vite se rendre compte que tuer un homme, ça n’est pas si évident. Et qu’une fois la tâche achevée, il faut se débarrasser du corps… Un drame intimiste et contemplatif, tout en retenue et en réalisme. Et donc, forcément, long. Si encore la forme aurait été soignée, ça aurait pu faire un bon film, mais là ni le fond ni la forme n’est original, et on se retrouve avec un film juste moyen. Pour le coup je ne comprends pas le Grand Prix du festival de Sundance.
3/6


Interstellar (Christopher Nolan – 2014)

Dans un futur proche et dystopique où la sécheresse condamne progressivement la Terre, une équipe va être envoyée à la découverte d’autres planètes potentiellement habitables grâce à un trou de verre, tandis que les restes de la NASA travaillent sur Terre à une méthode pour envoyer toute la population là-bas. Un excellent film de science-fiction à la fois humain/intimiste et grandiose. C’est compliqué de résumer en quelques lignes tout ce qui fait l’excellence de ce métrage : des propos réussis sur l’environnement, un voyage spatial immersif et réaliste, des réflexions philosophiques et métaphysiques, un propos sur l’être humain à la fois pessimiste (la tendance à l’autodestruction, l’égoïsme) et optimiste/naïf (la foi en l’amour), et puis forcément de superbes scènes d’action, d’émotion, aux effets spéciaux réalistes et discrets (on reste dans un blockbuster grand public quand même hein). Les acteurs sont tous très bons (mention particulière à Matthew McConnaughey, encore une fois), et Hans Zimmer se renouvelle très bien sur la BO. Bon il y a quand même quelques défauts, notamment au niveau des dialogues ou de scènes un peu trop longues ou parfois peu nécessaires, mais globalement, dans son ensemble, cet Interstellar est une vraie réussite.
6/6


Harry Potter et la Coupe de feu (Mike Newell – 2005)

4ème opus de la saga où notre cher Harry va participer, contre sa volonté, à un championnat des écoles de sorciers assez dangereux, et où on rencontrera pour la 1ère fois Voldemort. On sent que les éléments commencent enfin à se mettre en place et à raisonner de façon plus claire dans nos esprits, et ça rend plutôt bien. Le film en lui-même est plutôt bien shooté par un Mike Newell habitué des blockbusters, et même s’il est sans surprise et sans aucun parti-pris, toujours est-il que le film se laisse plutôt bien regarder, et que les 2h20 du métrage passent non sans intérêt (malgré une des introductions les plus catastrophiques qu’il m’est été donné de voir). Et puis encore une fois, l’univers, la musique, les effets spéciaux sont un vrai plus pour la saga. Pas exceptionnel mais très sympathique.
4,5/6


Les Chiens Errants (Tsai Ming-Liang – 2014)

On suit un père et ses deux jeunes enfants qui galèrent pour s’en sortir, vivotant plus qu’autre chose à Taïwan. Et c’est tout. Si Ming-Liang s’est fait une réputation dans les plans étirés à l’extrême, dans son propos le plus épuré possible, il y a des moments où faut arrêter la branlette. Le dernier plan du film, plan fixe montrant deux personnes se tournant le dos et hésitant à se parler, dure – montre en main – plus de 8 minutes. Et un plan de 10 secondes avec une personne qui ne bouge pas dans un plan large suffit à faire passer beaucoup d’idées et de sentiments, ça n’est pas la peine de le faire durer 3-4 minutes. Reste un cinéaste intéressant dans ses thématiques (la solitude, l’omniprésence de l’eau), qui propose des plans joliment réfléchis et quelques scènes très fortes, mais bon franchement… Grand prix du jury à Venise… Faut pas déconner.
2/6


Un été à Quchi (Tso Chi Chang – 2014)

En Taïwan, alors que ses parents envisagent de divorcer, Bao est envoyé chez son grand-père dans un village de campagne, où il intègre l’école momentanément. En principe, le cinéma asiatique réussit très bien les drames intimistes, très pudiques et tout en retenue, et souvent déchirants. Là le pari est à moitié réussi, le côté monde citadin / monde rural trop esquissé, et puis les moments « émotions » trop rares et pas assez forts. Très correct néanmoins, mais le cinéma asiatique est capable de tellement mieux.
3,5/6

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Message  deadpool_az le Ven 30 Jan 2015 - 20:06


L’Île de Giovanni (Mizuho Nishikubo – 2014)

Allez hop je fais un c/c de ma présentation pour le flyer de notre ciné-club, je suis à peu près d’accord ^^ : « En 1945, après la capitulation du Japon à la fin de la Seconde Guerre Mondiale, l’état insulaire se reconstruit et vit dans la peur de l'invasion. Malgré le joug américain pesant sur le pays, quelques îles éparses vont être annexées par l'armée russe. L’Île de Giovanni est le récit de cette étrange cohabitation entre les familles des soldats soviétiques et les habitants de l'île que tout oppose, et plus particulièrement du destin de deux frères redonnant espoir à la population. Partant d’un événement historique injustement méconnu et étrangement prophétique, le réalisateur Mizuho Nishikubo (bras droit de Mamoru Oshii – Ghost in the Shell) nous dresse avec subtilité le portrait de ces deux jeunes personnages attachants, symbole d’une innocence perdue et bafouée. Ce savoureux récit rempli de poésie, à la fois intelligent et dramatique, est la preuve que le talent d’animation japonais ne se réduit pas qu’aux excellent Studios Ghibli. » Voilà, c’est bien fait et vraiment beau. A voir.
5/6


The Raid 2 (Gareth Evans – 2014)

Suite d’un des films référence du film d’action (que je n’ai pas vu), ici on suit le héros qui s’infiltre pour démanteler un réseau criminel, mais également venger son frère. Du grand film de gangster mais surtout de l’action survitaminée, non-stop, et qui fait même mal à regarder. Evans filme vraiment les combats à la perfection, ça fait mal et ça tâche, et même au-delà de ça sa maîtrise formelle, plus la photo, impose le respect. Alors certes le côté guerre de gangs sent parfois le déjà-vu, et les caractères des protagonistes parfois seulement esquissés, mais dans le genre film d’action ultra-maîtrisé qui prend aux tripes, ça se pose là.
5,5/6


Harry Potter et l’Ordre du phénix (David Yates – 2007)
Harry Potter et le Prince de sang-mêlé (David Yates – 2009)
Harry Potter et les Reliques de la Mort 1ère partie (David Yates – 2010)
Harry Potter et les Reliques de la Mort 2ème partie (David Yates – 2011)

Suite et fin des Harry Potter, qui reprennent à peu près les mêmes qualités et défauts que les autres opus de la saga : d’un côté un univers profond et intéressant, des personnages qui évoluent, plein d’idées malicieuses, des productions grandioses (effets spéciaux, photo), une superbe musique, des thématiques bien troussées (dont ce fameux passage à l’âge adulte)… Et de l’autre côté l’aspect adaptation qui se voit tellement qu’il dessert le film (on sent les passages manquants, les raccourcis, les aspects à peine abordés parce qu’il n’y a pas le temps… en ce sens les 2 derniers tomes, prenant ENFIN le temps de développer les choses, sont peut-être ceux qui tiennent le plus debout), Voldemort qui ne réussit jamais à être charismatique, et puis cette espèce d’inertie mollassonne qui dure quasiment durant toute la saga… Bref, les Harry Potter restent des bons divertissements, mais on est loin d’une grande saga cinématographique.
4/6
Note pour l’ensemble de la saga : 4,5/6


’71 (Yann Demange – 2014)

L’histoire d’un militaire anglais abandonné à Belfast, durant la période ou les affrontements entre catholiques et protestants ce sont fait les plus intenses. Un récit de guerre immersif filmé caméra à l’épaule, très intense et électrique et également très violent, nous plongeant en plein dans l’horreur de ce conflit. C’est tendu, prenant, et surtout ça nous colle au siège pendant 1h30 non-stop.
4,5/6


Le Hobbit : la Bataille des Cinq Armées (Peter Jackson – 2014)

Dernier opus de la trilogie du Hobbit. Semi-déception dans le sens où c’est bien (et même très bien), mais on sent Peter Jackson le cul entre deux chaises entre l’aspect conte/fable bon enfant, et donc le roman de Tolkien, et le côté héroïque/iconique/giga saga heroic fantasy à la Seigneur des Anneaux. Il en résulte donc un film un peu hybride, qui ne sait pas trop où aller et du coup manque considérablement d’émotion, surtout si on le compare à LOTR. Voilà, en chipotant. Parce que sinon je m’en suis pris plein plein la gueule (IMAX HFR en plus), et j’ai très très hâte de me faire l’intégrale du Hobbit en version longue, afin de voir enfin l’ensemble dans sa globalité.
5/6


E.T. l’Extra-Terrestre (Steven Spielberg – 1982)

Qu’est-ce qu’on pourrait dire qui n’a jamais été dit sur E.T. ? Pas grand-chose, le film reste d’une virtuosité impressionnante, et Spielberg grave sur la pellicule le mot merveilleux. C’est toujours aussi beau, emportant, triste également, et d’une justesse proprement hallucinante. Et la version Bluray est MA-GNI-FIQUE.
6/6


Lemmy (Greg Olliver & Wes Orshoski – 2010)

Un documentaire sur Lemmy Kilmister, leader du trio Motörhead est surtout figure de proue du rock ‘n roll, peut-être sa dernière grande icône encore en vie. Et le chanteur-bassiste s’y livre complétement, son parcours, sa vie, ses valeurs. On rentre vraiment en plein dans l’intime dans ce documentaire, et les différentes interviews de grands noms du rock/metal permet également de bien cerner la personnalité de Lemmy, et met l’accent sa singularité et son côté vraiment unique et inimitable. Et puis au-delà de l’homme, le documentaire montre bien également en quoi le groupe et le son Motörhead reste et restera unique. Encore plus hâte de le revoir en juin du coup :p
5/6


Moi, Moche et Méchant (Chris Renaud & Pierre Coffin – 2010)

Un peu comme le 2 du film d’animation très honnête, divertissant mais loin d’être renversant. Là encore le plus intéressant est tout ce petit monde de l’espionnage, franchement bien dépeint et plein d’inventivité. L’animation est également très, très belle. Le reste est sans surprise mais plaisant, le message du film convenu et attendu, bref un film d’animation qui ne sort pas du lot mais qui se regarde plutôt bien. J’ai préféré le 2 néanmoins.
4/6


Conan le Barbare (John Milius – 1982)

Une magnifique épopée guerrière, violente et sans concession, nous racontant la vie de Conan, cimmérien dans la famille a été massacrée et qui s’est retrouvé enfant condamné aux travaux forcés. Mais monsieur veut sa revanche… Malgré le rythme lent et certains aspects qui ont un peu vieilli, ce sacré film tient toujours la route. Un vrai chant du cygne nihiliste, sombre, remarquablement mis en scène et porté par une musique épique de Poledouris. Et sans ce film (et le personnage inventé par Howard), l’heroic fantasy ne serait pas ce qu’elle est aujourd’hui. Une grande œuvre, et le dernier plan est un summum du cinéma.
6/6


Tonnerre sous les Tropiques (Ben Stiller – 2008)

Satire d’Hollywood ou des acteurs sont réellement envoyés à la guerre afin de parfaire leur rôle pour un film sur la guerre du Vietnam. Bon, j’avoue que malgré quelques scènes j’ai vraiment eu du mal à accrocher au film. Les références sont très bonnes (à Platoon, à Apocalypse Now), les acteurs plutôt bons (Robert Downey Jr vraiment excellent même si son rôle tourne vraiment en rond, mais Jack Black en roue libre et assez insupportable à cabotiner comme ça), mais le côté délire entre potes finit par user, en particulier quand c’est du portnawak sans queue ni têtes, et souvent vulgaires sans vraiment de raison. Bon j’ai quand même passé un agréable moment, mais je m’attendais à bien mieux.
3/6


Le Drôle de Noël de Scrooge (Robert Zemeckis – 2009)

Scrooge, vieillard pingre et acariâtre, va avoir la visite de 3 esprits successivement pendant Noël, qui vont lui montrer son passé, son présent et ce que sera son futur… Un fable qui surprend de prime abord, parce qu’on rentre très vite dans le sujet (pas de temps mort) et surtout parce que le personnage principal n’a vraiment rien d’appréciable. Et on se surprend à rentrer dans ce conte, à être émerveillé et à frémir avec Scrooge, jusqu’à la conclusion et au message délivré, certes un peu naïf, mais très beau et avec cet esprit de Noël vraiment bien rendu. J’aurai aimé le voir au cinéma et en 3D, parce qu’on sent que Zemeckis se fait plaisir avec cet outil, tout en testant les possibilités de la motion capture. Et même si Zemeckis est un maitre de la mise en scène et que l’animation 3D lui permet vraiment de tout tester avec sa caméra voltigeante, le rendu TV en prend quand même un petit coup. Mais je chipote, vraiment un excellent film d’animation, original, assez exigeant mais qui regorge de magnifiques scènes.
5,5/6


Night Call (Dan Gilroy – 2014)

Un pseudo-journaliste, étrange et sûr de lui, fait le bonheur d’une émission de télé en filmant et leur revendant des images chocs. Et plus c’est dur, plus il y a du sang, plus c’est glauque, plus ça marche. Et le personnage va se prendre au jeu et rentrer dans la spirale infernale, quitte à bifurquer hors de la loi. Entre le personnage ambiguë mais très bien esquissé interprété magistralement par Jake Gyllenhall, le scénario qui certes ne révolutionne rien mais est prenant et plein de bonnes idées, le réalisation de Gilroy épatante (la photo rappelle les grandes heures de Michael Mann, les courses poursuites en voiture sont haletantes et très bien filmées), vraiment ce film sans prétention ne révolutionne rien mais vaut vraiment le coup d’œil.
5/6


Timbuktu (Abderrahmane Sissako – 2014)

Au Mali, un petit village tranquille va voir des islamistes radicaux s’imposer en tant qu’autorité principale. Un film acclamé avec raison par la presse qui se veut très juste, sans parti pris, et montrant avec calme et un peu de malice les absurdités de la loi islamique imposée. Malheureusement le rythme assez lent et le manque de tension empêche d’en faire un grand film, malgré certaines scènes vraiment magnifiques (la façon dont est filmé le fleuve, la scène de football sans ballon…). En tout cas un film à voir, et en plein dans l’actualité.
4,5/6


Fog (John Carpenter – 1980)

Ca faisait bien 5-6 ans que je ne l’avais pas vu… Pas mon préféré de Carpenter, mais un film quand même de très grande qualité, autant dans la mise en scène (la radio suivie de partout, les cadrages toujours bien pensés) qu’au niveau de la musique, du scénario classique mais avec juste ce qu’il faut d’intrigue, de la tension qui monte crescendo, des thématiques de Carpenter qu’on retrouve (les femmes fortes, la progression d’un mal impalpable…) et puis quelques scènes magistrales (le brouillard qui progresse, la scène où la grand-mère se fait happer – merveilleux moment de terreur). Malgré tout ça, j’ai toujours un peu de mal à accrocher à certains passages…
5/6


Inter the Void – Version courte (Gaspar Noé – 2010)

Après avoir découvert le film au cinéma en version longue (2h40), j’ai enfin pu voir la version courte en DVD (2h20 ^^’). Mais finalement, comme mon précédent visionnage remontait à quelques années, impossible de remarquer ce qui a été coupé ! Je pense que c’est surtout sur la fin, quand l’esprit du personnage principal divague entre ses pensées et la vie présente de son entourage, que Noé a tranché un peu certains passages qui étaient assez long au cinéma. En attendant un film toujours aussi étrange, un exercice de style assez remarquable, avec des défauts (la fin justement, les trop nombreuses séquences « passe-muraille » …) mais aussi des qualités vraiment remarquables (le Tokyo tout en néons, la vue à la 1ère personne du début surtout quand le personnage se drogue, le rapport fils-mère ou sœur-frère et toute la vie de celui-ci qui lui revient au fur et à mesure, la caméra planante), et surtout cette impression d’être dans une bulle tout le temps que dure le film, enfin vraiment Noé a essayé de capter le plus possible cette « fin » et je trouve qu’il s’est quand même très bien débrouillé, surtout qu’il y avait du défi technique à relever. Toujours aussi étrange, atypique, et donc toujours aussi essentiel.
4,5/6


Fidelio, l’odyssée d’Alice (Lucie Borleteau – 2014)

Le portrait d’une femme, technicienne dans un cargo, et sa relation libérée avec les hommes : son compagnon qu’elle a laissé sur terre, son amour d’enfance qu’elle retrouve sur le bateau, et tant d’autres… Un très beau portrait de femme libre, en proie néanmoins à beaucoup de questions, et un film vraiment bien emballé, joliment filmé et plein de sous-textes intéressants, notamment dans les méandres très organiques de ce bateau, ou avec le carnet de voyage d’un matelot retrouvé mort qu’Alice découvre, ou encore avec toute cette tension sexuelle continue durant le métrage. Et en plus, les comédiens sont vraiment bons. Une cinéaste à suivre, dont c’est le 1er long-métrage.
5/6


Geronimo (Tony Gatlif – 2014)

Sorte de Roméo et Juliette (sans la fin tragique) avec deux clans qui s’affrontent : celui des gitans Italiens et celui des Turcs, le tout avec une jeune assistante sociale au milieu. Un film hystérique, plein de provocations, danses et chorégraphies, très original sur la forme (tout se passe dans des cadres serrés, souvent en intérieur) et mettant bien en scène ces communautés ou l’honneur passe avant tout. Assez bien fichu mais à force de multiplier les intrigues, les personnages, les points de vue, on sent que le réalisateur ne sait pas trop sur quel pied danser… Et puis la narration est parfois un peu difficile à suivre, tout comme on n’arrive pas à adhérer aux personnages…
3/6


Mange tes Morts : Tu ne diras point (Jean-Charles Hue – 2014)

Un yéniche rentre dans sa communauté après 15 ans de prison… Il veut retourner leur faire faire un casse, seulement ceux-ci se sont rangés et convertis au christianisme. Suite officieuse du premier film du réalisateur, La BM du Seigneur, là encore il nous pond un film naturaliste et très nerveux, voulant s’approcher au plus près des us et coutumes de la communauté yéniche. Plutôt bien fichu, d’autant que les acteurs sont pour la plupart des « gens du cru », et ça apporte vraiment un semblant de réalisme à cette odyssée nocturne agréable sans être transcendante (j’ai préféré son 1er film, sûrement le côté découverte).
4/6

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Message  deadpool_az le Mer 25 Fév 2015 - 21:30


Psychose (Alfred Hitchcock – 1960)

L’ennui avec des films considérés comme cultes, comme des chefs d’œuvres du cinéma, c’est qu’on les découvre toujours avec une forte attente liée à une grande appréhension d’être déçu. Mais quand le film en question remplit toutes tes attentes et en plus te colle une baffe monumentale, on sait qu’on est en face d’un très, très grand film. Et ici, tout est réussi : de la réalisation d’Hitchcock (caméra aérienne et précise, science du montage et du découpage, photographie) au scénario prenant, astucieux, malsain avec des personnages profonds, en passant par les acteurs (Anthony Perkins magistral), la musique inoubliable de Bernard Hermann, le générique de Saul Bass, et puis ce monument du suspense, de l’angoisse, de l’effroi (l’arrivée de Norman Bates dans la cave est inoubliable)… J’ai mis du temps à m’en remettre.
6/6


Psycho (Gus Van Sant – 1998)

Du coup j’enchaîne sur Psycho de Gus Van Sant, film qui traînait dans ma DVDthèque depuis de nombreuses années mais que je ne pouvais voir avant le prérequis obligatoire : voir déjà le chef d’œuvre d’Hitchcock, puisque Psycho en est un remake similaire, plan par plan. L'intérêt ? Je ne sais pas trop, tant le film d’Hitchcock n’a rien perdu de sa force. Mais bon, ça reste plaisant de découvrir le film avec d’autres acteurs (et un casting de luxe : Julianne Moore, Matthew Vaughn, Viggo Mortensen ou encore un William H. Macy impérial), de constater les quelques petites différences volontaires avec le film original, et de se rendre compte du grand respect avec lequel Van Sant traite l’œuvre originale. Donc c’est pas mal du tout mais… l’intérêt ? (et au passage cette fois l’arrivée de Bates dans la cave est complètement loupée, puisqu’on ne le voit pas arriver de loin comme une furie mais on le découvre assez statique, en plan serré).
4/6


L’Epreuve de force (Clint Eastwood – 1977)

Un flic un peu minable et alcoolique de Phoenix se voit confier une mission : aller chercher un témoin à Las Vegas et la ramener pour témoigner à un procès. Mais il va vite se rendre compte que le retour va être compliqué puisqu’un consortium de mafieux et de policiers va tout faire pour l’en empêcher. Un film policier / action assez inégal : on commence par de la série B plutôt plaisante mais convenue, pour continuer dans du bon Eastwood façon western avec une relation intéressante qui s’installe entre les 2 protagonistes principaux, pour finir en blockbuster beaucoup trop gros pour être crédible. Un Eastwood assez mineur donc, mais quand même un bon film, plaisant à regarder. Et avec une course-poursuite moto-hélicoptère de plus de 5 minutes dans des canyons, qui vaut à elle seule le coup de voir le film.
4/6


Jupiter : Le Destin de l’Univers (Lana & Andy Wachowski – 2015)

Une jeune fille va se retrouver sans le vouloir héritière d’une partie de l’univers, et jalousée par une fratrie de princes faisant du commerce de planètes leur principale source de revenus. 1er film des Wachowski où je ressors déçu. Pourtant l’univers est dense et très intéressant, les morceaux de bravoure légion, certains passage superbes, la musique est grandiose, la direction artistique pique un peu mais a au moins le mérite d’être originale, on retrouve la patte et les préoccupations des Wachowski, mais… Mais l’univers aurait mérité à être développé au lieu de scènes gnangnan et/ou naïves trop nombreuses, le scénario aurait gagné à être un peu moins convenu et attendu (et franchement, ces dialogues…), les acteurs sont… au mieux correct (Mila Kunis fait du Milas Kunis, Sean Bean cabotine…), enfin plein de défauts plus ou moins importants qui font de ce Jupiter’s Ascending un assez bon film de science-fiction, juste correct.
4/6


La Nuit des masques (John Carpenter – 1978)

J’avais eu l’impression d’être passé à côté à l’époque, alors il fallait que je le revoie, ce film culte de Carpenter. Mais malheureusement, ce film a tant de fois été copié qu’il a quand même considérablement vieilli, surtout au regard des autres œuvres du maître. Il faut dire que, même si ça n’est pas le 1er slasher historiquement, c’est lui qui en a instauré tous les codes, en un seul film s’il-vous-plait. Mais du coup, ce film séminal prend un sacré coup de vieux tant le message a été ressassé, et le coup du stalker, les jump scares, l’éternel retour du boogeyman, on voit tout ça venir à des kilomètres. Reste cette maîtrise derrière la caméra, certains effets qui fonctionnent bien, la magnifique musique… Mais qu’on s’ennuie. Dommage.
4,5/6


Les Nouveaux Héros (Don Hall & Chris Williams – 2015)

Un jeune prodige de la robotique va, suite à un tragique événement, tenter de devenir un super-héros à l’aide d’autres amis. Mis à part la thématique du deuil plutôt bien traitée, le dernier film d’animation est assez convenu et attendu, malgré une énergie folle tout du long. Du coup, on se laisse embarquer dans le voyage sans grande passion, si ce n’est toutes les scènes avec le robot choupi kawaï B-Max, à la fois hilarantes et touchantes, qui portent le film à elles toutes seules, et un final dans l’espace de toute beauté. Puis la qualité de l’animation, forcément, hein.
3,5/6


Jersey Boys (Clint Eastwood – 2014)

L’histoire d’un groupe de pop-rock américain, les Four Seasons (« Can’t Take My Eyes Off You »), de la composition du groupe à leur déclin, en passant par leurs liens étroits avec le banditisme. Un biopic vraiment bien ficelé, sans temps morts, avec des comédiens épatants qui campent des personnages profonds, et puis tout ce charme des années 60 parfaitement retranscrit, tant par la bande-son que par l’apparente naïveté qui s’en dégageait, ou encore la photo magnifique qui tend légèrement sur le sépia. Et même si la mise en scène est parfois un peu plan-plan, quelques séquences magnifiques, notamment les moments sur scène, viennent casser la monotonie qui peut parfois poindre le bout de son nez. Mais en tout cas un film très maîtrisé, qui rappelle presque, la nervosité en moins, les grandes fresques de Scorsese.
5,5/6


La relève (Clint Eastwood – 1990)

Film de commande tourné par Eastwood afin d’avoir les financements d’un autre de ses films, où un jeune bleu (Charlie Sheen, correct) va devoir faire ses preuves en compagnie d’un vétéran grincheux, Clint Eastwood. Deux coéquipiers différents pour un sous-Inspecteur Harry, le talent en moins. On sent Eastwood peu inspiré, et ça transparait largement à l’écran. Le scénario est à jeter, la photo sombre devient très vite fatigante, et puis on a beaucoup de mal à croire à ce film d’action qui tient plus de la série B qu’autre chose. Avec en prime un méchant joué par Raul Julia, le père de famille dans la Famille Adams, qui cabotine et n’est pas inquiétant du tout…
2,5/6

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Message  deadpool_az le Sam 28 Mar 2015 - 13:26


Charlie’s Country (Rolf De Heer – 2014)

Charlie est un ancien guerrier aborigène. Alors que le gouvernement amplifie son emprise sur le mode de vie traditionnel de sa communauté, Charlie se joue et déjoue des policiers sur son chemin. Perdu entre deux cultures, il décide de retourner vivre dans le bush à la manière des anciens. Une fable morale généreuse et malicieuse, pleine de poésie et qui sait aussi se faire grave. Une réflexion profonde et douce-amère sur le temps qui passe, les racines, et surtout sur la perte d’identité et d’appartenance. Le film est aussi l’occasion de (re)découvrir David Gulpilil, aborigène pure souche, acteur déjà vu chez Nicolas Roeg, Peter Weier ou encore Wim Wenders, qui impose son jeu expressif avec intelligence et pudeur. Et en plus, on en apprend beaucoup sur la vision et la politique australienne qui contraint les habitants originels de l’île. Très sympathique, juste et touchant.
4,5/6


It Follows (David Robert Mitchell – 2015)

Un slasher très original où le boogeyman se refile… par relation sexuelle ! Et une fois le mal atteint, la personne contaminée aura droit à une personne qui marchera continuellement jusqu’à elle, jusqu’à l’atteindre et la tuer. Cette apparition prendra des visages différents, et bien sûr la personne atteinte sera la seule à voir cet être impossible à arrêter. Un pitch paranoïaque et qui promet de belles sensations de terreur, porté en plus par une photo, une mise en scène et un son pure et maîtrisé, clinique et organique à la fois. Malheureusement, qui dit film de genre dit aussi, comme souvent, acteurs fades et scénario mince. Et c’est bien dommage, tant les personnages sont assez creusés et réalistes. Mais en tout cas, dans le genre néo-méta-slasher original, intelligent et captivant, ça se pose là.
4,5/6


Big Eyes (Tim Burton – 2015)

Tim Burton renoue intelligemment avec l’intimiste dans ce biopic sur la créatrice des fameuses toiles « Big Eyes », dont le mari s’était approprié la création et la notoriété allant avec. Le tandem Amy Adams – Christoph Waltz est parfait, l’une tout en retenue et l’autre expressif au possible, sans jamais cabotiner, et Burton maîtrise vraiment son sujet traité de façon complète, intelligente, pudique, et avec sa patte burtonienne forcément, mais sans en faire trop comme ses dernières œuvres. Et pour le coup Danny Elfman se réinvente avec brio en Thomas Newman. Mais par contre, seules quelques rares fulgurances viennent nous sortir de notre torpeur : c’est bien fait, certes, mais qu’est-ce que c’est mou, et sans réel enjeu dramatique sinon de suivre l’histoire jusqu’à sa finalité… Dommage, il y avait de la volonté.
3,5/6


Hacker (Michael Mann – 2015)

Michael Mann fait toujours la même chose, on a l’habitude. Mais il le fait très bien, alors on pardonne. Par contre, quand tous ses défauts sont accentués, ne reste quasiment que l’ennui : personnages stéréotypés à outrance (Chris Hemsworth est moyen en plus), scénario linéaire et plat (où on se contente de suivre une piste après l’autre), les fameuses vues aériennes des métropoles de nuit et les ralentis. Et puis ici, le sujet étant le piratage informatique, peu de gunfights pour nous contenter (mais les quelques sont ravissants !). En plus de ça, vu la thématique je m’attendais à un peu plus abouti et élaboré que : « On va suivre son adresse I.P. » « Argh il a un brouilleur d’adresse I.P. » et rebondissements du même acabit. Et puis qu’est-ce qu’on s’ennuie. Subsiste quand même de belles fulgurances, cette photo magnifique (et sans le gros grain du numérique de Collatéral ou Miami Vice), la musique, la maîtrise de ce grand réalisateur… Mais bon, voilà quoi.
3/6


Une journée en enfer (John McTiernan – 1995)

Je ne l’avais pas vu – en entier et posé devant ma télé – depuis un bon paquet d’années. Et ce premier film d’action policier nouvelle génération et en même temps mètre étalon du genre ne vieilli quasiment pas. McTiernan prouve encore une fois qu’il est peut-être le meilleur représentant du genre et tout est parfait : les dialogues, les rebondissements, la musique, et surtout cette maîtrise de la caméra et de l’espace, faisant de chaque scène d’action un morceau d’anthologie. Culte.
6/6


Birdman (Alejandro Gonzalez Inarritu – 2015)

Un unique plan-séquences pour dépeindre la vie d’un ancien acteur (Michael Keaton, impérial) ayant connu la gloire avec une saga cinématographique super-héroïque, et qui cherche à se refaire un nom en montant une pièce de théâtre. Malgré un rythme frénétique, des dialogues incisifs et corrosifs, et surtout une réalisation franchement à tomber, bien pensée et aérienne (malgré une caméra prenant souvent place dans des lieux resserrés, notamment des dédales de couloirs à n’en plus finir), l’ennui pointe assez rapidement le bout de son nez. Parce que c’est toujours pareil. Et on va passer aussi sur les quelques pistes qui laissent entrevoir ce qu’Inarritu pense du genre super-héroïque et de ses fans… C’est donc bien (très bien) fait, même parfois à tomber par terre, les acteurs sont géniaux (Edward Norton dans un de ses meilleurs rôles), et dans le genre ofni ça se pose là. Mais bon, le scénario aurait peut-être dû être pensé autrement…
4/6


American Sniper (Clint Eastwood – 2015)

L’histoire du plus grand sniper (tueur ?) de l’armée américaine, et de son combat en Irak. Un film plutôt classique dans son déroulement : des périodes en territoire hostile, puis retour au bercail avec sa femme et ses enfants, et ainsi de suite. Le film se concentre beaucoup plus sur le retour à la vie « normale » des anciens combattants qu’autre chose, avec tous les traumas que cela implique. En ce sens il est plutôt réussi et pertinent, quoi que légèrement pompier, même si ça ne vaut pas un Né un 4 juillet, Eastwood réussissant toujours ses scènes intimistes, il suffit de revoir Sur la route de Madison, Honkytonk Man ou même, plus récent, les rares scènes réussies d’Au-delà pour s’en convaincre. Les parties à la guerre sont aussi particulièrement bien faites, tout en tension et situations compliquées (plus ça va et plus je me dis d’ailleurs que Ridley Scott a engendré le style du film de guerre « moderne » avec La Chute du Faucon Noir, tout comme il avait bouleversé les codes du film de science-fiction avec Alien), avec une réalisation particulièrement maîtrisée. Bradley Cooper est très bon. Encore une fois, comme souvent, Clint Eastwood ne réalise pas un immense film mais un long-métrage de grande qualité, sans réels défauts. Un peu de nuances n’aurait par contre pas été du luxe, notamment dans la façon dont sont dépeints les locaux.
4,5/6

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Message  deadpool_az le Lun 4 Mai 2015 - 22:36

Sinon vu trois documentaires pour notre festival du film documentaire avec le ciné-club :


Le prix à payer (Harold Crooks – 2015)

Un documentaire sur l’évasion fiscale, où comment le contournement des règles fiscales liées à des flous juridique permet aux plus riches de s’enrichir au détriment des autres… jusqu’aux effets plus que pervers, à savoir un appauvrissement moyen de la population et les mouvements extrémistes qui en découlent. Un résumé assez complexe mais bien fichu, qui arrive à nous tenir en haleine, et bien réalisé avec quantité d’illustrations à l’appui. Et puis bon… c’est tout simplement édifiant.
4,5/6


Territoire de la liberté (Alexander Kouznetsov – 2015)

En Russie, des « pèlerins » vont se perdre dans la taïga, rencontrer des compatriotes, pour fuir pendant quelques jours le régime de Poutine, retrouver un peu de cette liberté disparue. Une ode à la liberté où la caméra suit ces randonneurs, parfois de l’extrême (le nombre de scènes « C’est normal en Russie », sérieux…), qui sont seuls au monde pendant un petit moment. C’est joli, vibrant mais toujours un peu pareil.
3,5/6


Les règles du jeu (Claudine Bories & Patrice Chagnard – 2015)

Le parcours de 3 jeunes et de leurs conseiller d’une boîte d’aide à l’emploi, où ils vont apprendre à préparer un entretien, démarcher des entreprises… etc. On se met du coup à la place et à la fois de ces jeunes qui ont décroché, si loin de l’emploi, qui font ce qu’ils peuvent avec le peu de bagages qu’ils ont, et de la difficulté des conseillers. Bon j’y ai retrouvé beaucoup d’aspects de mon boulot, le côté pas toujours drôle de ces demandeurs d’emploi qui sont tellement éloigné de la réalité, du monde du travail, que ça en devient compliqué et triste pour eux. Mais en tout cas, malgré une réalisation convenue, un documentaire fort et pertinent.
4/6


Mad Max (George Miller – 1979)

LE film séminal du genre science-fiction post-apo. Même si le scénario est simple (Mel Gibson flic pas content, méchants partout), l’univers dépeint est intéressant et c’est surtout très efficace. En plus de cela, les poursuites/cascades en voiture, très nombreuses, sont vraiment très bien filmées. Tout comme le film, dont chaque plan respire à la fois une maîtrise et une sensation d’urgence assez prenante. Bref, une très bonne surprise, hâte de voir le 2 (et le 4 qui sort bientôt !).
5/6


La Ruée vers l’Or (Charlie Chaplin – 1925)

Revu avec des yeux neufs, ce petit bijou n’a pas pris une ride. Tout est parfait : l’histoire, la réalisation, la musique, et puis tous ces moments burlesques (notamment la scène du chalet qui risque de tomber dans le vide) superbement chorégraphiés. Ça passe tout seul, et ça reste gravé dans la mémoire. Et ça a QUATRE-VINGT-DIX ANS bordel.
6/6


Avengers : L’Ere d’Ultron (Joss Whedon – 2015)

Enfin j’ai pu voir Avengers 2 ! Même si j’en suis ressorti moins enthousiaste que pour le 1er (moins de surprise, faut dire l’équipe est là et il n’y a pas à la « créer »), avec le recul cet Avengers a bien plus de qualité que le premier. Tout d’abord la mise en scène, bien plus inspiré, proposant de belles scènes d’actions (hormis une, assez incompréhensiblement illisible) , ensuite le traitement réservé aux personnages, qui sont bien définis et creusés, notamment la Veuve Noire ou Hawkeye. Et puis ce personnage d’Ultron, et les nouveaux personnages (la Sorcière Rouge – dont les pouvoirs sont magnifiquement rendus, Vif-Argent, Vision), tous bien introduits et définis. Et ensuite les dialogues, Joss Whedon aidant, et qui donnent droit à d’excellents échanges et des scènes complétement délirantes, mais toujours dans le propos du film, mais si l’ensemble est bien plus sombre que la phase 1 Marvel (on suit dont Captain America 2 comme il faut). Par contre, scénario fouilli, et c’est bien dommage.
5/6


Steak (Quentin Dupieux – 2007)

Loin d’être un énième film d’Eric et Ramzy, Steak est surtout un pur film de Dupieux où Eric et Ramzy viennent faire leur show. Et ils y sont plutôt bons, même s’ils tournent un peu à vide, comme le film d’ailleurs. Même si l’univers Dupieux est intéressant (avec ici une bande de loubard (les Chivers) qui font leur loi dans un monde où l’apparence à pris le dessus et où il est « hype » de se faire refaire le corps et le visage), l’humour nonsensique souvent jouissif, l’intrigue ultra-simpliste et le remplissage (pour 1h20 seulement) peinent à nous tenir en haleine. Dommage.
3,5/6

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